PILES DIVERSES. S5S
irirespar des fils de cuivré. Le courant est faible, mais il dure indéfiniment, fwnra qu'on remplace l'eau qui s*évapore.
On a imaginé encore d'autres piles qui ne sont, pour la plupart, que des Bodifications de celles que nous venons de faire connaître; mais presque tontes attendent encore , soit la sanction d'une expérience de longue durée , Mit des perfectionnements qui fassent disparaître divers inconvénients qui lenr sont inhérents.
D nous reste à décrire deux espèces de piles qui ne sont pas d'un usage pratique, mais qui sont très importantes à considérer sous le rapport théorique : eesont les piles secondaires de Ritter, et les piles à gaz de M. Grove.
4471. Piles secondaires de Ricter. — Nous avons VU comment la polarité secondaire des éléments affaiblit les piles h un liquide. Ce même phénomène sert à rendre compte des effets despiles secondaires, inventées par Kitter. Ces pks sont faites comme les piles à colonne, à couronne, ou à auges, avec cette ÇRrence essentielle , que les couches liquides sont séparées par des lames fermées d'un seul métal. Ce système ne produit aucun effet ; mais si l'on vient i k faire traverser pendant quelque temps, dans le sens de sa longueur, par un eovant électrique, il acquiert toutes les propriétés d'une pile ordinaire dont le pMe positif serait à l'extrémité par laquelle entrait le fluide. La puissance de ttXlejnle secondaire diminue feu à peu, et finit par disparaître au bout d'un teaps d'autant plus long que le courant l'a traversée pendant plus longtemps.
Ritter expliquait ces résultats par la pénétration de l'électricité de la pile anSîaire, dans les parties extrêmes de la pile secondaire, qui, formant un Inducteur imparfait, laissait ensuite sortir peu à peu cette électricité, il assi- Itfbit ainsi la pile secondaire à une bande de papier mouillé, dont on mettrait te extrémités en contact avec les pôles d'une pile, et qui reste chargée des deux Unides, à ses extrémités. Mais l'expérience prouve que la pile secondaire est traversée de part en part par le courant qui sert à la charger, tandis que, dans T*explication de Ritter, les électrodes de la pile auxiliaire ne renfermeraient qne de l'électricité de tension, incapable d'agir sur l'aiguille aimantée.
Yolta rejeta dès le principe cette explication : il admit que le liquide, ordinairement une dissolution saline, est décomposé dans chaque compartiment, Tacide se portant sur la lame par laquelle arrive le fluide positif et la base sur QeQe qui amène le fluide négatif ; les couches déposées forment alors, par leur contact avec les lames, des couples électromoteurs. M. Marianini a fait un long travail pour démontrer qu'il en est ainsi ^
Les dépôts admis par Volta ne sont autre chose que ceux qui constituent U|K)larité secondaire des lames (1447); l'action chimique que produisent ces dépôts en réagissant ensuite les uns sur les autres, donne lieu au courant de la pile secondaire. L'électricité positive se portant sur l'acide (i446) ,
• knnaks de chimie et de physique, 2« série, t. XXXV, p. 40 K
SOURCES d'Électricité.
on voit que le pôle positif de la pile secondaire sera à rextrémité par est entré le courant qui Ta traversée.
Plie secondaire de ■• Planté. — M. Planté a construit une pik daire qui produit des effets remarquables. Chaque couple est formé longues lames de plomb, roulées en hélice, séparées par une toile gros plongées dans de Teau contenant -^ d'acide sulfurique. Neuf de ces disposés en batteries de trois, à surface triple, se chargent en < minutes par le passage du courant de 5 petits couples de Bunsen, de à donner ensuite une étincelle d'une intensité extraordinaire. Les renfermés dans des bocaux bouchés , sont toujours prêts à servir , t< fois qu'on voudra, avec une faible pilo, obtenir de fortes décharges. Us portent comme des condensateurs^ fournissant en un instant Télectricité
Fig. UOi.
pendant un certain temps par une pile ordinaire. La théorie de la pil daire, telle qu elle a été formulée ci-dessus, ne s'applique que bien diffi h des effets aussi prompts et aussi intenses; elle a donc besoin d nouveau étudiée.
4479. Batterie volCaTqae h «az. — Lcs gaz oxygène et h; adhérant à des lames de platine, produisent un courant, quand on le dans un liquide, et qu'on les réunit par un fil conjonctif (1461). ù s'affaiblit rapidement et disparaît bientôt. M. Grove est parvenu à 1 permanent, au moyen de ces mômes gaz en contact avec le platine, dans reil très curieux, qu'il nomme batterie voUaique à (yaj * . La /?^. HOO re un couple «\ gaz. Deux tubes o, /i, fixés verticalement à l'ouverture d' renferment des lames de platine qui communiquent au dehors par les ap a et a'. Les tubes et le vase contiennent de l'eau acidulée par Tacid
» kfck àt Vilect., t. in, p. 489, cl Ann, de ch. et de ph., 3« série, l. VIII et !