‹ Traité élémentaire de physique théorique et expérimentale avec les applications à la météorologie et aux arts industriels à l'usage des facultés, des établissements d'enseignement secondaire et des écoles spéciales du gouvernementChapitre 160 sur 195 · RAYONS CALORIFIQUES · texte numérisé non relu

RAYONS CALORIFIQUES

observant la lumière qni les accompagnait. II constata ainsi qa'en fusant tourner le spath, Tun des faisceaux était immobile et suivait, par conséquent, les lois ordinaires de la réfraction, tandis que l'autre tournait et représentait le faisceau extraordinaire, H constata aussi que les deux faisceaux étaient de même intensité. — Ayant fait passer ces faisceaux successivement à travers un second spath, il reconnut, par Textinclion de Tun d'eux quand les sections principales des deux spaths étaient parallèles ou perpendiculaires, que les deux faisceaux étaient polarisés dans des plans rectangulaires. Une plaque de spath, taillée perpendiculairement à Taxe, ne donne aucun de ces résultats.

Pendant que se faisaient ces expériences, MM. de la Provostaje et P. Desains observaient, de leur côté, la double réfraction de la chaleur des rayons solaires par un prisme achromatique en spath d'Islande, et constataient, en faisant réfléchir successivement les pinceaux ordinaire et extraordinaire sur un miroir de verre, sous Tincidence de 56"*, que l'intensité des rayons réfléchis était nulle quand le plan de réflexion était perpendiculaire au plan de polarisation des rayons incidents. Ils ont aussi reconnu Tégalité d'intensité des deux faisceaux reçus directement sur la pile du thennomultiplicateur'.

seSf 9. Lois de Im ehalevr p#larl«ée par 4««ble réffiraetioM et par réiexioa. — MM. de la Provostaye et P. Desains ont établi que les rayons calorifiques polarisés , possèdent des propriétés correspondantes à celle des rayons lumineux polarisés.

Lei de Maïas. — Quand un pinceau de chaleur renvoyé par un héliostat, et polarisé par un prisme de spath d'Islande, passe à travers un second prisme bi-réfringent, les intensités des rayons émei^ents suivent la loi de Malus (3383), c'est-à-dire qu'elles sont proportionnelles k cos^ a pour le rayon ordinaire, et à sin^ « pour le rayon extraordinaire, a étant l'angle des sections principales des deux prismes.

Fonnaies de Fresael. — Les rayons polarisés étant reçus sur un miroir de verre, de manière que le plan d'incidence coïncide avec le plan de polarisation ou lui soit perpendiculaire , les intensités des rayons réfléchis, mesurées avec le thermo-multiplicateur, se sont trouvées d'accord avec celles qui se calculent au moyen des formules que Fresnel a établies pour la lumière (2358, 2359); le nombre adopté pour l'indice de réfraction du verre était 1,54.

La réflexion métallique des rayons de chaleur polarisés successivement dans les deux azimuts principaux, a aussi donné des résultats d'accord avec ceux que M. Jamin a trouvés avec la lumière (2467). De plus, MM. de la Provostaye et P. Desains ont constaté que la proportion de chaleur naturdle, réfléchie par les métaux, varie avec la nature de ces rayons. Ainsi, l'ader et le métal des miroirs réfléchissent, l'un 60, l'autre 64 pour cent de chaleur solaire, tandis que le premier réfléchit 83, et le second 85 pour cent de la

1 AnnaUs de chimie et de phytique, 3« série, t. XXYII, p. 4 09.

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