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CHAPITRE V

DE l'État liquide

lèttoi te lifvldes. — Nous avons défini Tétai liquide, cet état delà

dans lequel les molécules s*attirent mutuellement avec une énergie

i que la plus légère influence suffit à les déranger de leur position

5). On comprend dès lors que toute force, qui vient à agir sur un

y produise de bien plus grandes perturbations moléculaires que

ts solides. La pesanteur, par exemple, sollicite avec la même

ï toutes les molécules matérielles, que la substance considérée soit

u liquide; mais, dans le premier cas, elle n'a pas d'influence appré-

»ur la forme du corps, parce qu'elle est impuissante à vaincre la

traction qui maintient unies les molécules des solides ; elle triomphe,

raire, aisément de la faible résistance que lui opposent les forces

es qui s'exercent entre les molécules liquides. Telle est la raison,

[uelle la forme d'une masse liquide au repos est déterminée par la

ir et dépend, en conséquence, de la forme du vase qui renferme le

•Bfresiibilité te liqnfte. — Les liquides changent donc aisément e, grâce à la mobilité de leurs molécules, qui glissent les unes sur BS avec une facilité plus ou moins grande; en un mot, ils n'ont pas le qui leur appartienne en propre; en revanche, lorsqu'ils sont à l'action de forces extérieures, leur volume éprouve des variations >i!is considérables que celui des gaz placés dans les mêmes condii toutefois la température n'a pas changé. Nous verrons, en effet, xerçant une compi-ession sur un corps gazeux, on en augmente té proportionnellement à la pression ; il n'en est pas de même des , ou. du moins, la diminution de volume que nous pouvons leur faire t-elle insignifiante et exige-t-elle le déploiement de pressions d'une extrême. C'est en raison de cette circonstance que la compressies liquides est si difficile k mettre en évidence, d'autant plus que lans lequel on cherche à les comprimer cède lui-même à la pression re et masque ainsi, par sa dilatation, une partie de la réduction de de la masse fluide.

idant Regnault a tourné la difficulté en disposant l'appareil de que le vase renfermant le liquide, vase qui a reçu le nom de rtre, supportât sur sa surface extérieure ^ine pression égale |^ ^^^

qui était exercée de dedans eu dehors par rintermédiaire du fluide soumis i la compression; par ce moyen, il a pu constater que le volume d'une rnane liquide diminue proportionnellement à l'augmentation de pression. Mais cette réduction de volume est si minime que, dans la pratique, on pest toujours considérer les liquides comme étant incompressibles.

[Pour donner une idée de la faible compressibilité des liquides, nous citerons le coefficient de compressibilité de Teau, qui a été trouvé égal, en chiffres roncls, à 0,00005; ce nombre signifie qu'un volume d'un mètn cube d'eau, par exemple, c'est-à-dire de 1.000.000 centimètres cubes, soumis à une augmentation de pression de 1 atmosphère, éprouve une diminution de 50 centimètres cubes, et se trouve ainsi réduit à un volume de 999.050 centimètres cubes.] Le seul moyen un peu efficace qu'on possède, non seulement pour augmenter, mais encore pour diminuer la densité des liquides dans des proportions notables, consiste à leur ajouter ou à leur enlever du calorique ; nous nous occuperons de cette question quand noos traiterons de la chaleur.

La faible compressibilité des liquides s'explique par l'accmissement rapill qu'éprouvent les forces répulsives qui s'exercent entre les molécules, qutid les intervalles moléculaires viennent à diminuer d'étendue. Sous la presaioi atmosphérique habituelle, les forces moléculaires, attractives et repulsivei» se font équilibre; mais, dès que la pression augmente, l'intensité des forces répulsives croit dans une ])roportion telle qu'elle oppose un obetads presque insurmontable au rapprochement mutuel des molécules. Quaadi au contraire, on diminue la pression extérieure, en plaçant le liquide daM un milieu où on fait le vide, les molécules des couches superficielles ss séparent (les molécules sous -jacen tes et sortent ainsi delà sphère d'attraot tion de ces dernières : le corps se vaporise et passe à l'état gazeux, lu forces attractives ne suffisant plus à le maintenir ù l'état liquide.

66^. Forme de la surface libre des liquides. — Dans les liquides, chaque moléodl peut, sous l'influence de la pesanteur, se mouvoir indépendamment dsi autres jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée dans sa chute par la résistance dsi molécules sous-jacentes ou par les parois du vase; il en résulte non sel* lement que toute masse liquide prend la forme du vase qui l'a contenveb mais encore que la surface libre d'un liquide au repos est horizontalÊ$ c'est-à-dire perpendiculaire à la direction de la pesanteur; chacun dei points (le cette surface devant se trouver à la même distance du centre dl la terre.

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