‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernement (volume 2)Chapitre 18 sur 186 · MESURE DE L* INCLINAISON · texte numérisé non relu

MESURE DE L* INCLINAISON

s'y courbe de plus en plus, les autres parties continuant à obéir au mouvement séculaire.

Entre les deux lignes sans déclinaison de la figure, c'est-à-dire dans l'Océan Atlantique et dans presque tout l'ancien continent, la déclinaison est occidentale; en dehors, elle est orientale; et elle diminue à mesure qu'on s'approche de ces lignes. Dans l'Océan Pacifique, on remarque des courbes fermées enveloppant les îles Marquises, et dans lesquelles la déclinaison diminue à mesure que ces courbes se resserrent : ce sont les ovales de la mer du sud signalés par A. Erman. Il y en a de semblables, mais moins étendus, au nord -est de l'Asie; seulement, la déclinaison augmente de dehors en dedans.

Méridiens magnétique* Trais et parallèles magnétiques.

Duperrey, au retour de son voyage de circumnavigation sur la corvette

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Fig. 909.

la Coquille, a publié de nouvelles cartes des déclinaisons, dans lesquelles il a figuré des courbes analogues aux lignes isogoniques, mais tracées de manière à faire connaître en chacun de leurs points la direction du méridien magnétique. Ces lignes, qu'il nomme méridiens magnétiques vrais, sont celles que l'on obtiendrait en transportant l'aiguille aimantée du nord au sud, de manière à suivre constamment la direction qu'elle indique. Ce sont des courbes à double courbure, tandis que les méridiens magnétiques proprement dits sont de grands cercles. Quelques méridiens magnétiques vrais ont été représentés en lignes pleines, sur la carte à projection polaire de la fig. 909. On reconnaît, à leur inspection, qu'il y a peu de points où l'aiguille aimantée se dirige exactement vers le nord. En réunissant ces points par des courbes, on retrouverait les lignes sans déclinaison.

Si l'on mène des courbes normales en chacun de leurs points aux méridiens magnétiques vrais, on obtient les parallèles magnétiques de Duperrey. On en voit quelques-uns dans la fig. 909.

Mies magnétiques. — M. Hansteen avait conclu de la courbure des lignes

isogoniques dans les régions polaires, qu'il y avait dans chaque hémisphère deux points où elles convergeaient. Ces points, qu'il désignait sous le nom de pôles magnétiques, auraient été animés d'un mouvement très lent de rotation, les uns de Test à l'ouest, les autres en sens inverse. M. Barlow a montré qu'il n'y a réellement que deux pôles magnétiques. Celui de l'hémisphère boréal se distingue facilement dans la fig. 908, au nord de la baie d'Hudson. Ces pôles, qui servent aussi de points de convergence aux méridiens magnétiques vrais de Duperrey, se distinguent dans la fig. 909; on voit que les parallèles magnétiques se resserrent de plus en plus, de façon à les désigner d'une autre manière. Celui de l'hémisphère nord est à 79°,41' de latitude, et 78°, 20' de longitude orientale, et l'autre à 79°, il' de latitude et 101°,40' de longitude occidentale. Les inflexions prononcées des méridiens magnétiques vrais prés

des pôles, expliquent pourquoi la déclinaison varie si rapidement dans les régions polaires, quand on se déplace suivant un parallèle géographique , comme le montre l'observation.

m. Ito l'iMiiaaiMtt.

4M». B0U880LI racUHAIUff.

— La boussole d'inclinaison, dont on se sert pour mesurer l'inclinaison , a reçu successivement de nombreux perfectionnements, dont les plus importants sont dûs à D.

Bernouilii; la fig. 910 la représente telle qu'on l'emploie aujourd'hui. L'aiguille aimantée ab porte un axe transversal en acier passant par son centre de gravité, et parfaitement cylindrique. Cet axe roule sur la tranche de deux lames parallèles en agate , portées par deux traverses horizontales dirigées suivant le diamètre d'un cercle vertical. Ce cercle , divisé en degrés, est fixé aux traverses horizontales, soutenues ellesrmémes par deux colonnes. Une cage de verre enveloppe cette partie de l'appareil, qui peut tourner autour d'un axe vertical porté par le pied de l'instrument , de quantités angulaires mesurées par un vernier sur le cercle fixe c. Le niveau n sert à reconnaître si ce cercle est horizontal.

La partie la plus délicate de l'instrument est la suspension de l'aiguille ; la fig. 941 en donne le détail : ab est l'aiguille, dontr, r sont des coupes

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