‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 43 sur 189 · DISTANCK EXPLOSIVE DANS LES GAZ · texte numérisé non relu

DISTANCK EXPLOSIVE DANS LES GAZ

fa

laflaesee ée l« densité d^na nêoie «as. — M. Harris a trouvé que la faantité d'électricité, condensée dans une même jarre, nécessaire pour opérer h décharge entre deux boules placées h une distance constante, est en raison HiTerse de la densité de l'air. La quantité d'électricité se mesurait au moyen de hboateille électrométrique (1320). Quand, la densité de l'air restant la même, la éistance des deux boules varie, la quantité d'électricité est proporiionnelle à la fistance explosive. Il en résulte que, si la charge reste la même, la distance eiplosive est en raison inverse de la densité de l'air. Nous disons la densité et Ben la pression, parce qu'il résulte des expériences de M. Harris, que la distance explosive reste la même dans l'air froid, et dans l'air chauffé jusqu'à i^S° en

fase clos, de manière que sa densité ne puisse pas varier. Si le gaz est libre de

se dilater, sa résistance diminue.

Ia densité électrique (1333) a aussi une influence sur la distance explosive.

M. Knockenhauer et M. Masson , chacun de leur côté, ont trouvé que, pour

«keoir la décharge à une même distance, il faut que la densité électrique soit

proportionnelle à la densité de l'air.

H. Riess, à la suite de nombreuses eypériences, est arrivé au même résultat,

et il a représenté la distance explosive, par la formule D=sK-^, dans

iMpelle e : s représente la densité électrique, et K une constante qui corres-

tnA à cette densité égale à l'unité. Cette formule permet de calculer la

Airge e d'une batterie quand on connaît D, s et K. Nous voyons qu'il y a une

pude différence entre la résistance à la

%rdition , qui augmente quand la densité

kh\T diminue, et la résistance à la décharge,

^lagmente au contraire avec cette densité ;

f'ertque, dans ce dernier cas, les molécules

Mrent être séparées, comme le prouvent les

«pèriences faites avec les corps solides , qui

M percés ou brisés.

184€. BésisUiB€>e des divers ^as. — Indifférents gaz pris k la même pression, de résistent pas également à la décharge, fiœbereiner avait remarqué que la distance explosive est moindre dans les gaz les plus denses , et Schaffault l'avait trouvée beaucoup plus grande dans l'hydrogène que dans l'air. Morgan , ayant comparé divers gaz â f< point de vue , a trouvé que la portée explosive est la plus grande dans i'bydrogène, et la plus petite dans l'acide clilorhydrique. M. Faraday a fait M travail étendu sur ce sujet, au moyen de l'appareil de la fig. 1014. L'électricité, arrivant d'une machine électrique, se rend sur le conducteur C, d'où elle passe sur les boules isolées c, c\ De là elle peut s'élancer sous forme

l'ig. 10! 4.

d*étincelle sur Tune des boules en cuivre B et B', qui communiquent avec le se par les fils f, f , On peut faire varier les distances entre les boules c« B < c\ B'. Les premières sont renfermées dans un récipient à botte à cuir* dan lequel on peut introduire divers gaz. L'expérience se faisait en cberchant qiielli distance il fallait donner aux boules c\ B' pour que la décharge se fit indifi remment entre elles ou entre les boules c, B, dont la distance restait constaDte; et les résistances d*un gaz et de Tair étaient en raison inverse des distança B c, B' c' . En prenant pour unité la résistance dans Tair, la distance B e éUat de 16»" , la résistance des gaz était x= D : 16, D étant la distance B' c' ; it Ton trouva, suivant que les boules c, c' recevaient de l'électricité positive m de l'électricité négative, les nombres qui suivent :

hydrogène, ga% d'éclairage, oxygène, a%ote, a. carbonique, ga% oléfiant, a. chlorhydrifit.

Il résulte de ce tableau que les différences dans les résistances ne tienoeit pas seulement h la densité des gaz, mais aussi à leur nature, car le gaz oléfiaii résiste mieux à la décharge que Toxygène et Tacide carbonique, qui sont pi» denses que lui. Du reste, ces chiffres ne sont qu'approximatifs, à cause (to l'imperfection du procédé. De plus, des causes très légères, comme un pea d'humidité, un peu de poussière, peuvent modifier la distance explosive. Qa remarque aussi qu'une fois que l'étincelle a franchi la distance des boules B,e ou B', c on peut les écarter sans qu'elle cesse de se produire, comme si l'air avait été modifié par les premières décharges, de manière à résister moins à cdkl qui suivent. Ce fait général a été expliqué par M. Faraday, en admettant qw les molécules de l'air sont constituées par la première décharge , dans un àà de polarité électrique favorable au passage des électricités.

Remarquons encore que l'étincelle n'est pas rectiligne et ne mesure pas la distance des boules, et enfin que les parois du récipient s'électrisent piasiB moins. Aussi la résistance étant i et c' B', M. Faraday l'a trouvée égale h 1,121 dans l'air du récipient, avec l'électricité positive, et à 1,024 avee le fluide négatif. Ces causes d'erreur expliquent aussi pourquoi xM. Massoo a trouvé des nombres plus grands que ceux qui sont cités plus haut, en opérait sur l'hydrogène et l'acide carbonique au moyen de l'électricité positive. Ce dernier physicien a aussi opéré sur quelques liquides ; il a trouvé les résistances 7,4; 12,3; 13; 15,5; dans l'éther, l'eau, l'alcool et l'essence de térébenthine.

1347. DlfTéreMce de résIsUiBce anx deux fluides. — Nons aîOn encore ici à faire la distinction entre la décharge lente, et la dédiargepir explosion. Nous avons vu que le fluide négatif se perd plus vite par le cootaet de l'air, pour les fortes tensions, que le fluide positif ^1844); cela résulte antfî des apparences des aigrettes formées avec les deux espèces d'électricité (1387).

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