CHAPITRE IX
DU MÛUVEBiENT ONDULATOIRE DES LIQUIDES
85. FormatiOB des ondes liquides. — Dans le chapitre précédent, nous mm sonniies occupé du mouvement de translation 7'ectiligne des liquides, et nous n'avons fait intervenir le mouvement curviligne qu'en tant qu'il était k résultat de l'action de la pesanteur sur une masse liquide mue par uu impulsion première dirigée horizontalement ; dans ces conditions, nom avicms un mouvement de tout point comparable à celui des projectiles solides (cf. § 77). Or, il arrive fréquemment que le transport d'un liquicb en lifçne droite se combine avec un mouvement ondulatoire qui se propage dans le sein de la masse fluide : c'est ainsi qu'il se forme des ondes à 1j surface d*un liquide qui s'écoule dans un canal, toutes les fois que l'afflui n'est pas parfaitement uniforme ; de même, des vagues prennent naissaiM dans un cours d'eau, quand le lit présente des aspérités notables, ou quaiM! le vent vient à fouetter la surface liquide.
Ce qui rend possible l'apparition du mouvement ondulatoire dans ces circonstances, c'est la mobilité des molécules liquides : si, en effet, à 11 force qui détermine la progression rectiligne de la masse vient s'ajoutei une autre influence qui provoque une rupture d'équilibre entre les différentes molécules, chacune de celles-ci va obéir en même temps am deux impulsions qui la sollicitent. De là, un mouvement résultant compOM de deux autres, l'un rectiligne et dirigé dans le sens de l'écoulement di liquide, l'autre consistant en oscillations exécutées par chaque molécuk autour de sa position première. Pour se rendre compte d'un mouvemeol aussi complexe, il importe d'étudier d'abord le mouvement ondulatoire da liquides considéré isolément, et d'examiner ensuite les modifications quli qirouve quand il se combine avec un mouvement de translation rectiligne.
Ktaiit donné un liquide au re]K)s complet, on y voit apparaître des oiMla toutes les fois (jue l'équilibre est troublé en un point quelconque de 11 surface, soit qu'on y plonge brusquement un corps solide, soit qu'on eulèvi une portion du liquide ou qu'on eu aj(»ute une nouvelle quantité. Vient-oD par exemple, à jeter une pierre dans Teau ou à laisser tomber une goutb de liquide à la surface d'une eau tranquille, l'endroit où l'équilibre a àî ainsi rompu devient l'origine d'une onde circulaire qui se propage A proche en proche en s'êloignant de son point de départ; cette onde s'affaiblil à mesure qu'elle progress(» et elle finit par s'éteindre. Dans le cas « question, la zone qui entoure la place où le liquide a été déraugi commence par s'élever au-dessus de son niveau primitif et pro<luit ains une ond«» snilhmle ou mont (Wellenhcrg) ; puis, pendant que ce mool (Ir\iiMilonde l'entè-ante in\ raf (WeUenlhal), la zone suivante se soulêri il son tour sous foruH^ronde saillante, et ainsi de suite. Quand, au contraire, l;i rupture de l'êciuilibre est due à la soustraction d'une portion de liquide* p:ir exemple, quand yn e.i aspire brusqueuieiit à rai4e 4'un tube, le mou-