ROIS DES COULEURS
LORGUEURS O'OROE
âRfiLES DE ROTâTIDR
Rouge extrême 0(1,645
Jaune moyen 0{x,530
Limite du vert et du bleu. . Oji,49?
Violet extrême na.40ù
1"«,49 24u,00 30si»4 44o,0?<
2'' La rotation est proportionnelle à l'épaisseur de la lame, k\ une plaque de quartz de 2 millimètres d'épaisseur produira une déviât des rayons rouges extrêmes, égale k 2 X 17**, 49, ou 34*, 98. La roUt reste la même, quand on retourne la lame face k face.
238*. Couleurs avec la lumière blanche. Teiite sensible. — Si, au lieu d'opé dans la lumière monochn)matique, on emploie de la lumière blanche, il évident que la partie centrale de la figure de polarisation sera toujours < lorée; car, en faisant tourner Tanalyseur de la quantité nécessiiire |m éteindre complètement les rayons rouges, on n'arrête pas les autres coule et si on augmente la rotation, l'intensité des rayons plus réfrangibles dii nue, mais celle des rayons rouges s'accroit de nouveau.
[Lorsque la lumière incidente est formée de rayons parallèles, la colo tion de la plaque est uniforme: elle change d'ailleurs, d'une manière contin' a mesure qu'on fait tourner l'analyseur. Parmi les couleurs qui se suo dent ainsi, Bi>)t a remai*qué dans l'image extraoi*dinaire ce qu'il api^elle teinte sensible ou teinte de passage; elle répond à la position de l'ai lyseur qui produit l'extinction des rayons jaunes moyens ; pour une plaque quartzde 1 millimêlre d'épaisseur, l'analyseur doit donc être tourné de 2 I^ couleur delà teinte sensihle est un bleu violacé qui rappelle la couh delà /leur du lin; elle offre ce caractère particulier que, pour le plus p« déplacement de l'analyseur, elle vire immé liatement au bleu ou au nAi suivant le sens du déplaeemeut, circonstance qui permet de la reconnut
fwileraent et de s'en servir pour déterminer la déviation du plan de polarisation (cf. § 240', appareil de Biot, saccharimètre de Soleil).
Il importe de remarquer que la coloration adoptée pour la ternie sensible se rapporte exclusivement aux yeux euchromatopes : le plus léger degré d'tchromatopsie suffit pour la modifier et pour changer la position corres^ pondante de l'analyseur.
A l'aide des déviations du plan de polarisation des couleurs simples et de Il règle de Newton sur le mélange des couleurs, on peut calculer la coloration qu'une plaque de quartz d'épaisseur connue produit avec la lumière blanche dans chaque position de l'analyseur. Quand on interpose, entre le polariseur et le quartz, un prisme biréfringent, celui-ci donne deux images qui, conformément à la loi de Malus (V. § 223'), ont des intensités c(;mplémentaires; il en résulte qu'après le passage des rayons à tm-ers le quartz et l'analyseur, ces deux images ont toujpurs des teintes r^mplémentaires, puisque la portion de chaque couleur simple qui manque dans l'image» ordinaire se retrouve nécessairement dans l'image extraor^ Uinaire.]
239. Théorie de la polarisation roiatoire. — L'ctudo <le la structure du quartz va uous tvél«T la cause ries phénomènes de polarisation rotatoire pioduits par ce coips. La foiTOo priihitive du ciistal de roche est une combinaison du prisme hexagonal avec une double r>yramidr» à six fares. Dans la %ui'e327, les faces apj)artenant au pnsme sont désignées par U ^tln» M, et les faces des pyramides par la h'ttre P. Aux angles du prisme, à la naissnaco !3e«'hn»jue pyramide terminale, on remarque dos facettes h inclinées toutes d*un côté, soit à rM)it<\ soit à gauche, ce qui constitue un genre de dissymétrie qui rentre dans ce qu'on appelle Vkémiédrle, Trois de ces facettes sont posées de deux en deux sur les angles supérieui*» d* priiinie ; les trois autres, alternant avec les premières et tournées ou sens inverae, occupât les ai;;;les iuférieui-s. Ces facettes, désignées par Haiiy sous le nom de plagicdreSn pttYeatétro envisagées comme appartenant à une pyi*amide ou à un rhomboèdic qui serait eodavé dans la forme primitive, sans que les axes des deux formes coïncident.
11 y a (JHS lors à considérer dans un cristal de quartz deux ellipsoïdes d'élasticité: l'un, corrc»fK»ndant à la forme principale du cristal ; l'autre, à la forme secondaire qui produit tTiéinié«h*ie, les grands axes de ce« cllipsoïilcs secondaires était légèrement inclinés Tun sur ■ ttrtiie. (^cla posé, imaginons qu'on taille une lame de quartz perpendiculairement au grand ûxede rdlipHOÏde principal; cet axe se confond avec Taxe optique, puisque le quartz e*t pOBtif.Tout rayon lumineux normal à la lame la traverserait sans se bifurquer, si l'ellipsoïde principal existait seul ; ■■•il, par suite de la pré- ■<8ce de Tellipsoïde secon- ■■ire, ce rayon se décoml*iera en deux couples '^Myous. deux oixlinaires ^ suivront la même route l^iy^D^iiculairc à la sur- '■* n'fringente, et deux ^Itnordiuaires qui au- ^ <les trajets distincts.
Or, u«)us avons vu que 'Ule vibration recli ligne, <fc que A A' (fig. 328),
^t être regardée comme ï'»*'- 3^- " Forme crintallo» HHposMk* de deux vibra- graphique .lu rri.lal d« «llTcirculaires AB A'IV roche(hén.i*driorouto.re).
AfCA'B de sens contraire; chacune do ces vibrations circulaires étant engendrée à soo
Fig. 328. — Explication de la rotation dn plan de polarisation.
LfP
tour par deux vibrations rectilignes, polarisées à angle droit et ayant une dlfi
phase égale à -j- (cf. § 218).
Cela posf-s nous admettrons que, réciproquement, les quatre rayons auxquels don sance les deux ellipsoïdes d*élastieité du quartz se combinent deux à deux, un on Tun des couples avec un extraordinaire de Tautre, de manière à engendrer deux rai lises circulaircment et de sens contraire, ces deux rayons restant supei'posés quand! est normale à la lame perpendiculaire à Taxe. Si les deux \ibrations circulaires pt la même vitesse de propagation, elles se composeraient en une seule vibration rectilj qui aurait toujours la même direction ; mais supposons que Tune des ^ circulaires se propage plus rapidement que Tautre, la vibration rectiligne rés déplacera dans le sens de la composante qui marche le plus vite, et d*une quantité d*autant plus grande que le chemin parcouru sera plus considérable. Le plan de prendra ainsi successivement les positions ??', Pi Pi ', etc., à mesure que la loi trajet accompli augmentera. Telle est la cause de la rotation du plan de polarisatio
Nous avons admis qu'un rayon lumineux qui rencontre normalement une lame perpendiculaire à Taxe produit deux rayons polarisés circulaircment et de sens inve outre, les deux vibrations circulaires possèdent une vitesse de propagation iliâere: hypothèse est confirmée d*une manière éclatante par rexpérieuce. Taillons, en prisme BDE (fig. 329) de 152" dans un cristal de roche dextrogyre ; plaçons -le ei autres prismes BCD et ADE lévogyres, taillés et disposés de manière à former avec 1
un parallélépipède rectangle. Un rayon poU jh- traiit normalement à la face BC, se décompoifl autres, polarisés circulaircment en sens cooti ^' rayons restent superposés jusqu*en o. Mais, a Fio. s». -Séparation de dêuz rayons ce point, ils entrent dans le prisme BDE, qi
??!5îïï^. ***"^**'*"*°* " ••" tourner le plan de i>olarisation en sens inverse t
d*entrée BCD, donnera à la vibration circula la vitesse de propagation qu*avait la gauche dans le premier milieu, et à la vibrali^ la vitesse que possédait la droite. L*uuc de ces vibrations se trouvera donc dans le que si elle pénétrait dans un milieu plus i-éfringent, et l'autre, au contraire, entrera milieu relativement moins réfringent. De là bifurcation du rayon r o et formation rayons o (/ et o /*, tous deux déviés, Tun à droite, l'autre à gauche. Le prisme / duii*a sur chaque rayon une nouvelle déviation dans le sens de la première, montera ainsi Taiigle d*écartement des rayons émergeuts dJi' et fh. Ces rayons tous les caractères de la lumièi^e polarisée ciivulairemeut ; on constate, en outn vibrations se font à droite pour Tuu, et à gauche pour lautre.
[Le quartz doit son pouvoir rotatoire à sa structure cristalline ; la d même de ce corps est inactive, car les solutions de silice ne déviei plan de polarisation. Nous eu dirons autant de quelques autres sol qui exercent sur la lumière polarisée la même action que le quart sont le cinabre (sulfure de mercure cristallisé), le chlorate et le bro soude, l'acétate d*urane et de soude. Le fait est remarquable pour < derniers corps, parce qu'ils cristallisent dans le système régulier.]
(239*. Chranatooiètre à polariution de Rose ^* . — Nous avons indiqué l'application que M. Edm. Rose a faite du spectre des réseaux au di^ de Vachromatopsie, Mais ce mode d*obser\-ation n'est utile qc donner une première idée de la nature de Tanomalie fonctionnelle à la perception des couleurs ; et d'ailleurs il ne fournit plus d'inJ du moment qu'on a affaire, non pas à une achromatopsie absolue,* dire à la cécité complète pour une couleur, mais seulement à ttD<
(«> Bon. R<MB Uaber die lUlloointtionen im Santonranseh (TircAotc*! ArcAir f.paikohiiai mi€ u. PAyiioio^iV, u, r**r klinitche M0 lis m., ISVi, i. XXVI II». — tVber die «iafachsU Cite M«Uio4e ParbenkTAiiker (l?#WiHtf>r 4/<iitstfA«> WochrHschrift, 1SÔ*>, n*3iy.
nulion de sensibilité (dyschromatopsie) pour une ou plusieurs couleurs déterminées.
Que Tachromatopsie soit complète ou non, il est évident que toute couleur dans la composition de laquelle entre la couleur non perçue ou incomplètenent perçue produit pour Vachromatope la même sensation que la couleur complémentaire y à condition que l'intensité des deux couleurs diJere d'une quantité déterminée, variable suivant le degré de l'affection. Ainsi pour tout individu ne jouissant pas d'une sensibilité chromatique normale, il existe deux couleurs complémentaires d'inégale intensité qui sont confondues par lui. C'est là un foit dont on a tiré parti pour déterminer exactement l'espèce et le degré de l'achromatopsie. Il suffit de cherdier quelles senties deux couleurs complémentaires confondues parTindÎTidu, et quelle en est l'intensité relative. On s'est servi dans co knt du disque rotatif de Maxwell, qui permet d'obtenir le mélange de deux ou plusieurs couleurs dans telle proportion qu'on désire. Mais la manœuvre de cet appareil exige toujours beaucoup de temps et de patience. Aussi M. Edm. Rose a-t-il rendu un véritable service en imaginant un diroynatomètre, à l'aide duquel ces essais se font avec une très grande rapidité.
Le chromatomètre a la forme d'un microscope polarisant; on y trouve, tn allant de bas en haut : !<> un miroir, à inclinaison variable, destiné à envoyer dans l'appareil polarisant la lumière diffuse des nuées; 2® un risme deXicolquisertdepolariseuretqui occupe la place de l'objectif; 3**un iaphragme h ouverture rectangulaire ; 4** un prisme de spath d'Islande chromatisê ; 5** une lame de quartz de 5 millimètres d'épaisseur ; & enfin, la place de l'oculaire, un second prisme deNicol faisant office d'analyseur.
Le prisme biréfringent donne deux images de l'ouverture du diaphragme, t lii lame de quartz, en vertu de son pouvoir rotatoire (cf. § 238 "), olore ces deux images de teintes exactement complémentaires. En faisant aurner l'analyseur, on obtient dans l'intervalle d'un demi-tour, la série omplète des tons du spectre. La rotation du polariseur ne modifie que 'intensité relative des couleurs, sans en altérer le ton. Chaque prisme de îicol porte un index qui tourne avec lui sur un cercle gradué ; on peut le cette manière indiquer par des chiffres les positions du polariseur et de analyseur.
Cet appareil permet donc d'obtenir deux images qui passent par toute la èrie des couleurs spectrales, les deux teintes étant toujours complémenaires, et présentant, relativement l'une à l'autre une différence d'intensité à Quelle on peut donner telle valeur qu'on désire.
Pour examiner avec le chromatomètre l'état fonctionncd d'un œil, relatienient à la perception des couleurs on doit laisser k la personne qui regarde dans l'appareil le soin de faire tourner l'analyseur et le polariseur Usqu'à ce qu'elle affirme la parfaite identité des deux images. Les yeux normaux n'arrivent jamais à obtenir dans ces conditions deux images de ouleur absolument identique; mais ces yeux-là sont si rares qu'on peut Tesque affirmer la non-existence de Veuchromalopsie.
D'après M. Edm. Rose, tous les héméralopes ou mieux nyctanopes eraient affectés de dyschromatopsie ; on aurait donc, dans l'emploi du
542 OPTIQOE
chromatomètre, un moyen rapide et sûr de diagnostiquer la nycianoip\ et d'en découvrir la simulation.]
240. Poa?oir rotatoire moléculaire. — Un grand nombre de substance liquides naturellement ou dissoutes dans un liquide inactif, exercent n la lumière polarisée une action semblable à celle du quartz. Le pooroi rotatoire de ces substances, se manifestant en dehors de tout phèiiornèoed de cristallisation, appartient évidemment à la molécule même du C4>r|is.
Le pouvoir rotatoire moléculaire se rencontre dans la plupart des prâ cipes immédiats qui sont élaborés sous l'influence de la vie dans les être organisés, animaux ou végétaux, et qui offrent un certain degré de compli cation moléculaire. Nous citerons, entre autres, les différentes esijèces d sucre, la dextrine, la gomme arabique, les essences de térébenthine, d citron, etc., les acides tartrique, malique, etc., la quinine, la cinchoniue,]; strychnine et d'autres alcaloïdes, l'albumine, la chondrine, etc. Parmi» corps, les uns dévient le plan de polarisation à droite, les autres le ibi tourner à gauche. Ainsi la saccharose (sucre de canne), la glycose (suer de raisin, de diabète), la lactose (sucre de lait), la dextrine, l'essence 4 citron, etc., sont dextrogyres ; l'albumine, la gélatine, la gomme arabiqw l'essence de térébentine, etc., sont lévog^res. Il en est quelques-uns fai quoique ayant la même composition chimique, sont tantôt dextrogrre tantôt lévogyres ; l'acide tartrique se trouve dans ce cas ; aussi distingKt-on un acide tartrique droit et un acide tartrique gauche.
[Lois DE LA POLARISATION ROTATOIRE MOLECULAIRE. — L'actiOH rolatûift
d'un liquide appartenant à la molécule même du corps, il est évident q», toutes choses égales, la déviation du plan de polarisation prodA par une colonne liquide doit être proportionnelle au nombre ta molécules traversées par la /umi^re, c'est-à-dire à la longueur de li colonne et à la densité de la substance active.
Si nous appelons a l*angle de déviation, d la densité de la substance actiTc, / li k)o^ de la colonne liquide, nous avons :
d*oii Ton tii'c :
la
La quantité p est ce que Biot appelle le pouvoir rotatoire moléc%Uaire;<m peut k defii^' la déviation du plan de polarisation que produit une substance^ en supposant sa dt^ et son épaiséeur ramenées à Vunité, Le pouvoir rotatoire moléculaire varie d'une wùfUf^ à l^autre; mais, en gcucral, il est constant pour un même corps, quellei que aoiflDtl^ valeurs qu*on donne à rf et à /, i)ourvu toutefois que la tcmiMîrature ue change pa§;il** donc à spécifier ce corps quant a son action rotatoire.
S*il s agit d*unc dissolution, on calculera la densité d de la manière suivante: iacstf|i poids <lo la substance active, et V le volume de la dissolution ; la [densité du coH'* ^
sei-a ôvideinnicnt le rai»port de son poids à son volume, c'est-à-dire -^, et la fevinurfO
deviendra :
pi
Ci'tte derniiMV fonnulo iioriiieL do calculer la quantité do substance active coxAmnnàm Miio <lis8()Iutii)n, quand on connaît le pouvoir i-otatdire p de cette suhstahoe; il «uffil ^ d*évalucr, à l'aidn d'un appareil de polarisation roLitoii-e (voy. § 240» et •uît.), la «le»ii»i* proiiuilo pur une colonne liquide dont on mesure la longueur et le volume.
POLARISATION ROtATOlUE 543
le la formule (2) on tire :
itîou qui donne la déviation a produite par une colonne / d'une 'dissolution renfermant un Isp de substance active dans un volume V.
uand on a ailaire à un mélange de plusieurs substances actives, on calcule séparément déviations de chacune d'elles, conune si elle était seule, et on fait leur somme en -tant du signe + les déviations qui ont ont lieu à droite, et du signe — celles qui sont eus contraire. Supposons, par exemple, qu*on ait mi mélange de deux substances actives ioavoii-8 rotatoires p et p' ; soient p et p' les poids de ces substances, V le volume de la Jution, et Ha longueur de la colonne liquide. La déviation due à la prcndère substance
I déviation due à la seconde aura pour valeur :
>nc, nous aurons pour la déviation totale A ;
ous donnons, dans le tableau ci-dessous, les pouvoirs rotatoires d*un cei*tain nombre de « dont la plupart se i*cncontrent dans Torganisme humain. Suivant que la déviation a lieu cite ou à gauche, elle est précédée du signe -+- ou du signe — .
SUBSTANCES DEXTROGYRES
Siiccharose (sucre de caunes) p = -u 730,34
m / 1 • • N \ pv = -h 53O.50
Glycosc (sucre de raisin) J o = -t- 56® 00
lactose (sucre de Jail) p e= -f- 58o,20
-, i de Pasteur p = -l. 67«»,33
Uctoglycoses. . ) ^^ j^^j^kowski p = H- 99oJ4
Dexirine p = - ilSsO)
Amidon soluble p = + 21 lo,00
Acide {rlycocholiqu- p=-u 29^,00
Taurocholata ...p=-f. 24o,50
SUBSTANCES LÊVO(iYRhS
Lévulose P= — 106o,00
Gomme arabique p=— 36o,00
. i du teruni pu — — 56^,00
Allmmme. . . . j ^^^ ^^^^^ ^.^^.^^ P» = - ».,50
Gélaline P=— ISO",©©
ChondriiH* ^ avec uu i eu de soudt* p .-. — 21o<»,50
(lisisouÉL' dans Peau, | avec grand excès de soude p ~ 552*>,00
-auolatii n p^ leprctente la déviation de la couleur cori cspondant à la raieDdeFi'aunhofcr. pouvoirs rotatoiies simplement désignés par p se rapportent au jaune moyen.]
49*. Appareils de polarisation pour la détermiaation du poa?oir rotatoire mêlé- Ife. — iJiot, Soleil, [M. WiM et d'autres] ont imaginé des appareils qui fnettrnt de mesurer la déviation imprimée au plan de polarisation par un ide actif, c'est-à-dire doué du pouvoir rotatoire, ou par une substance re en solution dans un liquide inactif; à Taide de cette déviation, on i)6ut
ensuite calculer, soit le pouvoir rotatoire moléculaire, soit la richesse d'uoe solution en substance active. — Tous ces appareils renferment, comme pa^ ties essentielles, un polariseur et un analyseur.
[Appareil de Biot ^*^ — Dans cet appareil le polariseur est un min)irde verre noir qu'on incline sous un angle convenable pour polariserentièrement la lumière ; l'analyseur consiste en un nicol monté dans un petit tubem(»bile autour de son axe ; ce tube entraîne, dans son mouvement, une alMale, dont rextrénûté parcourt un cercle fixe divisé en degrés, et qui indique aicsi l'angle que fait la section principale de l'analyseur avec le plan primitif de polarisation.
Entre le polariseur et l'analyseur s'interpose un tube de verre épais qihia remplit du liquide à examiner: ce tube est fermé à chacune de ses extrémités par un disque de verre, maintenu en place à l'aide d'une viH* métallique qui se visse sur une gaine en laiton, servant d'enveloppe au tuk qui contient le liquide.
Pour observer, on fait tourner l'analyseur jusqu'à ce que la teinte sensible apparaisse (cf. § 238") ; on lit alors sur le cercle gradué le degré indiqué par Talidade, et on a ainsi mesuré la déviation du plan de polarisation.]
240^ Saccharimètre de Soleil. — L'appareil imaginé par Soleil est particulièrement destiné à doser la quantité de sucre contenu dans un liquide; k là, le nom de saccharimètre qui lui a été donné.
Le saccharimètre de Soleil se compose de trois parties principales .4. fi.C (fig. 330): la partie postérieure A renferme le polariseur, la i)artieantfr rieure 5, l'analyseur et un dispositif spécial pour mesurer l'action Dlat'iK de la dissolution sucrée. Dans la partie intermédiaire C, se place le tube G. rempli du liquide sur lequel on ojHîre; ce tube, semblable à celui de l'a?pareil de Biot, a 20 centimètres de longueur.
Le polariseur est un prisme biréfringent achromatisé p, figuré à prf en C. La lumière pénètre en o par une petite ouverture circulaire, et tonfc sur le prisme />, qui la polarise en donnant deux images cfe cette ouverluitî mais Tune d'elles, l'image ordinaire, est arrêtée par un diaphragme. L'aa^ lyseur, consistant en un prisme de Nicol figuré à part en N, de profil et* face, occupe dans la partie B la position marquée a. Il est précédé d'unlabri» renfermant une lunette de Galilée à courte portée, qui sert à rendre la visifli nette. Le* prisme de Xicol ayant son plan de polarisation perpendiculaire i celui du polariseur, si l'appareil ne renfermait que ces deux pi^ l'analyseur éteindrait entièrement la lumière transmise par le polariJrtf' Mais, entre ce dernier et la partie C destinée à recevoir le tube rempli if^ dissolution sucrée, se trouve en p' un biquartz à rotations interses^^ plaque à deux 7'otat ions. On nomme ainsi une plaque de quartz comp^ de deux demi -disques d'éf^ale épaisseur, taillés perpendiculairement à 1'^*'' l'un dans un cristal dcxtroj^vre, l'autre dans un échantillon lévojrviv;l<* deux demi-disques fjont juxtaposés suivant leur tranche diamêtni^. * manière à former un disque circulaire complet; la plaque à roUW»
(I) Hiirr, l'ixtrwti'mf prntiquét sur Vohfr}'ration tt la m^nurt dr% prttprirlê» o^if¥§Ê éppftf t'urea avrn t'fjrpos^i succinct de leur npjtlication a la chimie médicale, Mcirmiifi^e et *• l*aris, iSW in-i.
PaLARISATION ROTATOtRB
mes est dgarèe à part en Q. Les plans de polarisation de l'analyseur et polariseur étaiitcroisés à angle droit, la coloration des deux moitié du [uartzest iJeiitiquement la même, puisque la moitié dextrogyre dévie ii ite le plan de polarisation d'une quantité précisément ^ale k celle dont
\oitii lévrogj're le fait tourner k gauche. On a donné k cette plaqae une weur telle que la couleur commune obtenue dans les conditions qui vien- ; d'être indiquées soit celle de la teinte sensible; il faut pour cela une aseur de S"',!. Pour peu qu'on déplace alors l'analyseur dans un sens 108 l'autre, l'aoe des moitiés vire au bleu, tandis que l'autre passe an
WnM4lMWTM, Pk7«^ Htd., r «du. 1h
rouge (fig. 330, Q'), car les plans de polarisation des rayons lumineux qai ont traversé les deux moitiés du bi-quartz ne sont plus symétriquement placés par rapport k la section principale de l'analyseur, et celle-ci s'eit rapprochée de l'un autant qu'elle s*éloignait de l'autre.
Il est évident que l'interposition d'un liquide doué du pouvoir rotaloire entre la plaque à deux rotations et l'analyseur, produira le même effet que la rotation de ce dernier ; le liquide augmentera l'action du demi-disque ï pouvoir rotatoire de même sens, dans la même proportion qu'il diminuen celle du demi-disque qui dévie le plan de polarisation en sens inverse. Ainsi le tube G, rempli de la dissolution active, étant mis en C, détruira Tégalitê de teinte des deux moitiés de la plaque à rotations inverses.
Il s'agit maintenant d'évaluer l'action rotatoire delà colonne liquide interposée. On y arrive très simplement en l'annulant par l'action, égale mai» contraire, d'une plaque de quartz qui dévie en sens contraire de la rotation produite par le liquide, et k laquelle on donne l'épaisseur voulue.
A cet effet, MM. Duboscq et Soleil ont imaginé, sous le nom de compensateur, un dispositif ingénieux qui permet de faire varier tout à li ibis répaisseur de la plaque de quartz, et le sens de son pouvoir rotatoire. Le compensateur est placé dans la partie B du saccharimètre, entre le tube à liquide et l'analyseur. Il comprend deux pièces: une plaque simple p* de quartz dextrogyre perpendiculaire k Taxe, de 3 millimètres d'épaisseur, et le compensateur proprement dit, consistant en une plaque de quartz lézih gyre, formée elle-même de deux lames /, l\ dont une coupe horizontale est figurée k part en D. Les faces de chaque lame sont inclinées Tune sur l'antre sous un angle très aigu, et forment ainsi un prisme à arête verticale; ces prismes, parfaitement égaux entre eux et achromatisés par des prisnK^ de verre, se trouvent disposés l'un au devant de l'autre, mais en sens inverse, de manière k représenter une plaque de quartz k faces parallèles, l* peut, en outre, faire glisser les deux lames l'une sur l'autre horizontalement et dans des directions opposées, ce qui permet de faire varier répaisseur du système et de la rendre k volonté supérieure ou inférieure à celfc delà plaque dextrogyre p'^. Pour effectuer ce déplacement mutuel des laoci on manœuvre le bou'on b qui porte un pignon denté agissamt sur denx crémaillères, adaptées k la partie inférieure des montures métalliques def prismes. L'une des montures est surmontée d'une règle ee\ placée horiiMtalement en travers de Taxe du saccharimètre (V. au-dessous de la partii H, la projection horizontale de cette même partie) ; l'autre monture porte» • double vernier ^^t^ placé en regard de la règle, sur laquelle sont tracées d* <livisions de part et d'aulre du zéro, qui est au milieu. La position du «» ^ du vernier, par rapport aux divisions de l'échelle, indique la grandeur rtk sens du déplacement relatif des deux lames, et permet d'évaluer Tépaiss* correspondante du système. Ouaud les zéros delà règle et du vernierooîicident, c'est la position figurera part en F, la somme des épaisseun d(» deux prismes est égale k l'épaisseur de la plaque p" ; l'effet rotatoire de crtif dernière se trouve ainsi annulé. Si on tourne le bouton 6 de manière à dinunuer l'épaisseur du système des lames mobiles, l'action de la plaque dei' trogyre devient prépondérante ; si, par un mouvement en sens inverseï «» augmente cette épaisseur, c'est l'effet (iu quartz lévrogyre qui remporte.
Le compensateur fournit donc le moyen de neutraliser l'action rotatoire de la dissolution active, et de rétablir ainsi l'égalité de teinte des deux moitiés du disque à rotations inverses. Connaissant l'épaisseur du quartz qui produit ce résultat, épaisseur donnée par le déplacement du vernier, on peut calculer l'angle dont le liquide fait tourner le plan de polarisation, et si on connaît, en outre, le pouvoir rotatoire de la substance dissoute, on a tous les éléments nécessaires pour déterminer, à l'aide des formules du §240^ la quantité de cette substance qui est tenue en solution. Ordinairement chaque division de l'échelle correspond à un dixième de millimètre d'épaisseur de quartz en plus ou en moins, suivant le sens du déplacement; k vernier donnant à son tour les dixièmes, on peut mesurer l'épaisseur à Mil centième de millimètre. — Pour le dosage des solutions sucrées, on èrite tout calcul en se servant des tables que M. Clerget <') a dressées à cet effet, et qui donnent pour chaque division de l'échelle du saccharimètre le titre correspondant de la liqueur.
[Qnand la liqueur sur laquelle on opère ou que la lumière employée ne sont pas incolores, bv couleur, s*igoutant à celle qu*engendre la polarisation rotatoire, modifie la teinte senéàê et nuit ainsi à Texactitude de Tobservation. Pour rétablir la teinte sensible, on adapte à rntrémité du saccharimètre, au delà du polariseur /), une plaque de quartz q à rotation niple, et un second prisme biréfringent acbromatisé n. Le quartz g, placé entre les deux prinnes polarisants p et n, donne une teinte qu*on fait varier en tournant le prisme n jusqu*à 01 qu*elle neutralise la coloration du liquide ou de la lumière employée.]
Four graduer le saccharimètre, on procède empiriquement. On prépare une série de solutioQs de sucre de canne dans Teau, à divers degrés de concentration, et on note le déplacement èi lero dn vernier pour chacune d'elles. La même méthode peut être employée pour pidiier le saccharimètre par rapport à d'autres liquides doués du pouvoir rotatoire.
[MO^ PoUrlitrobomitre 4e Wild ^^K — I^ saccharimètre de Soleil, manié far des mains habiles, donne des résultats très précis, mais h la condition |tte l'œil de Tobservateur ne soit pas affecté de quelque anomalie dans la fêrception des couleurs (achromatopsie, dyschromatopsie). Lie polaristrokomètre de M. Wild offre cet avantage que Tévaluation de la rotation du pbo de polarisation y repose, non sur rappréciatiou d'une couleur, mais sur ^ disparition et la réapparition de franges d'interférence.
Dans cet appareil, le polariseur et l'analyseur sont des prismes de Nicol. Un polariscope de Savart, placé entre l'analyseur et le tube à liquide, donne une image traversée horizontalement par une série de franges parail^es; mais ces franges manquent dans la partie centrale toutes les fois que Ws sections principales des deux prismes de nicol sont croisées ou parallèles, et réapparaissent sitôt qu'on fait tourner soit le polariseur, soit l'ana* ïyieur. Le polariscope de Savart est formé par la superposition des deux l^mes épaisses de quartz, taillées un peu obliquement à Taxe et croisées à ^ngle droit. Ce système donne dans la lumière polarisée des franges hyperboliques dont on ne voit que les parties éloignées du sommet, de sorte qu'elles graissent rectilignes et parallèles.
tl) CLita«tT. Aaaljte dct siibttanrês M<vharif#res au moyen des propriétés Optiques de leura «liuo* "^tfoftt «t «valoation de leur rendement industriel (Ann. de chimie et </<• phytiqué (3J, 1849, t. XXVl, ^> 17SI. — J. Dtboscq. Praliqae du saccharimètre Soleil. Paris 18M.
fS WiLSw Uebcr ein nsoes Polariatrobometer nnd sine neuê BestimniQn^ der Drehungnconstast* dct ^%elMn. Bero, 1M6.
Supposons maintenant que les sections du polariseur et de l'anal} >ear soient perpendiculaires Tune à l'autre : il y a interruption des firanges dans la région centrale. Vient- on alors à remplir le tube à liquide d'une vastance douée du pouvoir rotatoire, les franges réapparaissent dans toute rétendue de l'image; pour les faire disparaître de nouveau, on tourne k polariseur d'une certaine quantité, qui mesure précisément la dériatioD dv plan de polarisation .
Quand la déviation surpasse 5"^, et qu'on emploie la lumière blanche, b franges d'interférence ne peuvent jamais être effacées entièrement, quelk que soit la position du polariseur ; elles passent seulement par un mininiaB d'éclat. Mais on peut obtenir leur disparition en se servant de la Inmièiv monochromatique.]
liM'. lacckartaillre 4t Lamrt — Cet instrument, représenté en coupe sar la figure 331 est muni de deux espèces de graduations gravées sur les bord d'un cercle que l'on voit à gauche de la figure 332, laquelle représente le sac
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Pi«. 331. — Coop« loogitadiM'e au Mockariaièir* à» Lavraat.
charimètre vu en perspective. L'une des graduations, en degrés de drconfe- 1 rence, permet de mesurer le pouvoir rotatoire d'un liquide actif, l'autre, ei | degrés saccharimétriques, donne le moyen de doser, comme avec le saccbirimètre Soleil, la quantité de sucre contenue dans une dissolution dooDêe.
Le saccharimètre de Laurent se compose de deux niçois, polariseor s é analyseur c (fig. 331); entre ces deux prismes se trouve, en p, unelane't quartz demi-onde^ taillée parallèlement à Taxe ; cette lame recouvre la moitii seulement du diaphragme placé en avant, et destiné à limiter le ftisotfi émané d'un bec Bunsen 6, dans la flamme duquel on introduit une corbôlb à chlorure de so*lium. afin d'opérer avec une lumière raonochromatiqiie.
Si le plan de pi^larisation des rayons du faisceau lumineux qui tnvini Tappareil, fait avec Taxe de la lame un angle différent de 0 ou de 90*, oM de ces rayons qui traversent le quartz se décomposeront chacun en iM autres, ordinaire et extraordinaire, présentant à leur sortie une différaiotà
fluirche de -:j-;ils donneront donc, par recompi.>sition, des rayons poliriM
dans un plan sy raêlrique, j^r rapj ort à Taxe de la lame, du plan de pcJiriaatioQ des rayons de lautre moitié ilu faisceau. 11 en résulte que les deiS Milles du diaphragme, vues k travers l'analyseur par TœU placé au Jeli. yréaeuleront des intensités égales ou inégales, suivant que Taxe du oicalt' Mm parallèle à l'axe de la lame i>. Lorsque ranalrseor est âàmw
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ion telle que ces deux moitiés sont également éclairées, si l'on vient b poser entre c et p un tube contenant une substance active, la rotation lande polarisation de tous les rayons du faisceau détruit cette égalité ensité lumineuse; pour la rétablir, il faut, au moyen d'un bouton extâr s'engrenant avec les dents de la circonférence graduée (flg. 332), &iire
> ^.'. — 8an;hirlniMra ie Ltar
aer l'analyseur d'un angle qui dépend du pouvoir rotatoire de la fub- :e interposée et du titre de la solution.
18 observations sont donc basées sur l'égalité d'ioteniité lumineuse des moitiés d'un diaphragme; en raison de ce fait, l'emploi du saocharîmétre «nt est plus facile que celui de l'instrument de Soleil. I sensibilité de l'appareil est d'autant plus grande que les angles des I de polarisation des deux moitiés du faisceau avec l'axe de la lame -onde sont plus petits, car une rotation très petite de l'analyseur fait alors ger notablement la quantité de lumière qui éclaire chaque moitié du diapne; mais alors l'éclairage, correspoiidant à une égale intensité lumi • B de tout le champ, est plus faible et peut être insufAsaot dans le cas d'un lecoloré; aussi doit-on opérer dans l'obscurité, at régler chaque fois DSibilité del'appnreil en donnant au polariseur la position la pïusconble.