POIDS SPÉCIFIQUES
[»able de Taltérer, et l*on multiplie le résultat , par le poids spéciCque du
aide par rapport à Teau. Le nombre ainsi obtenu sera le poids spécifique du
rps par rapport à Teau. En effet, soit P le poids du corps, p' pelui d*un
p lame égal du liquide auxiliaire, et p celui d'un volume égal d*eau ; -r sera le
nds spécifique du corps par rapport au liquide, et -^ celui de ce dernier par
ipport à Teau. En multipliant ces deux quantités lune par Tautre, on trouve
- , c'est-à-dire le poids spécifique du corps rapporté à Teau. — Newton
aralt avoir le premier mesuré le poids spécifique des sels solubles dans l'eau ; m on ne sait quel moyen il a employé. Musschenbroeck a employé pour liquide ntermédiaire, l'essence de térébenthine fraîche. Hassenfratz se servait de nereore, en opérant par la méthode du flacon.
18t. Résniuits. — il est souvent utile de connaître le poids spécifique des Wfè solides ; par exemple, pour calculer le poids d'un corps dont on connaît erdome, pour distinguer les unes des autres les substances qui ont la même ipparence, comme les pierres précieuses des imitations qu'on en fait. Le poids fèdfique est, en histoire naturelle, un caractère important des minéraux, lîe tableau suivant contient un certain nombre de résultats obtenus par divers Ajsiciens. Nous ferons observer que le poids spécifique d'une substance solide MAtirarier d'un échantillon à un autre, soit parce que le degré de pureté n'est Nttlemôme, soit par suite d'actions mécaniques auxquelles le corps a pu être wunis, comme la compression, le passage à la filière ou au laminoir; soit à anse de l'arrangement différent des molécules. Par exemple, une substance Tistallisée est plus dense que lorsqu'elle ne l'est pas ; l'acier trempé est moins bse que l'acier recuit. Excepté dans ces deux derniers cas, les différences iont généralement assez faibles; cependant, quand on veut une grande précision, liaut, pour certaines substances, opérer directement sur le fragment dont on a ^bire usage.
Table da poids spécifique d'an certain nombre de corps solides , à la températare de 18».
Métaux,
"^Mécrooi 23,000
'^De passé à la fiUère 21,042
*l«tiBe fondu 19,500
^fcodu 19,258
ridiui fondu. 18,680
Tungstène . 17,600
Plomb fondu 11,350
Palladium 11,300
Rhodium 11,000
Argent fondu 10,474
iU
CORPS UQUIDE8.
Bismuth fondu 9,822
Cuivre fondu 8,850
Cuivre laminé 8,9!i0
Molybdène 8,611
Arsenic 8,308
Nickel fondu 8,279
Urane 8,100
Manganèse 8|010
ColMUt fondu. ... ; 7,811
Acier recuit 7,816
Fer en l>arrç. . .
Fer fondu. . . .
Etain fondu. . .
Zinc fondu. . . .
Antimoine fondu.
Tellure
Chrome
Aluminium. . . .
Sodium
Potassium. . . .
Corps simples non métalliques.
Iode 4,948
Sélénium 4,300
( 3,531 Carbone, diamant.
Carbone, graphite.
Soufre
Anthracite. . . .
Phosphore. . . .
Minéraux, pierres précieuses.
Sulfate de baryte (spath pesant).
Jargon de Ceylan
Rubis oriental
Grenat
Topaze orientale
Emeri
Malachite
Topaze de Saxe
Béril oriental
Spath fluor
Tourmaline verte
Saphir du Brésil
Asbeste r^ide
Carbonate j •"»«»''"•
de l marbre de Paros. .
chaux
spath d'Islande. . .
Ardoise
Onyx
Emeraude verte.
Granit
Silice ;
ja9P«
cristal de roche. .
i agate
l opale (silice hydratée).
Fcld-spath. . ,
Ecume de mer (magnésite). . .
Gypse
Albâtre
Obsidienne
Substances diverses.
Flint-Glass anglais 3,330
Perles 2,750
Corail
Verre de Saint-Gobain. ,
POIDS SPECIFIQUES.
PorceliiM de Chine f,385
Porcelaine de Serres 2,U6
bmre 4,917
Aloa 4,7tO
Houille compacte 4,3Î9
Jayel 1,869
Succin 4,078
Glace à Qo 0,930
Bois.
Bwie 1,33
Buts de Hollande 1,32
Bns de France 0,91
Cbèoe, le cœur (00 ans) 1,17
BHre
Frtne.
If
Orme
hmm
Oriager
Sipin jaune • . . 0,66
Noyer 0,62
Tilleol 0,èo
Cyprès 0,60
Cèdre 0,66
Peuplier blanc d^Espagne 0,63
Bois de sassafras 0,48
Charme 0,46
Peuplier ordinaire 0,38
Bouleau 0,36
Peuplier d'Italie 0,26
Liège 0,24
La faible densité de la plupart des bois doit être attribuée aux pores organiques dont ils sont criblés. En effet, M. Violette ayant pris la densité de différentes sortes de bois, par la méthode du flacon, en ayant soin d'opérer sur de petits fragments bien imbibés d*eau, reconnut que leurs densités étaient très peu différentes. Ayant alors réduit les bois en poudre impalpable, il trouva, ^ des bois de nature très diverse, des densités différant à peine de 0,01. I^ densité de ces bois est à peu prés 1,5. Le liège lui-même, ainsi divisé, se "Contre plus dense que Feau ; son poids spécifique est alors 1,3. Ces résultats ^eui sont d'accord avec les observations de Rumfort, qui avait trouvé que la ^^sité de la substance des fibres ligneuses était comprise entre 1,46 et 1,53. ^ ^83. imm spianouB dbs uquidbs. — Le poids spécifique des liquides **>biient au moyen de trois méthodes principales, qui correspondent à celles que '^^Us avons décrites pour les corps solides :
. 1 * On suspend à Tun des bassins de la balance hydrostatique un corps MUillaquable par le liquide, une masse de verre, par exemple. On cherche la P^ite de poids P de ce corps dans le liquide ; puis sa perte de poids p dans Teau. '^ et p sont les poids de volumes égaux de liquide -et d'eau, en supposant que ^ deux liquides soient à la même température, p (1 +^) serait le poids du ^étne volume d'eau à 4**; et P : p (1 + ^), le poids spécifique du liquide, ^ U température de l'expérience.
2» AréoBèCre de Farenheit. — Cet aréomètre (fig, 144) se fait ordinaii^ent en verre, parce que les métaux sont attaqués par beaucoup de liquides;
CORPS UQUIDES.
Fig. 144.
Fig. Ho.
il ne diffère de raréomètre-balance, qu'en ce que le lest n*a pas la forme d'une coupe, et consiste en une boule de verre dans laquelle on a mis du mercure oo des grains de plomb. Le poids tt de Tinstrument étant évalué avec soin, on le plonge dans le liquide, et l'on amène l'affleurement au moyen de poids, P, que l'on place sur le plateau supérieur. P+tt représente alors le poids d'un volume de liquide égal au volume de l'aréomètre jusqu'au point d'affleurement. On opère de même dans l'eau pure, et si l'on représente par p les poids nécessaires pour obtenir l'affleurement dans ce liquide, le poids du volume déplacé sera p+ir, et serait (p+7r)(iH-^), si l'eau était à 4°. Le poids spécifique du liquide sera donc
P-4-it
— ; — .,^ , .. à la température de l'expé-
rience, qui doit être la même pour les deux liquides, afin que le volume de l'aréomètre reste constant.
3* On pèse un des flacons (fig. 142) successivement vide, plein de liquide et plein d'eau. Soient 7r,P, |i les résultats obtenus ; les poids du liquide et de l'eau remplissant le flacon, seront (P — tt) et {p — ir), et le p poids spécifique du liquide sera . , , à la température du flacon
supposée constante pendant toute la durée de l'opération.
M. Regnault a imaginé pour cette expérience le flacon (fig. 145), d'après lequel on a construit plus tard celui de la fig. 143. On fait en sorte, dans toutes
les expériences, que le niveau de l'eau ou do liquide arrive exactement au repère, et l'on t soin d'essuyer avec du papier Joseph l'intérienr du tube et de l'entonnoir qui le surmonte. M. f. Pierre, qui a beaucoup fait usage de ce flacon, y a ajouté un bouchon de verre poor empêcher l'évaporation du liquide, quand il est très volatil ; ou bien Tabsorption des vapeurs contenues dans l'air, quand ce liquide ah propriété d'attirer rhumidité.
■échode de Feniiiée. — On peut encore comparer les poids spécifiques des liquides par la méthode de Feuillée, dont la prônière idée est due à Boyle. Les deux liquides sont placés dans deux tubes verticioi communiquant par leur partie inférieure, et il suffit de comparer leurs hauteurs pour? avoir le rapport de leurs densités (173). M. Babinet a eu l'idée (ie
Fig. U6.
AREOMETRIE.
séparer les deux liquides l*un de l'autre par un espace plein d'air (fiy, 146). Alors la hauteur de chaque liquide doit être comptée, évidemment, à partir do son niveau dans la branche du tube de communication. Cette méthode est moins précise que celles qui précédent.
Tableau du poids spécifique d'un certain nombre de liquides à 0«.
Merture 13,596
Brome 2,966
Acide soif arique concentré 1,841
Acide azotique concentré 1,451
Acide azotique da commerce. . 1,220
Sulfure de carbone 1,263
Acide chlorhydrique concentré. . . 1,208
Uit 1,030
Eau de mer 1,026
Vin 0,99
Huile d'olive 0,915
Ether chlorhydrique 0,874
Essence de térébenthine 0,870
Naphte 0,847
Alcool absolu 0,792
Ether sulfurique 0,71.')