L-w Pour arriver à de semblables résultats, il faut donner
^jij^l^ aux armatures une forme convenable. Il ne faut pas que
les ailes soient trop minces,
car alors le fluide attiré serait
en trop faible quantité pour
modifier l'aimantation de la
pierre. I! ne faut pas non
plus qu'elles soient trop
épaisses, autrement l'action
du fluide repoussé ne serait
pas concentrée dans le pied.
C'est par tâtonnement qu'on
arrive à trouver l'épaisseur la plus favorable. On a
reconnu qu'il y a avantage à amincir les ailes, à la partie supérieure. Les dimensions du pied s'obtiefinent aussi par tâtonnement ; on les rétrécit par le bas, comme on le voit dans la fig. 898. Toutes les parties des armatures doivent être travaillées à la lime et non au marteau, afin de ne pas écrouir le fer doux.
Nollet a eu l'idée d'armer des aimants artificiels à la manière des aimants naturels; il leur a trouvé alors une force beaucoup plus grande. La fig. 890 représente un aimant armé de cette manière. Nollet en cite un qui portait une charge six fois plus grande que celle qu'on pouvait suspendre à l'un de ses pôles avant qu'il fût armé.
Effet de la surcharge. — La décomposition magnétique qui se fait dans le portant, produit un phénomène assez singulier. Quand on charge un aimant peu à peu, on peut, au bout de plusieurs jours, arriver à lui faire porter plus du double de ce qu'il porte ordinairement. Mais si l'on vient â le surcharger au point que le portant se détache, l'aimant reprend subitement sa force pri-
Fig 899.
Fig. 898.