DIÈSES ET BÉMOLS
de vibrations par ff, ce qui s'appelle diéser la note et s'indique par le signe t ; ou bien on les diminue d'un demi-ton, en multipliant par f|, ce qui s'appelle hémolUer la note, et s'indique par le signe l>. Par exemple, si l'on veut commencer la gamme par réy il faudra, pour qu'elle se compose de deux séries de deux tons et d'un demi-ton, séparés par un ton (496), diéser le fa et Vuty et l'on aura
rf, mi fan, sol, la, si, ut n , re^. 1 i' Va 1 i 1 V2
Si l'on veut commencer la gamme par fa, il faudra prendre le si bémol, et l'on aura
fa, sol, la, si^, ut, ré, mi, fa^^ 1 1 Va 1 1 1 V2
La gamme peut aussi commencer par une note bémolisée ou diésée. La note par laquelle commence la gamme dans laquelle sont pris les sons qui figurent dans un air de musique, se nomme tonique, et détermine le ton. Ainsi, les deux gammes ci dessus sont dans les tons de ré et de fa. Nous voyons que le mot ton s'emploie dans trois acceptions différentes, puisqu'il signiQe aussi la hauteur d'un son, et l'intervalle qui existe entre deux sons consécutifs de la gamme.
Le rapport f| se nomme demi-ton mineur ; c'est le plus petit intervalle que ron emploie généralement en musique. On voit que, en procédant comme il a été dit plus haut, on confond les tons majeurs et les tons mineurs, qui ne différent que d'un comma. Cependant, à In longue, celte erreur agit sur l'oreille, et il en résulte que le caractère d'un morceau de musique dépend en partie du ton dans lequel il est écrit.
Dans un môme morceau, l'on change souvent de ton, c'est-à-dire que les sons avec lesquels on le compose sont pris successivement dans différentes gammes. Mais, pour passer ainsi d'une gamme à un autre, ce qui s'appelle moduler, il faut suivre certaines régies, que l'oreille impose; par exemple, il faut toujours finir avec le ton dans lequel on a commencé.
Une mie diésée n'est pas égale à la suivante 6cmo/is.ec; mais elle n'en diffère que d'un comma. Ainsi, ré^ ou | • |t=6T» ^^ mil?, ou |* f5 = 5» ont pour rapport -j-ff, qui ne diffère de l'unité que de la quantité très P^^i^ TiT- Aussi, sur les instruments à sons fixes, comme le piano, un même son sert à représenter une note diésée, et la note suivante bémolisée. Dans les harpes d'Erard, les deux notes sont distinctes; pour produire une note bémolisée, on raccourcit uapeu, au moyen d'un mécanisme que l'on fait jouer avec une pédale, la corde qui produit la noie précédente diésée.
Dans les instruments à sons continus, comme le violon, la basse, etc., on
peut faire exactement les dièses et les bémols, en plaçant con?enablemenl le doigt qui limite la partie vibrante de la corde.
6SO. Mode miaenr. — La gamme dont nous venons de nous occuper se nomme gamme majeure, parce qu'elle est basée sur l'accord parfait qui contient la tierce majeure. Au lieu de cette dernière, nous aurions pu prendre la tient mineure f , avec laquelle se forme V accord parfait mineur (i, |, f , 2; m 40, 12, i5, 20), accord moins simple que Taccord parfait majeur. Joignoos^ les sons qui forment l'accord parfait mineur de la quinte, et qui sont, pour sa tierce 1 X f = f ; et pour sa quinte | X f = J, nombre que ooos remplacerons par l qui en représente l'octave, parce qu'il est plus grand que 2. Ajoutons-y encore la quarte | et sa tierce mineure f x| = |, «t nous aurons la gamme mineure
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On voit que les tons et demi-tons se succèdent ici comme dans la gamine majeure que Ton commencerait par /a, au lieu de ut :
la si ut ré mi fa sol /ûj
ton J ton ton ton J ton ton ton
en confondant les tons majeurs avec les tons mineurs. Les airs écrits dans le mode mineur ont un caractère triste et mélancolique, qui les fait immédialemeEl distinguer de ceux qui sont écrits dans le mode majeur.
551. Gamme chromatiqne. — Dans la gamine chromatique^ 00 procède par demi-tons, en confondant chaque note diésée avec la suivante bémolisée, et Ton a la série
ut,] , re, .. wi, /a, ' sol,] la, «, «/.
( re b ( m\ ? ( sol ^ \ la\; [ sx\f
Les anciens chantaient des airs entiers dans la gamme chromatique, comme le font encore quelques peuplades sauvages de l'Amérique. La musique est alors monotone, et le goût le plus vulgaire ne saurait aujourd'hui la tolérer. On ne s'en sert quelquefois, dans la musique moderne, que dans des passages peu étendus.
55%. Sons harmoniques. — On nomme sons harmoniqueê, des sons dont les nombres de vibrations sont entre eux comme la série des nombres entiers. En appelant ut le son fondamental, les premiers harmoniques seront