‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 4)Chapitre 149 sur 193 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Ne diraii-oo pas qoe la natve aanit une prédilection pour rbarmonie . et qu'elle aurait recours i elle pour augmroler les sons?

(MusscRENBROiCK, Traité de phyt., introdactioo.)

S69. Tous les corps élastiques sont susceptibles de vibrer, et la rapidité du mouvement vibratoire dépend de leur forme, de leurs dimensions et de leur coefficient d'élasticité. Un corps qui vibre est susceptible de se partager de plusieurs manières en parties vibrantes, séparées par des points, lignes ou surfaces de repos, que l'on nomme nœuds, lignes nodales, surfaces nodules, de manière que, de part et d'autre, des points en repos, le mouvement des molécules ait lieu, au même instant, en sens inverse. Le milieu d'une partie vibrante se nomme ventre de vibration, et à chaque mode de division correspond un son particulier. Les corps peuvent être animés simultanément de plusieurs mouvements vibratoires, correspondant à des modes différents de divisions ; on entend alors plusieurs sons, qui sont ordinairement des harmoniques du son fondamental. C'est ce qui constitue le phénomène de la résonnance multiple, remarqué d'abord sur les cordes vibrantes.

Nous allons étudier, dans ce chapitre, les lois du mouvement vibratoire, successivement dans les gaz, les liquides et les solides ; en même temps, nous indiquerons les applications des lois que nous aurons exposées, aux principaux instruments de musique. Savart divisait ces instruments en deux classes : les instruments simples, dans lesquels le son du corps vibrant n'est pas renforcé par communic4ition de ses vibrations à d'autres parties de l'instrument, comme les cloches, les timbres, les triangles.... ; et en instruments composés, dans

lesquels ce renforcement existe; comme dans le violon, le piano Ces

derniers sont de beaucoup les plus nombreux *.

1 La partie de physique qui traite du mouvement vibratoire, n'a pa^» reru de nom parti* entier. Il est à regretter que Savart , dont Tautorité était si grande à cet égard , n'en ait pas adopté un. Nous proposons d'appeler la science des vibrations, paUnique (r.aX(xtxbç, relatif aux vibrations). L'aconstique ne serait alors qu'une partie de la palmiqoe.

g 1. - VIBRATIONS DES GAZ.

ftvo. Nous avons vu, en traitant de la propagation du son, que Tair est susceptible de vibrer, et que c est en vibrant qu il transmet les sons. Lorsqu'une portion d'air, ou de tout autre gaz, est limitée et séparée de l'atmosphère par des parois solides, on peut lui imprimer un mouvement vibratoire propre, comme à un corps solide, mouvement qui se propagera au-dehors, si l'on a ménagé des ouvertures dans les parois. Le nombre des vibrations dépend des dimensions et de la forme de la masse gazeuse, du mode d'ébranlement et de la disposition des parois qui la contiennent ; car ces parois occasionnent des ondes réfléchies, qui, en se combinant avec les ondes directes, déterminent, en chaque point de la masse gazeuse, un état vibratoire particulier, d'où dépend le son produit.

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