‹ Traité élémentaire de physique médicaleChapitre 86 sur 205 · APERÇU DES PHÉNOMÈNES LUMINEUX · texte numérisé non relu

APERÇU DES PHÉNOMÈNES LUMINEUX

laire au sens de leur propagation. En outre, la lumière traverse le Vuk, lïou, du moins, les espaces où la raréfaction de la matière a été poussée n plus haut degré auquel nous puissions parvenir dans l'état actuel da la science ;î| on sait que ce degré de raréfaction suffit cependant pour empicher la propagation des vibrations sonores.

plais on n'a là qu*un vide relatif, extrêmement éloigné du vide ahtdti on a calculé que les atomes pondérables qui restent dans un milliroètn cube d*air réduit à la minime pression de 1/10 de millimètre de mercon se comptent encore par millions et par centaines de millions. Il n'est nulkment prouvé que la lumière puisse franchir un espace entièrement privé di matière pondérable, pas plus qu'on n*a démontré l'absence totale de cetli matière dans les espaces célestes. 11 y a, au contraire, de fort graïuki . probabilités pour que la présence d'atomes pou'lérables soit indispensable k la transmission de tous les mouvements, vibratoires ou autres; sans exception, et on a, d'autre part, de bonnes raisons pour admettre Texisteiioe d'un milieu cosmique, formé de nmiiève pondérable, dont les atomes disse» minés dans tout l'univers servent de substratum aux vibrations lumiueaseï * qui émanent du soleil et des étoiles. C'est donc sans nécessité aucune, qoa les physiciens ont imaginé l'existence d'une matière prétendue inpondé' rable, a laquelle ils ont donné le nom iVêlher, et qu'ils supposent dm seulement répandue dans le soi-disant vide des espaces inter-stellaires, mais encore incorporée à la matière pondérable. Dans le § 14**, nous avoss déjà rejeté, comme entièrement gratuite et vaine, l'hypothèse d'une matiêif impondérable, que nous aurions sous la main, sans pouvoir ni l'isoler oi la distinguer de la matière pondérable, par quelque caractère chimique.

Des considérations précédentes nous sommes e.i droit de conclure que c'est la même matière pondérable, la seule que nous connaissions, qui, en vibrant, produit tantôt la lumière, tantôt le son.

Mais, s'il y a identité de substratum matériel pour les vibrations lumineuses et pour les vibrations sonores, il n'y a pas égalité des masses vibraoUs dans les deux cas : dans le son, le mobile est un corpuscule composé d'oi nombre plus ou moins grand de molécules; dans la lumière, chaque molécule, peut-être même chaque atome, oscille séparément. Nous pouvons indiquer cette dissemblance en disant que la vibration est atomique dans la lumiàt et corpusculaire dans le son. Cotte inégalité entre les grandeurs des masseï vibrantes est en rapport avec l'énorme différence des longueurs d'ondes.)

La théorie qui explique Icii phénomouos luiuiuoux au moyeu du mouvement counue fouh le nom de théorie des vibrations ou des ondulations, Cest à HuygheoifV revieut rhunueur d'eu avoir posé les prcmioi's pi'iuci|>os ; mais juâ<|u*à une époque pix)cbée de nous oa proféra le système de l\hnission ou de l* émanation soutenu ptrNt Dans ce système, ou admetUiit que los phénoinèues lumineux étaient dus à la prop^fitiM i*ectiiigtte de particules ti*ês Hubtiles lancées eu tous sens par les corps photogênes. L*inUa^ de la lumière dépeudait alors du nom! rode cos particules, et il y eu avait d'autant d*flqMi^ diff<*reutes que de couleurs simples. On arrivait à rendi*e compte de la réflexioo 6t dtk réfractiou en recourant à riutervtmtion de forces, tantôt attractives, tantôt répulaivef, fi*M supposait s'exeiver eutre les molécules des corps et les particules lumiiieuaet. Bfaii lorii uue classe de phcuomènes, ceux d'interférence vi de polarisation, ne peuvent eCre «{Jiflii d'uue manière satisfaisante qu'a Taide de la tliooiie des ondulation* ; Tétude a|>protedit ^

OPTIQUE 31 i

Citte pirtie de Toptique a porté le dernier coup au tystème de rémilsion. Nous ferons ooBoaftfs plus loin (cf. g 130) un fait décisif qui tranche la question dans le sens indiqué ; ce ùii coDoeme la vitesse de propagation delà lumière dans les différents milieux réfringents.

|S4^ PIiB da UfT0 consacré à Tètade de Toptiqne. — Nous étudierons les pbéoomènes lumineux dans Tordre suivant :

r Propagation rectiligne de la lumière {Intensité et Vitesse de transmission);

2* Modifications imprimées à la marche de la lumière quand elle rencontre une surface de séparation entre deux milieux difiërents (Réflexion et simple Réfraction) ; J

3* Séparation des couleurs et étude des sensations colorées (Dispersic^ et Chromatique):

i* Absorption et émission de la lumière; phosphorescence, fluàrei^ cence et effets chimiques ;

5» Description et théorie des principaux instruments d'optique ;

8* Interférence et diffraction de la lumière ;

?• Polarisation et double réfraction.

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