‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 126 sur 205 · rf · texte numérisé non relu

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ion BOUS tirons :

Or, les quotients -^ et -^

mesurent respectivement les angles visuels ou les gran-

apparentes de Timage y" pour Toeil de Tobservateur, et de Timage y\ pour celui de Tobervé. Donc Timage virtuelle y" de la rétine de Tœil A offre à Tobservateur une grandnr apparente égale à celle qu'aurait pour Tœil observé Timagc réelle y' de sa propre niioe.

CSsla posé, nous avons vu (cf. § 180, p. 428, équation 11^'*) que si a désigne la longueur diTaxe deToeil, le rapport des dimensions linéaires d*un objet y à son image rétinienne y' a poir expression:

y' __ a — r y rf -h »• *

Pour appliquer cette formule au cas présent, il nous faut remplacer y par y\ y' par y et ji pir (/, y étant la portion de la rétine de Toeil A dont Timage aérienne est h^^=y' \ il fient alors :

r représente le rayon de courbure de la surface réfringente de Toeil réduit, c^est-à-diro Me quantité très petite (un peu plus de 5"*"*) : nous pouvons la négliger devant d et écrire :

Divif^nt membre à membre les équations (1) et (2), nous obtenons finalement :

Telle est l'espression du grossissement, c'est-à-dire du rapport entre la grandeur y" de RiMige virtuelle ^ d et la grandeur y de la portion de rétine qui donne cette image. Dans Toeil fiàfûi, a — r = 15""* ; si, d'autre part, nous faisons d' = 200"»"* nous trouvons que le (tniiiffiemont est de 13,333.

^ Examen à Vimaffe renversée.

^ Rem [«laçons la lentille concave ir un verre convexe H (fig. 288).

image a«'>rienne b P remplit en- ^, à l'égard de cette lentille, 45ce d'objet virtuel et elle en est ^e distance d ^^ e. Désignons if d'i l'intervalle B d qui sépare la mille de l'imaî^e réelle ^ d qu'elle iruit; uou^ avons alors, en appli-

lant la formule des foyers amjugtics relative au cas où une lentille convergente reçoit • ravoQA convergents :

Fio. ÎSS. — Thèori« de rtfzain«n ophtalmoteopiqut à V image renvertée.

Remarquons que d'i et e sont nécessairement très petits par rapport à cf , puisque l'image «De l €f, pour être vue distinctement par l'observateur, ne doit pas se trouver à une trop m^de distance ni de l'œil observé A, ni de la lentille Û. Nous pouvons donc négliger le

et poser, avec une approximation suffisante :

qui i-evieut à admettre que l'image S c? se forme juste au foyer de la lentille objectÎTe.

Gela posé, nous avons alors entre les grandeurs y* de Fimage id eiyâe Hmage 6^ U relation:

ou, en négligeant e:

CSombinant cette équation avec Téquation (2) déjà trouvée, nous (^ileooiis le grossisèment:

Cette expression nous montre q[ue, dans Texamen à l'image renversée, le grossititmaU croît en raison directe de la longueur focale de la lentille objectiDe^ tandis que, àaà Texamen à Tirnage droite, il était proportionnel à la distance de la vision distincte de Tobservateur. Si, par exemple, on emploie une lentille ayant pour longueur focale /* = 300", on trouve pour le grossissement:

Avec une lentille de GOO'"^^ de distance focale, on aurait G = 40, etc...

g20i* . Détermination de ramétropie et de rastigmatisme arec rophttlaoaeeH* ** ^ procédé est souvent employé dans la pratique ; pour Tamétropie, il conduit à des rtmÊKÉê qui peuvent être énoncés d'une façon ^^ simple au cas où Ton néglige TintervaUe # <t n Ton suppose que Taccommodation est paralysée ou relâchée chez le sujet et cbei l'otervateur : les quantités d et d' de la formule (1) du § précédent représentent alors les distaoeei r et r' des punctum remotum des deux yeux et cette formule peut s'écrire :

JL___L + J..

le signe — de Texpression — indiquant que b p (fig. 287) joue le rôle d*objet virtal par rappoi*t à la lentillle B. De cette équation on tire :

ou R= — F4-R', («)

L'amétropiede Toeil observé est donc égale à la somme algébrique de Tamétropiede TelMrvateur et du numéro du verre qui permet Tobservation. Remarquons que le signe de/n*ajrMl pas été mis en évidence, F devra être regardé, dans Téquation (6) comme poritif ou Mgii.' suivant que le verre employé sera convergent ou divergent, il est facile de voir, en eAl sur une figure que, pour pratiquer Tezamen à Timage droite et virtuelle dans le eu d*v œil hypermétrope à Tétat de re{)06 de Taccoinmodation, il faut employer une MBi convergente.

Si l'observateur est emmétrope, la formule (6) se réduit à :

c'est-à-dire que ramétropie du sujet est donnée par le pouvoir dioptrique changé de lifBe^ verre qui permet l'examen.

Le procédé de diagnostic de Tastigmatisme par Tophtalmoscope a été propoié en IM par Kuapp, modifié i)ar Schweiger, et simplifié par M. Javal ; il repose sur ce frit «job, ■ l'on fait varier la distance de la lentille à rœil, il existe une certaine position dn Tcm àpiHr de laquelle la variation de grandeur d'un axe quelconque de l'image de la papille se proM en sens inverse suivant qu'on approche ou qu'on éloigne cette lentille. Ponr dauff l'explication de ce fait, représentons par f la distance focale de la lentilla eniploy<^ ^ Tobservation de l'œil astigmate; les images aériennes \f et }fi des deux ~&niètrai J0 ■ impille supposée circulaire, situés dans les plans des courbures maxima et minims. * formeront en deux points différents M et N dont nous représenterons par ç' el f 'i Ici ^ tances au foyer antérieur F de la lentille ; soient y" et y'i les images que la lentille à colles que donne l'œil. On aura :

que l'image

il faut

que

la pouUoD à donner à la lentille e»t donc (elle que soa foyer F divise la «Iroile AB datu le nçport des irnagaay' ety'i. Suivant qu'oa déplacera la lentille, dau« un aenaou daaa l'antre pvnf^rl à la position qui correspond à l'égalité précédente, le rapport -—- deviendra . '^ . I y| et l'allongepient de l'image de la papille se fera daiu nu

■■ on itani l'autre confbrméraent aux &ita observés par M. Javal.

La raisonnement «ubsiste quel que soit le signe de la lentille employée; mais si, pour un atlùa déplacement d'une lentille positive, on observe un allongement, par exemple, de l'un las aies de l'image de la papille, on déterminera une diminution dans la longueur de ce ■ine aie, en déplaçant dans le même sens et d'une même quantité une lentille négative.

On pont encore avec l'ophtelmoscope arriver k la détermination objective du degré de Wginatisme. Dans l^e but, M. Auderson emploie un miroir, étamé sur l'une de ses moitiés ■Inaent et incliné à 45' sur l'axe de l'œil ; il envoie sur ce miroir, au moyeu d'nne lentille, ■ rayons venus il'unefigure rayonnée mobile dont il peut ainsi comme dans un optomëtre, ifet tunner l'image à une dbtance quelconque de l'œil astigmate. Les deux positions qu'il ■t donner à cette image pour apercevoir avec l'ophtalmoscope et en se plaçant derrière la artienonétamée du miroir plan, une image rétinienne nette cle l'une des droites de la figure ■famée, déterminent les positions des punetum remetum des deux méridiens principaux ; m direclions des deux lignes qui sont successivement vues avec netteté font counutre t'orien- Ajon lie ces méridiens. |

[IK^. flU ophUlmoMOpiqos da If Parrln . — Le maniement de l'ophtalmoscope exige un a(i|jprentiHiiage.M.Perria a rendu un service l'éel aux Un oplital musc épiques en faiaant construii'e un ceil qui nnet aux débutanLi de s'exeroar dans des conditions Utunent semUabled k celles qu'on rencontre dana ta Miqae. L'emploi de cet ajipareil artificiel (ait disparaître U des inconvéuienta inséparables de l'observation sur I rivant : les mouvements du patient qui modifient o ■qK instant les conditions de l'observation, et la fatigue tetnine pour l'oeil observé un examen trop prolongé.

L'iril opbtajmoscopique est représente dans In m 289; il consiste en une sphère métallique creuse, M les dimensions sont approximative nient égales Ofles du gluLe oculaire de l'bomnie. Cette sphère se ■pose (le trois parties, qui peuvent être séparées IBMH des autres: 1° une partie moyenne qui corfond à la zone équatoriale; 2° un segmentante- VF A, fonné par une lentille couvei'gente seilie dana tfirole à vis, qui s'ajuste sur la pièce précédente ; tae m|iule en cuivre R, représentant le fond de l'ail et ÎBleoac en place [ur une bague métallique C, qui s'ar- ^ lie avec la pièce moyenne a l'aide d'une charnière. \è ntbère oculaire e.<t iiotcée par un pied qui peut a'é-

..Ucnklic. pkcé. eo S" " ^"Sr."" t Tit

.... . * Birii cupDle DtiiAJIique.— E, KdrsD.

- O,Arti0DllUoa DcrmaUaBt d'inali.

- R. Cnpula

m lentille convergente a une action réfringente équi- on >< sIbI» ■>' Ole a celle du systoioe dioptiique île l'œil. Chaque •" ""'"' '"' ' irai en ponède trois de voleur tlifTéronte: l'une a son r exactement sur la rétine (eminétropie), quand la virole est vissée

la nijfopie en u'engageant que très peu la virole. Uue deuxième lentille, montée de k même façon, a son foyer principal au delà de la rétine ; elle rend Vœil hypermétrope. Enfin, une tmisième, sphéro-cylindrique, réalise les conditions de i^astigmatisme. Sv la face concave de la cupule en cuivre on a reproduit par la peinture le dessin du iond 4e Tœil. Une collection de cupules semblables représentant les difféi*ent8 aspects du ioÊti de Tœil normal ou pathologique est jointe à l'appareil. Hn arrière de Toeil se troore n écran E destiné à renseigner les débutants sur la direction de leur éclairage.]

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