DANS LES GAZ
d'uDe étoffe épaisse de laine non comprimée, ou d'une fourrure. La même précaution doit être prise pour empêcher la chaleur de pénétrer dans les vases où l'on veut conserver de la glace.
Dans les pays froids, on empêche la chaleur de sortir à travers les croisées des appartements chauffés, en mettant un double vitrage fermé, soit en dressant deux châssis parallèles, soit en appliquant des vitres de chaque côté du même rtâssis. Dans le premier cas, on met du sable sec entre les deux châssis, et Ton j implante des cornets remplis de sel calciné, pour absorber l'humidité, qui, en se déposant sur les vitres, eh troublerait la transparence. On emploie aussi ces doubles vitrages dans nos climats, pour les orangeries, les serres chaudes. L'air interposé arrête la chaleur, et pour rendre l'effet plus prononcé, on gêne les mouvements du gaz au moyen de lames de verre disposées transversalement. Les doubles vitrages offrent un autre avantage ; quand il fait soleil, ils laissent entrer les rayons solaires, tout en empêchant la chaleur ainsi introduite de pouvoir s'échapper par la même voie, comme il résulte de ce qui suit.
Chambre de Saussure. — On construit une caisse en bois léger et mauvais conducteur, dont l'intérieur est noirci, et dont une des faces est formée par trois lames de verre séparées par des couches d'air. Cet appareil, nommé dumhre de Saussure, étant exposé aux rayons solaires, un thermomètre placé dans rinté»ieur peut s'élever jusqu'à 80** à 400°, et l'on peut faire bouillir de l'eau. Pour nous rendre compte de ce résultat, remarquons que les rayons solaires qui frappent les parois intérieures de la chambre, ne pénétrant qu'à m faible profondeur, ces parois s'échauffent beaucoup à leur surface, et cèdent par contact leur chaleur à l'air intérieur. Cet air s'échauffe donc notablement. La chaleur ne peut s'échapper de la chambre, car les parois sont formées avec de mauvais conducteurs, et les lames de verre, ainsi que les couches d'air qui l«s séparent, ne laissent pas sortir la chaleur. Quant aux rayons émis par les parois échauffées, et dirigés vers la cloison vitrée, ils ne peuvent non plus la franchir, car le verre est très peu diathermane pour les rayons obscurs (733). Cette cloison laisse donc entrer la chaleur solaire, mais ne lui permet pas de sortir; d'où son accumulation dans l'intérieur de la chambre. C'est par les némes causes que l'air s'échauffe notablement sous les cloches de verre dont on recouvre certaines plantes. J. Herschell, au cap de Bonne-Espérance, a fait "ne application curieuse des mêmes principes. Il a fait cuire, au moyen du ^leil, un bœuf à la mode dans deux boîtes noircies garnies d'une vitre ; il y en ^"tpour sa nombreuse famille et ses invités.
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