II. propriétés éoUirantes et oalorlflqnes
S08i. Pfopriétés éelairantes. — L'intensité de la lumière n'est pas la même dans tous les points du spectre solaire. Il suffit d'un simple coup d'œil
1 CompUt^rendus de l'Académie des tcietices de Paris^ t. XYl et XVII, patsim, 3 CompUt-rendue de V Académie de» sciences, t XX, p. 896 \ et XYI , p. 397.
pour s'en assurer. M. Herschel a reconnu que le maximum de lumière a lieu dans les rayons jaunes et verts ; il procédait en cherchant à quelle distance maximum il pouvait lire une page imprimée, quand elle était éclairée successivement par les différentes parties du spectre. Le photomètre de Masson (1888) donnerait des résultats plus précis.
Fraunhofer a étudié la distribution de la lumière dans le spectre, par le moyen photométrique suivant : il vise, à travers le prisme de son appareil (2887), une fente traversée par les rayons solaires, et observe en particulier une des couleurs. Soit o (fig. 1444) l'oculaire de la lunette; un tube, perpendiculaire à son axe et équilibré par un contre-poids P', porte une petite lampe Ul\ représentée en perspective en Ll, qui peut être déplacée le^ long du tube , au moyen d'une vis micrométrique v , v\ En n est un petit miroir plan incliné à 45 "" sur l'axe de la lunette, et dont le bord vertical passe par l'axe. Les rayons colorés du spectre arrivent à l'œil placé en o, suivant la direction so, en même temps que les rayons de la lampe réfléchis en n. On déplace la lampe jusqu'à ce que ses rayons et ceux du spectre paraissent de même intensité, et l'on admet qu'il en est ainsi, quand le bord intérieur du miroir ne se distingue plus, malgré la différence de couleur des rayons. Les intensités des divers rayons colorés sont alors entre elles comme les carrés des distances de la lampe au miroir n.
Fraunhofer a trouvé ainsi que la partie la plus brillante du spectre est placée a la limite du jaune, entre les raies D et Ë. Les ordonnées de la courbe ALI, dans la figure 1565, représentent les intensités lumineuses correspondantes aux différentes raies, et la 2« colonne du tableau, page 201 , contient les valeurs numériques de ces intensités, en prenant le maximum pour unité. La méthode de Fraunhofer n'est pas très précise ; car les résultats obtenus dans plusieurs expériences successives, diffèrent notablement.
S08S. Propriétés ealoriflqaes. — Nous avons VU (II, 739) que le spectre lumineux est accompagné d'un spectre calorifique qu'on a cru d'abord en être indépendant, mais nous avons vu aussi (II, 745) comment on a prouvé que, partout où il y a à la fois lumière et chaleur, ce sont les mêmes rayons qui produisent à la fois les deux sortes d'effets. Nous n'avons donc qu'à renvoyer à ce que nous avons dit à ce sujet.
Fig. 1567.