‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernement (volume 2)Chapitre 180 sur 186 · APPLICATIONS AUX OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS AUX OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES

les heures où ils ont lieu. L'appareil de M. Wheatstone donnant les mêmes indications, puisqu'il enregistre toutes les hauteurs, de 6 en 6 minutes , nous ne ferons que mentionner l'appareil de M. Liais, quoique très ingénieux et très exact.

4859. Applications aux observations du baromètre. — Masson s'est servi de l'électricité pour rendre plus précises les observations des baromètres à niveau variable : un fil rigide en platine, dont l'extrémité sert de repère, pénétre verticalement dans la chambre vide. Une vis micrométrique traverse le couvercle de la cuvette ; on connaît la distance entre l'extrémité du fil de platine et la pointe de cette vis, quand sa tête se trouve dans une position connue. Le fil et la vis communiquent avec les pôles d'une faible pile, et dans le circuit se trouve une sonnerie de Mirand (1824). La vis plongeant dans le mercure, on soulève le fond de la cuvette jusqu'à ce que le mercure, qui monte alors dans le tube, vienne effleurer le fil de platine, ce qui est indiqué aussitôt par la sonnerie. On retire alors la vis, jusqu'à ce qu'elle quitte la surface du mercure, ce qui a lieu au moment où la sonnerie s'arrête. La tête de la vis portant 100 divisions, et son pas étant de lmm, on évalue ainsi la longueur de la colonne barométrique, avec une approximation de 0,04 millimètre.

4860. Anémomètres enregistreurs.. — L'anémomètre est peutêtre l'instrument dont il importait le plus d'enregistrer les indications, à cause des variations fréquentes du vent. L'anémomètre électro-magnétique de M. du Moncel note à chaque instant la direction et la force du vent, et indique en môme temps l'heure de chaque observation1.

La direction du vent est donnée par une girouette G (fig. 1382) fixée à sa tige oof qui tourne avec elle. Des plaques p, p9 plongées dans l'eau, empochent les petites agitations irréguliéres qui viendraient compliquer les indications. Un frottoir a, adapté à la tige tournante, glisse sur une roue rr, représentée de

Fig. 4382.

i Exposé des applications de l'électricité, 2e édition, t. II, p. 373.

ELECTRO-MAGNETISME.

face en R, formée de 8 secteurs égaux isolés les uns des autres et correspondants aux 8 principales directions du vent Les séparations entre les secteurs sont assez petites pour que le frottoir s'appuie toujours sur l'un d'eux. L'axe de la girouette communique en o avec l'un des réophores d'une pile, et chaque secteur est muni d'un fil particulier passant par un électro E (fig. 1383), qui fait appuyer un crayon c sur un cylindre C tournant sur lui-même en \1 heures. Un pas de vis que porte l'axe, lui imprime en même temps un mouvement parallèle aux arêtes. Les 8 fils des 8 électros se réunissent au pôle négatif de la pile. Quand le frottoir touche un secteur de la roue rr (/fy.1382), l'électro correspondant abaisse contre le cylindre, le crayon qui dépend de son contact, et ce crayon trace une courbe qui indique, par sa longueur, le temps pendant lequel le vent est resté dans la direction correspondante, et, par sa position,

les heures pendant lesquelles le vent a soufflé dans cette direction.

L'appareil donne aussi le temps total pendant lequel le vent a soufflé à différentes fois dans chaque direction. L'horloge qui fait tourner le cylindre C (fig. 4383) fait aussi tourner un arbre horizontal o qui porte 8 roues d'angle, r, commandant chacune une minuterie à deux aiguilles, m, placée derrière chaque électro-aimant. Le pivot de l'aiguille des minutes est habituellement soulevé par un ressçrt, de manière à rester indépendant du pignon r' qui doit lui communiquer le mouvement ; mais quand le contact de l'électro est attiré , son prolongement b agit sur un levier J, qui fait descendre le pivot de l'aiguille des minutes, et la minuterie se met en marche. Le nombre d'heures indiqué par le cadran, fait connaître le temps total pendant lequel le contact a été attiré, et par conséquent le temps pendant lequel le vent a soufflé dans la direction qui correspond à l'électro considéré.

Pour enregistrer la force du vent, M. du Moncel fixe derrière la girouette, un moulinet de Wollmann M {fig. 1382), qui se trouve ainsi toujours orienté. Ce moulinet transmet son mouvement, par l'intermédiaire d'une chaîne sans fin, à une vis sans fin v qui fait tourner une roue à 60 dents. La roue porte 4 chevilles servant à fermer 4 fois à chaque tour un circuit dont fait partie un électro, placé sur le prolongement de l'axe du cylindre enregistreur C {fig. 1383), et dont le contact mène un crayon dans le sens des arêtes. Ce crayon forme 4 traits pour chaque tour de la roue ( fig. 1382), ou pour 15 tours du moulinet. Le nombre des traits marqués dans une portion donnée de la circonférence du cylindre, fera connaître le nombre de tours du moulinet pendant le temps correspondant, et, en même temps, les heures où le vent avait

Fig 4 383.

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