I. Du levier
132. Le levier est une barre rigide AB (fig, 90), pouvant tourner dans tous
les sens autour d'un point fixe 0, nommé point d'appui. A cette barre sont
appliquées, en deux points différents A et B, deux forces P et Q qui tendent à
la faire tourner en sens opposé. L'une de ces forces, P, est la puissance,
l'autre, Q, la résistance.
Pour que ces deux forces se fassent équilibre, il faut trois conditions :
1* Les deux forces doivent tendre à faire tourner le levier en sens opposé;
2® Leurs directions doivent être dans le même plan avec le point d* appui ;
3o Leurs intensités doivent être en raison inverse de leurs bras de levier.
On nomme bras de levier, les longueurs Oa, 06 des perpendiculaires abaissées
du point d'appui sur les directions c^ des deux forces.
Pour établir ces trois conditions, remarquons que, pour qu'il y ait équilibre, il faut et il suffit que les deux forces aient une résultante passant par le point d'appui, dont la résistance la détruira ; autrement, cette résultante produirait un mouvement.
Or, on démontre en statique que, pour que deux forces aient une résultante unique, il faut qu'elles soient dans un même plan; ce qui nous donne la seconde condition. Supposons que les directions des deux forces se rencontrent en un point c. Pour que leur résultante passe par le point 0, il faut : \<^ qu'elle soit dirigée dans l'angle ACB, ce qui exige que les forces tendent à faire tourner le levier en sens contraire ; 2<> que le ptînt 0 soit dans le plan ACB ; S» que les distances du point 0 aux deux corn- «aotes soient en raison inverse des intensités de ces forces (61) ; ce qui nous une la troisième condition
Ml P:Q = 0a:06.
Fig. 90.