TRANSPORT AUX ÉLECTRODES
liroètres des électrodes ; on voit Toxygéne et Thydrogéne se nités de ce fii, et si on I*enlève, ces gaz ne se dégagent plus les. — S*il se forme un sel insoluble, l'action ne pourra se et le liquide dans lequel se formera le précipité servira st de même de Teau, quand il y arrive de la magnésie qui ne cest-à-dire dont les molécules ne peuvent se combiner me peut servir d'électrode, comme dans Texpérience de la Télectricité de tension (1340), parce qu'il ne peut dissoudre 3 dégagent à la surface de séparation, ste, prendre pour conducteur humide, ne jouant pas le rôle ule de substances différentes. Davy a employé du coton, de de la chair musculaire, et même deux doigts de la main ; êments doit alors se faire à travers les doigts, ce qui semble, difficile à concevoir; cependant la décomposition des sels } muscles, et le transport de leurs éléments aux électrodes m des matières métalliques renfermées 1552), montrent bien la possibilité d*un chimique à travers les tissus vivants.
kTiOM DBS iLECTEODES. — Lcs lames de rvi d'électrode possèdent la propriété de it , quand on supprime la pile après les m fil métallique. Ce courant secondaire ieLa Rive, est dirigé en sens inverse de avait fourni ; il se produit encore quand, et lavé avec de l'eau des lames de platine, Fig. \ 1 53.
un liquide autre que l'électrolyte qu'elles K)ser. On peut montrer l'existence de ce courant, par une iimple : on décompose l'eau dans deux voltamètres V, V s dans le même circuit au moyen d'un fil métallique m. Au tmps, on supprime les communications f, f avec la pile, et |uer les liquides des vases, au moyen d'une mèche de coton le gaz continuer à se dégager pendant quelque temps sur les nit le fil m; seulement l'hydrogène apparaît Jà où se déga- ; vice- versa.
ndaire est dû aux substances solides, liquides ou gazeuses, lectrodes, qui sont dits alors po/am^'s ; expression, du reste, Ces substances réagissent les unes sur les autres à travers uisent un courant qui va, dans ce liquide, du dépôt qui joue ;elui qui joue le rôle d'acide (1446). Pour le prouver, il suffit mes neuves, l'une dans un acide, l'autre dans une base, de les mètre après les avoir essuyées et lavées, et de les plonger a aussitôt un courant. Nous avons vu (1461 ) comment on on des courants secondaires par les dépôts gazeux. Nous avons
aussi indiqué le rôle de la polarisation des lames métalliques dans Taflaiblissement des piles voltaîques, dans les piles secondaires de Ritter (1471) et, en général, dans les expériences sur réiectricité produite par les actions chiniques (1447).
i558. De l'anipoiarité dea flammea. — Si Ton plonge dans la Uaffline d'une lampe, entre deux électrodes qui s*y enfoncent, un Gl métallique commaniquant avec le sol, Télcctrode négatif se décharge, et TéleclrosGope indiqne que la tension de Télectrodc positif augmente, comme lorsqu'on fait commoBiquer le pôle négatif avec le sol. Pour que ces effets soient bien marqués, il faut que la pile soit isolée et susceptible d*une assez forte tension. Dans la flamme du phosphore, les effets sont inverses : c'est Télectrode positif qui se décharge. Ce phénomène a été désigné sous le nom i'umpolarilé, M. Ohm est parventi Texpliquer par le dépôt de substances isolantes sur Tun ou sur Tautre électrode, suivant la nature des flammes. Cette explication se confirme quand on rapproche les phénomènes d'unipolarité des flammes, de ceux que manifestent certaias corps solides ou liquides, particulièrement le blanc d*œuf, le savon. Si Ton enfonce les électrodes de la pile dans un morceau de savon, le courant est presque complètement intercepté. Si ensuite on fait communiquer le savon avec le sol, le pôle négatif se décharge, et le pôle positif acquiert la tension maximun qu'il prend quand le pôle négatif communique avec le sol. M. Ohm fait voirque cette propriété du savon n'existe pas au premier moment, mais qu'elle tt développe pendant le passage du faible courant qui traverse le savon ; c'est que cette substance est décomposée et qu'il se dépose à l'électrode positif, des acides gras complètement isolants ; tandis que l'électrode négatif reçoit les bases. Si l'on met le fil négatif bien exactement tians le trou qu'occupait le fil positif aa premier moment, c'est ce dcniier qui se décharge, le fil négatif se trouvât enveloppé d'une couche isolante qui avait été déposée dans le trou pendant la première partie de l'opération. Pour que ces expériences réussissent, il faut employer un courant assez intense pour décomposer le savon.
iSSO. RésEstanee des dlaphragmea métalllqoea. — La polarisation secondaire des lames métalliques va encore nous servir à expliquer le phénemène suivant, signalé d'abord par Ritter, puis étudié en 1825 par H. de La Rive * , puis par M. Marianini et M. Marié-Davy. Quand un courant traverse dos diaphragmes métalliques qui divisent une colonne liquide conductrice faisait partie du circuit, les divers effets du courant sont affaiblis. La manière b plus simple d'en faire l'expérience consiste à distribuer le liquide dans plusieurs vases de verre dans lesquels plongent les lames métalliques courbées en fcri cheval. Voici les résultats trouvés par M. de La Rive :
\^ La résistance au passage dépend de la nature du liquide et du métal, niOmc quand ce dernier n'est pas attaqué ; pour le platine, elle est plus grafl* avec racide sulfurique qu'avec l'acide chlorhydrique, et avec l'acide chlorhjdrigD^
* Annales de chimie el de physique, 2* série, t. XXVllI , 203 , et XXXYII, Î25.
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» l'adde azotique, surtout quand ce dernier est concentré. 2» L'intensité orant peut renverser ie rapport entre les résistances observées avec un métal et deux liquides différents. Par exemple, quand le courant est « et les cloisons en platine, la résistance est moindre avecTacide chlorhy- ) qu'avec Tacide nitrique. Il en résulte que, si Ton augmente le nombre aphragmes, ce qui affaiblit le courant, on peut voir tantôt le courant de reil rempli d'acide nitrique remporter , tantôt celui du même appareil 1 d'acide chlorhydrique. S» Un métal affaiblit d'autant moins le courant, est plus oxydable ; par exemple, le zinc produit moins d'effet que le B. 4« Un courant éprouve une perte d'autant plus petite en traversant iphragme, qu'il en a déjà traversé un plus grand nombre. 5o La perte lutant plus faible que l'étendue des diaphragmes est plus grande. 6» Elle mble pas dépendre de l'épaisseur de la couche de liquide qui les ). 7* M. Poggendorif a reconnu que la perte diminue quand la température
avait d'abord attribué l'affaiblissement des courants par les diaphragmes, résistance spéciale que l'électricité éprouverait en passant d'un métal un liquide , et réciproquement. Il est bien probable qu'une semblable ince existe; mais on a reconnu, et M. Ohm le premier, que la résistance 16 principalement aux dépôts sur les lames , des éléments du liquide posé par le courant. Ces dépôts diminuent l'intensité du courant, soit Nuisant un courant contraire (1557), soit en formant une couche non Btrice qui arrête Télectricité. Pour confirmer cette explication, M. de ve a fait passer le courant dans des directions alternativement contraires , niére à empêcher les dépôts de se former, et alors il n'y a plus eu d'affaisent du courant. Quelques-unes de ces expériences ont été faites avec achine d'induction qui permettait de changer le sens du courant 27 fois «onde. L'intensité du courant ne pouvant dans ce cas être mesurée par métré, dont l'aiguille serait perpétuellement agitée, M. de La Rive it cette intensité par réchauffement de l'hélice d'un thermomètre de et (1525). — M. Worsellmann de Heer ' ayant employé un courant tané, de manière à pouvoir se servir d'un réomètre pour en mesurer site, puis ayant fait aussitôt passer le courant secondaire par un second tre, ce courant secondaire s'est toujours montré le plus intense pour les les de diaphragmes qui affaiblissaient le plus le courant instantané, is devons dire cependant que MM. Fechner, Poggendorff et Lenz > ont que la résistance propre au passage forme une grande partie de la ince observée ; mais le second parait n'avoir pas assez rapproché les ements de sens du courant, pour empêcher la polarisation, et le troisième se que le courant instantané qu'il employait n'avait pas le temps de
rchices de Véleclricilé, de M. A. de La Rive, t. I, p. 539 et 581. nkivet de l'ilectricilé, de M. A. de La Rive, t. 1, p. 497 et 477.
polariser les lames , ce qui n*est pas admissible d'après les expériences de M. Worsellmann de Heer, et celles deM. Schœnbein, qui a constaté que la décharge d'une bouteille de Leyde sufiit pour occasionner un courant secondaire. Nous pensons donc, avec M. de La Rive, que la résistance propre au passage d'un métal dans un liquide, ou réciproquement, n'a qu'une infloeiice insensible, et que la diminution d'intensité du courant est entièrement due i la polarisation secondaire des lames métalliques.
iS60. Anneaux de Nobiii. — Le dépôt qui sc forme sur les laines servant d'électrodes, présente, quand il est en couches très minces, des couleon irisées semblables à celles que produisent toujours les lames excessiveoeit minces, comme nous le verrons dans l'optique. M. Nobili, qui le premier a remarqué ces couleurs, les a étudiées avec détail, et leur a donné le im d'apparences éledro-chimiques > . Voici la disposition qu'il emploie : il fà communiquer avec l'un des pôles d'une pile, une plaque horizontale en platine, argent ou acier ab (fig. il 54) garnie d'un rebord en cire, sur laquelle il vene une dissolution électroly tique. Il enfonce verticalement dan cette dissolution un fil de platine communiquant avec l'aotn pôle, et enveloppé d'une matière isolante , excepté à m extrémité r, qui est terminée en pointe très fine et estplade à une distance de 1 à 2 millimètres de la plaque. Quand A fait passer à travers ce système, le courant d'une pilei auges d'une douzaine de couples , il se forme sur la plaqne, en quelques secondes, des anneaux de différentes cooletfi ayant pour centre commun la projection du point rff cette plaque. Ces anneaux sont dus à un dépôt d'oxjdi Fig. H 54. ou de métal, quand la plaque est négative; et probabkment à une altération de la surface par les acides, qoaii elle est positive. Plus brillants, en général , quand la plaque reçoit rélectridli positive, ils sont souvent alternativement clairs et foncés. D'autres fois, cmB avec l'acétate de plomb , ils présentent les couleurs de l'arc-en-ciel ; maisl ne faut pas trop prolonger Texpérience, car alors le dépôt de peroxyde fc plomb est trop épais pour présenter des couleurs. Nobili a fait un très grail nombre d'expériences avec des dissolutions de divers sels ou de substaneei animales, des sucs de plantes. Les matières organiques donnent généraleocit les plus belles couleurs. Si l'on présente à la plaque, deux pointes assd rapprochées l'une de l'autre, communiquant avec le même pôle de lapjk. on a deux systèmes d*anneaux, qui se rapprochent dans les parties voisines. Si, au contraire, la plaque étant isolée, les pointes apportent les électricW* contraires, les anneaux se déforment comme s'ils se repoussaient; ce fV s'explique par la réunion à travers le liquide, d'une partie des électricilfc passant d'une pointe à l'autre sans arriver jusqu'à la plaque. Une cloison «•
1 Annales de chimie et de j)hy tique, ?• série, t. XXXI V, p. 980 et 419.