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Remamiaes. — On voit que le pouvoir caloriGque trouvé pour Ykyirûgèu diffère à peine de celui qu'a obtenu Dulong ; on peut donc avoir toute confiaocf dans l'exactitude de cette valeur.
Carbone. — Les différentes variétés de carbone ont donné des nombres différents, tous plus grands que les nombres trouvés par Duiong, qui n'a fis tenu compte de l'oxyde de carbone formé. Les espèces qui dégagent le plus 4e chaleur sont celles qui ont la plus grande capacité calorifique, et, par conséquetf, les moins denses (891); cependant le graphite et le diamant, qui produisent i peu près la même quantité de chaleur, ont des capacités très différentes.
Soufre. — Le soufre, étudié à différents états physiques, a conduit ih même loi. Il faut seulement remarquer que le soufre mou, obtenu en versant èi soufre pâteux dans l'eau, et le soufre cristallisé en prismes, dégagent h même quantité de chaleur quoique leurs capacités diffèrent notablement.
Snifore de carbone. — Si l'on fait la somme des quantités de chaleur qn seraient dégagées par la combustion du carbone et du soufre qui entrent im la composition de i^^'' de sulfure de carbone, on trouve un numbre qui surpasse la chaleur de combustion de ce dernier, de 254«*,2. Il en est de même pour le gaz des marais. On voit donc que la chaleur de combustion d'un corps composé n'est pas égale à la somme des quantités de chaleur dégagées par ses éléments. Cependant cette égalité a lieu pour le gaz oléfiant.
Loi des carbures d*hydrogène. — Les carbures d'hydrogène de h formule (C^H'^)^ ont conduit à cette loi : chaque fois que les éléments à carbure (C'^H'^ = A vol.) entrent une fois de plus dans la constitution d'ua nouveau carbure, la chaleur de combustion diminue de 37<**,48. Par exemple, riiydro«:ène C'«H'« dégageant en brûlant li49l<^'; le paramyléne C*'B* en dégage 11303; or, la loi donne 11401 — 5X37,5 = 11303,5.
Alcool. — L'alcool absolu et l'alcool hydraté à 80" donnent sensiblemeDl la même chaleur de combustion.
Corps Isomères. — On nomme ainsi des composés qui sont formés d«s mêmes éléments, combinés dans les mêmes proportions. Par exemple, Vaàde acétifiue et le formiate de méthylène, (C^H*^)'^,0* ; le térébène et l'essence de térébenthine, C^^IP". Ces composés possèdent des propriétés très différenlcs; ce qui s'explique en admettant que les atomes y sont groupés d'une manière différente. On pouvait penser que ces corps donneraient la même quantité de chaleur en brûlant; on voit sur le tableau qui précède qu'il n'en est pas ainsi. En général, les étliers composés fournissent plus de chaleur que les acides qui leur sont isomères. Ce fait montre une fois de plus que la chaleur de combustion d'un composé n'est pas égale à la somme des quantités de chaleur dégagées par ses éléments.
i068. EFFETS CALOEmaUES DANS LES DiCOMPOSITlONS. — La décompositioO
des corps, ordinairement accompagnée d'une absorption de chaleur, peut aussi dégager de la chaleur, comme l'ont constaté MM. Favre et Silbennann,
MESURE DE LA CHALEUR DE COMBUSTION
auxquels sont dues les expériences que nous allons citer, àTexception de celles qui sont relatives au soufre.
^rotmiLjée d'azote. — Quand le charbon brûle dans le protoxyde d*azote, Il quantité de chaleur dégagée, iii58<»S2, est plus grande que lorsqu'il krûle dans Toxygéne pur, résultat déjà constaté par Dulong. On en conclut que Toxygéne et Tazote du protoxyde dégagent de la chaleur en se séparant. Si Ton ealcule la quantité de chaleur qui se fût dégagée dans Toxygéne pur, pour former les quantités d'acide carbonique et d'oxyde de carbone obtenues par la combustion dans le protoxyde d'azote, et si l'on retranche ces quantités du sombre 11158,2, la différence, 1154 calories, représentera la chaleur dégagée ftr l'effet de la ségrégation chimique d'une quantité de protoxyde contenant !•' d'oxygène.
Du reste, le protoxyde d'azote se décompose nettement en azote et oxygène sons l'influence de la chaleur seule. On a donc pu mesurer directement la dialeur de ségrégation de ce corps. Pour cela, le bouchon h de la chambre à combustion (fig. 791) était disposé comme in le voit en B (fig, 797); le protoxyde arrive, par le tnbe a, au fond d'un gros tube en platine, fermé à son extrémité inférieure, puis passe tout autour du tube qui l'a amené, pour se rendre dans un serpentin. Le tube en platine est entouré de charbon placé dans le cylindre cc\ Ce charbon est allumé et reçoit l'oxygène par le tube o. Le protoxyde d'azote, en partie décomposé par la chaleur, se rend, après «Toir traversé le serpentin, dans une cloche reposant sur le mercure. Ce gaz est ainsi séparé des produits de la combustion du charbon , qui se répandent dans la chambre à combustion, et en sortent comme à l'ordinaire. En retrandiant, de la chaleur reçue par le calorimètre, celle qui est due à la combustion du charbon, on obtient la chaleur dégagée par la décomposition d'une partie du protoxyde. L'analyse du gaz recueilli sur le mercure fait connaître la proportion décomposée. On a trouvé ainsi le nombre 1090, qui diffère peu de 1154 cité plus haut.
Oz7'« a*«rae»t. — Quatre ou cinq grammes d'oxyde d'argent sont renfermés dans un petit creuset en platine muni de son couvercle. Ce creuset est introduit dans le cylindre en platine P (fig. 796), et entouré d'un poids connu de charbon dont la combustion fournit la^chaleur destinée à décomposer l'oxyde. Cette chaleur étant retranchée de celle que reçoit le calorimètre, on trouve que l*' d'oxyde dégage en se décomposant, 32<*^1. Il faut remarquer que l'oxygène qui se sépare de l'argent passant à l'état gazeux, absorbe une grande partie de la chaleur de décomposition.
Carbonate ée ehaax. — Cette substance se traite par le même procédé. La perte de poids du creuset donne la quantité décomposée. A l'état de spath d'Islande, le carbonate de chaux absorbe SOS*"** par gramme décomposé; à l'état
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Fig. 797.
d*aragonite, il y a tantôt absorption, tantôt dégagement de chaleur. Cela tiot à ce que la chaleur fait changer la structure de Taragonite ( I, 417), et le chai» gement est accompagné d'un dégagement de chaleur. Quand raragooilt a été d'avance complètement désagrégée par la chaleur, sa décompositioi absorbe SOQ'^^S, nombre qui diffère à peine de 308 trouvé pour le spuk d'Islande.
Soufre. — Le soufre, quand il change de structure, dégage aussi de h chaleur. M. Regnault ayant exposé du soufre mou, à une température de 98' dans Tétuve de son appareil destiné à la mesure des capacités caloriGques (S96) l'a vu monter à la température de 110° pendant sa transformation rapide a soufre ordinaire. Quand le soufre cristallisé en prismes se transforme en sonfri octaédrique ( 1, 417), il y. a aussi dégagement de chaleur; mais pour le constater il faut que la transformation se fasse rapidement. Or, M. Mitscherlidi i remarqué qu elle est singulièrement accélérée par les dissolvants du soofifv.
Si l'on plonge des cristaux prismatiques, dans du sulfure de carbone saturé de soufre, la transformation est instaitanée, et la température s*éléve k quelques degrés. M. Mitscherlidi a encore opéré ainsi : il fit fondre 50^ de soufre et en fit cristalliser une partie dans un vase de bois. Quand la ma»
eut pris la température extérieure, i enleva les parties où la transformatiio Fig. 798. n'était pas encore commencée, et ks
porta dans un vase mauvais conducteur, dans lequel il les agita constamment pendant une heure au moyen d'un thermomètre. Ce dernier monta de 12°. Comme l'expérience dure près d'une heure, pour se mettre à l'abri de la perte de chaleur par l'extérieur, le vase était transporté successivement dans des chambres, de plus en plus chaudes, possédant la température indiquée par le thermomètre. Le poids et la capadtédi soufre étant connus, on a trouvé que l»' dégage en se transformant 2^,21 Eau oxygénée. — L'eau oxygénée produit de la chaleur en se décomposant. MM. Favrc etSiibermann l'ont constaté au moyen du calorimètre à mercoit (fig. 798), déjà décrit (980). Le liquide est placé dans un tube de verre M, qu'on introduit dans le tube de platine m du calorimètre. Un peu de noir de platine, porté par une petite cuiller, détermine la décomposition; et le déplacement du niveau du mercure dans le tube r fait connaître le nombre de calories dégagées. Le gaz passant par le tube ( replié sur lui-même, cède toute sa chaleur avant de sortir du calorimètre. La perte de poids du tube M fait connaître la quantité d'oxygène dégagée. Voici les résultats trouvés par MM. Favre et Silbermann :
Déeompoflition du protoxyde d^azote,
— de Toxyde d'argent, absorbe
— du spath dlsiande, absorbe Kbangement de structure de Taragonite, dégage Décomposition de Peau oxygénée, dégage