‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 149 sur 195 · DANS LA BÉFLEXION SUR LES CORPS TRANSPARENTS · texte numérisé non relu

DANS LA BÉFLEXION SUR LES CORPS TRANSPARENTS

de chaque couleur composant la lumière blanche, et en conclure la teinte du faisceau réfléchi. Voici les résultats généraux auxquels il est arrivé :

io Sous l'incidence rasante, tous les métaux polis sont absolument blancs. — 2* Tous les métaux de la première classe sont colorés des teintes les moins réfrangibles, et deviennent rouges après des réflexions suffisamment nombreuses. Le métal des miroirs se comporte de la même manière. — 3» Les métaux de la deuxième classe , pouvant offrir toutes les couleurs du spectre , sont le plus souvent blancs. — ifi La teinte de plusieurs métaux a été calculée, et trouvée identique à celle que donne rexpérience.

IL Folarlsatlen eUlptiqne dans la réflezioD par les corps transparents.

84Vf . La plupart des corps transparents polarisent incomplètement la lumière par réflexion, même sous Tangle de polarisation. Si Ton a cru longtemps à une polarisation totale, c'est qu'on employait la lumière assez faible des nuées; quand on emploie les rayons directs du soleil, on est facilement détrompé. Ces rayons présentent, en outre, l'avantage de faire connaître facilement le minimum d'éclat, à cause de la grande vivacité que prend rapidement la lumière dès qu'on s'écarte des conditions de ce minimum.

Quand la lumière incidente est polarisée, il se produit une dépolamatum partielle, et M. Jamin prouve que la lumière réfléchie possède alors la polarisation elliptique ' ; il fait voir qu'un rayon polarisé dans un azimut voisin de 90°, se décompose en deux autres polarisés dans les azimuts principaux, et en retard l'un sur l'autre ; et cela, par le même moyen que pour les métaux (2468), en se servant d'une lame de sulfate de chaux donnant la teinte sensible, *et constatant que cette teinte varie de | X, de l'incidence rasante à l'angle de polarisation, au-delà duquel elle continue à descendre.

Mesure de la difTérenee de phase. — Cette mesure s'effectue au moyen du compensateur (2467). Supposons que l'axe du prisme mobile abc (fig. 1751 ) soit horizontal, et que, pour restaurer le rayon, il faille augmenter l'épaisseur de ce prisme entre les fils n, n. Le quartz étant négatif , le rayon ordinaire , polarisé horizontalement dans le plan d'incidence, aura une vitesse plus grande que le rayon extraordinaire, polarisé perpendiculairement à ce plan. La différence de marche sera alors prise positivement. Quand le prisme mobile devra être retiré en sens contraire, la différence sera négative.

Cela posé, quand le compensateur donnera une différence de marche a pour restaurer le rayon, la différence x produite par la réflexion sera telle que l'on ait a;+a=±:n|X; n étant un facteur entier qu'il s'agit de trouver. Or, l'expérience montre que la lumière polarisée dans l'azimut de 45"* reste

1 Aimolei de chimk et de phytiqiêe, 1t* série, t XXIX, p. 263.

606 POLARISATION ELUPTIOUE.

polarisée après là^ réflexion, sous rincidence normale et soas rinddeiioe rasante, et même assez loin de ces limites en se rapprochant da maximum de polarisation. Dans le premier cas, le rayon réfléchi est polarisé dans l'azimot de — 45° ; il faut donc que le sens de la vibration dans Tua des rayons composants ait changé de signe, ce qui suppose un changement de phase de |1. Dans le cas d*incidence rasante, Tazimut du rayon réfléchi reste à 45"". Le changement de phase est donc nul ou égal à 1; et Ton admet la dernière valeur, parce que le changement de phase va en augmentant à partir de Fincidence normale. Maintenant, quand on emploiera le compensateur, qui apporte une différence de phase comprise entre 0 et | >, on voit que x -|- a sera compris entre 0 et f>. En dehors des incidences extrêmes, cette somme ne pourra donc être, quand le rayon sera restauré, que {"k ou |X. Si la somme est ^ale à |>, Tune des composantes du rayon polarisé sortant du compensateur aura changé de signe, et le plan de polarisation sera dans un autre quadrant que celui du rayon incident. Six+a = î>f il n'y aura pas de changement de quadrant.

On a trouvé par cette méthode, que la différence de phase des deux composantes, augmente, de i> à >, depuis Fincidence normale jusqu'à Fincidence rasante, et prend la valeur f X sous Fangle de polarisation.

AppIteattoB à la délermlBatloB de l'aBgle de pelarisatten. — Ce dernier résultat peut servir à trouver Fangle de polarisation, d'une manière bien plus précise que parle moyen ordinaire : on dispose le compensateur, de manière qu'il produise la différence de marche de |>, et Fon fait varier Finddence jusqu'à ce que la frange de polarisation rétablie se place entre les fils. Comme, dans le voisinage de Fangle de polarisation, les moindres variations de Fincidence produisent un grand changement dans la différence de phase, la détermination est très exacte.

Mesure du rapport des taleasttés des eenposamtea réfléeMea. — Soit a Fazimut du plan de polarisation du rayon incident, dont l'intensité est 1 . Ce rayon peut se remplacer par deux autres polarisés dans les azimuts principaux, et ayant pour intensités, cos a et m a. Ces intensités sont modi* fiées par la réflexion, et deviennent I cos a et J sin a, et il faut déterminer le rapport J : 1. Pour cela, il suffit de chercher, avec l'analyseur, l'azimut p du rayon restauré par le compensateur, qui n'apporte aucun changement à ces intensités et ne fait que modifier la différence de phase. D'après la règle da parallélogramme des vitesses, on aura alors

- J sin a J, . J tang S

tang Ô = -= ; d où -7- = — ^-^,

^ '^ I a» a ' I tang a

En prenant a très grand, l'erreur commise en mesurant J3 est insensible dans le résultat Par exemple, si a =3 Si"", d'où tang a = 9,504; Ferreur énorme de 4" dans ^, n'altérerait que de 0,007 le rapport J : 1.

Expérteaees snr les liquides. — Les expériences SUT les liquides ont

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