‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels (volume 5)Chapitre 73 sur 189 · GALVANISME · texte numérisé non relu

GALVANISME

râectrieité , toutes les substmces conductrices étaient dans le môme cas. La isoission durait ainsi depuis dix ans , quand PlafT, professeur à Kiel , ou, flrânt d'autres, Voita et Fowler, reconnurent que les convulsions se produisent msi bien au moment où Ton supprime la communication , qu*au moment oi\ Il rétablit. Ce résultu , inexplicable dans la théorie de Galvani , la fit dés bn abandonner, et les idées de Volta furent généralement adoptées.

i4it9. Expérienees de Volta. — Volta a fait un grand nombre d'expériences pour prouver directement qu'il se produit de l'électricité dans le contact fo métaux. Il s'est servi pour cela principalement, de cuivre en contact avec èizinc ou de l'argent, ayant remarqué que ces métaux produisent de fortes MOtraclions galvaniques. Il prit d'abord deux disques, r» en zinc, l'autre en cuivre , isolés par des mandes de verre, les appuya l'un sur l'autre, les sépara, M fit toucher le disque de cuivre au plateau collecteur fc l'éleclrométre à condensateur (fig. 1045), dont r»tre plateau communiquait avec le sol. Ayant dédargé le disque de zinc, il répéta l'expérience une

Mconde fois, puis une troisième , et il vit les

feoilles d'or s'écarter , quand ensuite il enleva le plalett supérieur. 11 reconnut ainsi que le disque de crivre avait pris le fluide négatif, et le zinc, le fluide frisitif.

Comme on pouvait objecter que l'électricité était froduite par le frottement ou la pression des deux isques, Volta fit souder l'une au bout de l'autre une hffle de zinc et une lame de cuivre , comme on le voit en zc ( /iij, 1045 ), prit k première entre ses doigts , ti appuya l'autre sur le condensateur de l'électro- •itre. Au bout de quelque temps , il trouva les feuilles d'or chargées de foide positif ; d'où il conclut que le plateau collecteur avait reçu, du cuivre , h fluide négatif. Pour recueillir l'électricité positive qui se porte sur le zinc , •D tient le cuivre avec la main, et Ton fait communiquer le zinc avec le plateau le l'électrométre ; seulement , il faut que ce dernier soit en zinc , ou , s'il est CB cuivre, qu'il soit séparé de la lame de zinc par du papier mouillé. Sans ces précautions, il y aurait deux points où du zinc serait en contact avec du cuivre, et les effets se contrarieraient.

Au lieu de tenir Tune des lames avec les doigts , pour la faire communiquer nec le sol , on peut se contenter de lui donner une très grande surface, sur hqoelle le fluide se répand , ou la faire communiquer avec l'intérieur d'une iNmteille de Leyde non isolée.

f48S. Force éleetromotriee. — Volta crut pouvoir conclure de ces expéîeoces, qu'il se développe de l'électricité au contact des corps conducteurs, [a'il nomme, à cause de cette propriété, corps éleclromoteurs. Les métaux sont es électromoteurs les plus parfaits. Les liquides en contact avec les métaux

Fig. 4 045.

300 SOURCES d'élfxtricité.

ne sont pas électromoteurs, suivant Volta, ou du moins ne le sont que très pa L'électricité attribuée au contact a été appelée électricité voltaïque, Volta donné le nom de force électromotrice à la cause inconnue qui agit au cootie pour décomposer le fluide neutre, et il s*est appliqué à déterminer les propriM et la manière d*agir de cette force. On peut formuler de la manière suivait les résultats de ses recherches :

i» La force électromotrice décompose le fluide neutre qui existe à lasmfie de contact des deux métaux; elle chasse sur l'un d'eux le fluide positif proi» nant de cette décomposition, et sur l'autre, le fluide négatif. S» Cette fon s'oppose à la recomposition des fluides à travers la surface de contact. 3* 0 est limitée et ne peut décomposer et maintenir décomposée qu'une quantil déterminée de fluide, présentant une tension maximum qui ne peut êb dépassée, mais qui est toujours atteinte instantanément. 4« L'efiet est indépa dant du nombre des points de contact ; un seul point donne le même résiilll qu'une large étendue de surface.

Cela posé, considérons deux corps de nature différente, de même surface isolés et en contact ; par exemple, une lame de zinc et une lame de cuivre, l zinc prendra une tension -}--*- a d'électricité positive, et le cuivre une tensâ — -*-a de fluide négatif, de manière que la diff*érence algébrique des tensiM des deux lames sera égale à la quantité a, qui dépend de la nature des sok stances en contact. Si l'on fait communiquer le cuivre avec le sol, il perdrait électricité, la force électromolrice ne sera plus contrebalancée par l'attradil mutuelle des deux fluides, et de nouvelle électricité se produira instantanéna et donnera au zinc la tension a, de manière que la difl'érence de tension A deux lames soit toujours égale à a. Si ensuite, la communication du cuivre an le sol étant supprimée, on vient à fournir de nouvelle électricité au zinc, celles ne pourra être arrêtée par la force électromotrice, et se répandra également si les deux lames, en y apportant une augmentation de tension h; de maniif que, la tension étant a -j- ^ sur le zinc, et b sur le cuivre, la différence M toujours égale à a.

Si les plaques isolées et en contact ont des surfaces inégales. S, S', • calculera les tensions x, y sur ces lames, en remarquant que les quantité d'électricité doivent être égales sur les deux surfaces, et qu'elles sont propii tionnelles, sur chaque surface, à son aire et à la tension. On aura du Sx = S'y. De plus, la différence algébrique des tensions devant toujours éli égale à w, on aura x-\-y = a; ces deux équations donneront les valeurs de et de y. — C'est en partant des considérations qui précèdent que Volta at conduit à la découverte de l'appareil admirable dont nous allons mainteaa nous occuper.

i43i. PILE DE VOLTA. — Considérons un disque de cuivre c communiqua avec le sol, et sur lequel soit posé un disque de zinc z (fig. 1046). La Cor électromolrice agissant au contact n, poussera sur c du fluide négatif ^ passera dans le sol, et sur z du fluide positif qui atteindra immédiatement

PILE DE VOLTÂ.

s leDsion a dont est capable la force électromotrice. Plaçons un le de cuivre au-dessus du zinc, en ayant soin de Ten séparer par de drap imbibée d*eau acidulée, qui constitue un bon conducteur ooteur. La tension en z sera diminuée, mais elle sera rétablie une nouvelle décomposition qui se fera en n, de manière que la s, en zeic'. Si maintenant nous plaçons sur c' un autre zinc z\ romotrice en n' lancera du fluide positif en z\ et du fluide négatif si diminuera la tension a ; mais cette tension sera toujours immétablie par Faction qui s*exerce en n. Or, la force électromotrice en itisfaite que lorsque la tension en z' dépaslle qui existe en c', c'est-à-dire quand la ' sera. 2a. Cette tension sera diminuée si r z' une nouvelle rondelle de drap et un lue de cuivre c'\ mais elle sera aussitôt Faction qui s*exerce en n', laquelle même temps du fluide négatif qui viendra luer la tension a ; tension aussitôt rétablie \ qui réside en n, laquelle poussera en i sur c du fluide négatif qui passera dans rerrait de même que la tension serait 3a sur un Z^ zinc, et en ur le n« zinc. On pourra donc obtenir une très forte tension à la eure, en empilant un grand nombre de disques. de commencer par un disque de cuivre communiquant avec le sol, commencé par un disque de zinc, le système aurait contenu du f, au lieu de fluide positif, avec une tension lie sur chaque disque au rang qu'il occupe

Kig. 4 046.

itk^isik

Fig. 1047.

le. — Il faut avoir soin de toujours placer lans le môme ordre. Si cet ordre était interdeux disques en contact , ils détruiraient eux disques précédents, et il y en aurait d*inutiles. En effet, supposons que sur le ivre c {fig. 1047), dont la tension est na, s un zinc 2, une rondelle de drap, puis întun autre zinc s'; la tension sera (n -h 1) a sur 2 et %\xv z\ Il te placer le cuivre c' sur z\ et comme la tension sur le cuivre, doit \ moindre que sur le zinc en contact, de la quantité a, la tension a. Si ensuite on rétablit Tordre primitif entre les disques, la tension fia, et celle de ;:;*, [n + \)a, comme si les disques c, z, s' c' pas.

wM, — Le système de disquos empilés toujours dans le même le nous venons de le décrire, se nomme pt/e de Voila, pile vollaï-

ft

.4 i*]cove pile galvanique. La réunion d*un disque de zinc et d*un disqne

r V se nomme un couple, une paire o\\ un élément de la pile. La/?^. 1(M8

^•lie l'ensemble de la pile ; des colonnes de verre la soutiennent latérafe-

L L . > disques doivent être bien décapés du côté où ils se touchent ; souvent

on les soude deux à deux , ce qui dispense de les nettow

^ chaque fois que l'on monte la pile. Les rondelles de drap ou de

^^W ciirton sont mouillées avec de l'eau salée , ou acidulée par de

^^ l'acide sulfurique et un peu d'acide azotique; on met ordinai-

rement V,. du premier, et ^V du second. Ce liquide attaquait

le zinc bien plus que le enivre, on donne aux disques de zinc

une plus grande épaisseur qu'aux disques de cuivre.

Les extrémités de la pile se nomment ses pôles; on distingue le ]H}le positif et le pôle négatif. On attache aux disqoei extrêmes, des fils métalliques dont les extrémités portent aussi, |)ar extension , le nom de pôles. Ces fils se nomment les ^ieeti'odes ou réophores de la pile ; ils sont destinés à conduire rêlectricité là où l'on veut la faire agir.

i43S. Pile en aeitvtté. — Si l'on réunit les deux pôles (le la pile par un fil métallique, il se fait aussitôt, dans tous lei couples, un mouvement d'électricité , qui fait dire que la pib (*st en actmtê. Soit b la quantité d'électricité positive qui pasa du pùle supérieur z" (fig, 1046) dans le lil conjonctif oj^. . fUMon de i'" ne sera plus égale à ia; alors la force électromotrice agira .. i )HMir remplacer la quantité/), en produisant en même temps unequai- ,.i ':> di* lluide négatif, qui viendra diminuer de b la tension de c"z". Celte . ,,M.>n sera aussitôt rétablie par la force électromotrice qui agit en w", et ei ..v'im* U'uips la tension "la de e"i' sera diminuée, puis rétablie par l'action qui ^ \o»ve en /*' ; et ainsi de suite jusqu'au dernier couple zc, dont le cuivre c . o\! .1 la quantité — b de lluide négatif; ce fluide passera dans le fil conjonctif, . IX li'quel il sera attiré par le fluide positif -+-6 qui vient de 0', et s'unira ice ^.uiiT. pour former du fluide neutre. Cette suite de décompositions et de ■ ,,>in|ii»ilious, qui se fait instantanément si l'on suppose que les rondeHei •„;uiileN u'olVreut aucune résistance au passage de Télectricité, se renouvellen .-.litiMielleuient tant que la roinmunlcation restera établie entre les deux pôles, * il' lil conjonctif sera constamment le siège d'un conflit électrique entre les ivu\ fluiiies qui s'y combinent pour reformer du fluide neutre.

^ l'on établit la communication entre les pôles au moyen du bras, on ressent i^touuuotiond\iutantplus forte que le nombre de couples est plus grand. Cette ooituution peut être renouvelée aussi souvent i]ue l'on veut, puisque la pile se tvhiU'ge d'elItMiu^ine aussitôt qu'on l'a déchargée. La pile se comporte doflc aiMUiO une bouteille de Leyde qui se rechargerait immédiatement d'elle-même. Vi4tèh>iuent où Ton rapproche les extrémités des électrodes /,/" (fig. 1046),

lois.

lilfir une étincelle, quand la distance est assez petite. Cette distance le la tension ou du nombre des couples. On peut aussi reproduire cette nssi souvent que Ton veut.

. nie isolée. — Dans tout ce qui précède, nous avons supposé la (nsmunication avec le sol par Fun de ses pôles. Supposons-la maintelée. Pour trouver la distribution de rélectricité entre les divers couples, i de considérer deux piles égales non isolées, commençant en bas, ' le cuivre, et Tautre par le zinc. La première contiendra du fluide i la seconde du fluide négatif. Si Ton renverse cette dernière, de que son zinc inférieur vienne s'appliquer sur le cuivre qui est au bas imière, en ayant soin de séparer ces deux disques par une rondelle de formera une pile unique dont tous les disques se trouveront dans le tire, et dont une moitié sera chargée d*électricité positive, et Tautre âté négative; car les disques du milieu étant à Tétat neutre, il n'y aura liangé dans Tétat électrique de tous les autres. On voit que la tension [ pôles ne sera que la moitié de la tension qui aurait lieu à Tune des es d'une pile non isolée ayant le même nombre de couples. I met la pile isolée en activité, les phénomènes se passeront dans loitié comme dans la pile non isolée ; seulement les fluides, en même , qui arriveront dans la rondelle du milieu, s'y neutraliseront, au lieu r dans le sol. Du reste, quand la pile non isolée est en activité, l'éleci tarde pas à s'y distribuer, comme dans la pile isolée; c'est-à-dire leax moitiés renferment des électricités contraires, et que la rondelle ouve au milieu est à l'état naturel.

. DIFFÈBSXTBS BSFÈGB8 DE FILB8. — La pile, telle que nous l'avons fig. 1048), se nomme pile à colonne. Elle présente divers inconvéelle est longue à monter, et le poids des disques comprime les rondelles

et en exprime le liquide. On a imaginé diverses dispositions destinées à rendre l'appareil plus commode et à augmenter son énergie.

Pile h «oge , oo de Gralk-

shank. — Les couples de cette pile sont formés de deux plaques Fig. 4 049. —1/6. rectangulaires en zinc et en cuivre,

appliquées et soudées l'une sur Ces doubles plaques sont placées parallèlement les unes aux autres, ire que le zinc soit toujours tourné d'un même côté, dans une auge qu'elles divisent en compartiments égaux (/{^. 1049). Un mastic sert à fixer les couples et à les isoler les uns des autres. On remplit irtiments d'eau acidulée, et des lames de cuivre a et c, munies de fils tes, reçoivent les électricités accumulées dans les compartiments . Le pôle positif se trouve en a du côté du zinc. Quand on ne veut

XNNNNNAVs:^^

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plus faire usage de cette pile, on verse l'eau acidulée, et on lave les coaple h grande eau.

Plie * coar0nne de tasses Chaque couple de celte pile, imaginée pa

Volta, se compose d'une bande métallique repliée en forme de fer à cberal, f formée de z\nc z(fig. 1050), et de cuivre c, soudés Tun à l'autre en o. De tasses, placées les unes à la suite des autres, contiennent de Teau acidulée, a chacune d'elles reçoit une branche cuivre et une branche zinc, appartenant i deux couples voisins. Ces branches, qui ne doivent pas se toucher, commoMquent par l'eau acidulée. Les électricités qui s'accumulent dans les nm extrêmes sont reçues par des lames de cuivre. Avec une centaine de couplei, on éprouve des commotions assez fortes, quand on plonge les doigts dans bs vases extrêmes.

Fig. lOiiO.

Fig. 1031.

La pile à couronne est très facile à construire, mais elle est longue à monter. Pour simplifier l'opération, on fixe les couples, parleur partie supérieure, â une barre de bois (fig. i05i ), et on les plonge dans une auge partagée en compartiments égaux isolés, de manière que chaque compartiment reçoive une lame de zinc et la lame de cuivre du couple suivant. En 1806. rinstitut ro;al de Londres fit établir dans ce système une batterie voltaîque de 2000 couples, célèbre par les expériences de Davy. Les éléments avaient 4 ou 5 décimétr» carrés ; la batterie était formée de 200 auges et renfermée dans une ca^ dont les électrodes traversaient la voille, afin que les expérimentateurs ne fussent pas incommodés par l'hydrogène qui se dégageait d'un aussi grurf nombre d'éléments, par l'action de l'acide sulfurique sur le zinc. M. Chiidrti a fait construire dans ce même système, une pile remarquable par l'intensité de ses effets, composée de 20 couples de 1 mètre carré de surface environ.

Pile de MToiiastoB. — Wollaston ayant reconnu qu'il y a beaueoif d'avantage à donner au cuivre une plus grande surface qu'au zinc, a recourt* la lame de cuivre de manière à envelopper la lame de zinc r^mme on \efA en ccc (/iy. 1052). La lame de zinc -; est soudée au cuivre c' de Téléiaei*

sniaot : elle est séparée du cuivre ccc par de petits morceaux de bois placés

abat et en bas. La lame de cuivre est fendue en dessous, pour que le liquide

ans lequel plonge le couple puisse circuler facilement

«lourde la lame de zinc z. La fig. 1053 représente

reisemble d*une pile de WoUaston de 28 couples. Ces

fiMfles sont fixés en deux rangées, sur les barres de bois

ii»àfr que l'on peut élever ou abaisser à volonté, au moyen

le chaînes qui passent sur des poulies de renvoi et viennent

'enrouler sur un treuil /, que Ton fait mouvoir au moyen

e la manivelle m et d*un système dVngrenage. Quand on

bisse les couples , chacun d'eux plonge dans un vase

kio d*eau acidulée. Tantôt les deux séries forment une

ile de 28 éléments pliée en deux ; alors les deux pôles

nt d un même côté de l'appareil ; tantôt elles* forment

m pile de 14 éléments , d'étendue double , et alors les

eif IkMessont anx extrémités opposées, et les éléments sont tournés de

kilriliiie manière dans les deux séries.

Fig. io:>3.

nie en héiiec. — Quand on a besoin d'éléments à très grande surface, on *ploie la pile en hélice, imaginée par ïlare. Pour construire un élément de tttie pile, on enroule en spirale autour d'un cylindre de bois r, r[fig, 1054), ooe lame de zinc et une lame de cuivre, en ayant soin de les séparer par des Wiides de drap, ou par des baguettes en osier. De cette manière, les deux faces 'e la lame de zinc se trouvent, dans presque toute leur étendue, en présence ''oDe surface de cuivre, et réciproquement, comme on le voit dans la coupe ^sversale or^ où la ligne forte représente le zinc. Quand on veut se servir de

ét.:-^-.---^

Fig. 1054.

cet élément, on le plonge dans un tonneau rempli d*eau acidulée. Les lames zinc et de cuivre sont munies de fils /*, f. En o est le contact des deux métai la lame de cuivre c est destinée, dans la théorie de Vol ta, à recueillir Téledi cité qui se porte sur le zinc, et qui passe sur cette lame c à travers Te acidulée. Quand on veut réunir plusieurs couples, on fait communiquer,

moyen de larges bandes de cuivre, le zi de chacun d'eux avec le cuivre du suifai et ainsi de suite. Ces couples sont fixés des barres de bois , que Ton élève ou q Ton abaisse à volonté, au moyen d'un tre disposé d'une manière analogue à celui la pg. 1053. Hare a construit un appar semblable, qu'il a nommé caloritnoteHr dé/lagrateiir, à cause de l'intensité de i effets calorifiques. M. Pouillet a fait coi truire , pour la Faculté des sciences Paris, une pile en hélice de 12 couples, dont les lames ont chacune 5 6 mètres carrés de surface. Les couples sont fixes, et c'est le plancher porta des seaux pleins d'eau acidulée, qui se soulève, au moyen de chaînes, manière que les couples soient baignés par le liquide.

Plie d*Yoaiis. — Cette pile , qui peut renfermer un grand nombre d'à ments dans un petit espace, et dont le principe est dû à M. Faraday, i

composée de lames de zinc et < cuivre découpées et repliées coiiii on le voit en 2, z\ c, c' (fig. 105E 011 les lames de cuivre sont on brées, pour les distinguerdes lan de zinc. Chaque lame de zinc pM un appendice, qui est soudé i 1 appendice semblable de la lamei zinc suivante , comme on le n en 0. Les lames sont engagées I unes dans les autres, de manié Fig ^055. ^"6 chaque zinc se trouve eut

deux cuivres , et réciproquemei On peut rapprocher les lames de manière que 50 couples n'occupent pas plosi 25"». On voit en A l'ensemble de cette pile ; on la plonge toute entière dans m même auge, où elle fonctionne bien quand les pôles sont réunis par un fil c» jonctif ; ce qui est contraire à la théorie de Volta, qui attribue au liquide le ri unique de conducteur. Cependant , les quantités d'électricités qui se recoi binent k travers le fil conjonctif , sont un peu moindres que si les élénei plongeaient dans des vases séparés. Ces remarques s'appliquent à Tappai suivant.

Fig. 4 056.

Mie êm ■■seke. — Cette pile , bien plus simple que la précédente , fréseote les mêmes avantages. Les lames de zinc et de cuivre , dont on voit ■e coape horizontale en czqz (fîi]. 1056), sont soudées suivant une ligne «rtieale , et pliées en forme d'U ; des sont maintenues en dessus et en teoDS par une ou plusieurs petites krres de bois , comme on le voit dans b jessin de gauche , qui représente rosemble de Tappareil. Les piles IToung et de Muncke sont très corn- Mdes, et les plus avantageuses quand m a besoin d*un grand nombre d'été- ■nts. On peut réunir facilement plu- Mrs de ces piles, en faisant communifwries extrémités, au moyen de bandes di coivre qu*on réunit par de petites pKes à vis.

Od a construit des piles dans lesquelles Tun des métaux sert à former le vase fi contient Teau acidulée. Nous allons décrire deux de ces piles.

nie d*Œrsted. — Des vases aplatis en cuivre c, c, c; c' ( fig. (1057) ) , .Miennent de l'eau acidulée, dans laquelle plongent, sans toucher le cuivre, Clames de zinc z, z, z; z\ Chaque vase de cuivre communique avec le zinc -fi plonge dans le vase suivant, par des crochets s'enfonçant dans de petits iriets en fer n, n\ remplis de mercure. Il suffit de soulever

ou d'abaisser la barre de bois B, B', à laquelle sont fixées les lames de zinc, pour faire fonctionner la pile, ou la mettre au repos.

Plie de Stnrgeoii. — La figure 1058 représente un des couples de cette pile. L'eau , acidulée par ^ d'acide sulfurique , est contenue dans un vase cylindrique en fonte de pjg. 4 058. kff. Dans ce vase est plongé un cylindre en zinc z, qui t*iH>uie sur une rondelle de bois. Des tiges en cuivre sont vissées au cylindre fczîoc et au vase de fonte; la première va s'adapter au vase de fonte du couple iréeédent. — M. Callan a imaginé, de son cMé, un couple qui ne diffère de lehii-ci que par la forme , qui est aplatie au lieu d'être cylindrique ; parmi » liquides qu'il emploie, nous citerons l'acide chlorhydrique , et l'acide sulfuiqne étendu de 3 ou 4 parties d'une dissolution concentrée de sel marin.

Fig. 4057.

On préfère aujourd'hui , aux appareils que nous venons de décrire , de piles à deiix liquides, que nous décrirons , après avoir parlé de l*électrict] dégagée dans les actions chimiques. Nous reviendrons alors sur les pOe à un seul liquide , pour montrer l'origine véritable de rélectricité qu'elki fournissent. •

i43S. Batterie iroitaTqae. — En réunissant plusieurs piles semblables, on forme une batterie voltaïque , ou batterie galvanique. 11 y a deux maoièrei de procéder : i^ on met les piles les unes à la suite des autres, de manién à tourner tous les pôles positifs du môme côté , et l'on réunit, au moja d'arcs métalliques, les pôles voisins. On voit en A {fig. 1059) comment m effectue cette réunion avec les piles à auges ; les arcs sont terminés par dei lames, qui plongent dans les compartiments extrêmes des auges voisinei.

L'ensemble forme alors une pile ayant m nombre de couples égal à la somme des coipies de toutes les auges. 9o On place despiki égales , parallèlement , les unes à côté dti autres, de manière que le zinc soit dans tootM du même côté, et l'on fait communiquer entre eux tous les pôles positifs , et entre eux ton ~~ les pôles négatifs, au moyen d'arcs roétiDi-

F»S- ^069. ques. On voit , en abcry un arc semUaUl

réunissant les pôles de même nom de trtii auges parallèles. On a alors une pile dont les couples sont en même nomkn que dans chaque auge , mais dont la surface est triple de celle de l'élémMl d'une des auges. Nous verrons plus loin que, suivant les effets que l'on veil produire , il importe d'avoir, tantôt de grands éléments, tantôt de nombreo éléments. L'Ecole polytechnique possédait une batterie voltaïque, composée k G piles à auge ayant 100 couples chacune, de 9 décimètres carrés, avec laipwfc Gay-Lussacet Thénard ont fait, en 1808, des expériences importantes que nom ferons connaître.

4436. — PILES SÈCHES. — Le liquide qui entre dans la composition de h pile voltaïque exerce sur les métaux une action corrosive qui les détruit rafîdément. C'est pourquoi on a cherché à remplacer ce liquide par un condactetf sec non métallique ; mais on n'a obtenu ainsi que des piles très faibles. iM premiers essais ont été faits par Hachette et Desormes, vers 1802. Ils empilaient des disques minces de zinc et de cuivre , séparés par une couche de wfc d'amidon. M. Biot a remplacé la colle, par des disques de salpêlre fondn- Deluc forma ensuite des piles sèches au moyen de disques très minces de t0 et de papier cuivré pressés les uns contre les autres ; le papier formait te conducteur intermédiaire entre les deux métaux. Plus tard, en 1812, Zamboii construisit les piles sèches, qui portent son nom. Pour construire une pile dans le système de Zamboni , on colle une fenib

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