AV' + EV ' (A + E)V— AU
formule dans laquelle V et U sont donnés par l'expérience.
Coaipttraiaom des TitesMs de la Ivaiière dans l'atr et dans Tean.
— Pour savoir laquelle de ces vitesses est la plus grande, il suffit d'observer quelle est la plus grande des déviations, quand les rayons traversent simplement l'air, ou quand ils traversent une colonne d'eau. Voici comment se fait cette comparaison. En S (fig. 4657) est un écran^ percé d'une ouverture carrée, traversée par un fil , ou mire, parallèle à l'axe du miroir tournant et dont on observe la déviation. On fait d'abord coïncider l'image de cette mire avec le fil focal de la loupe 0, quand la vitesse de rotation est assez faible pour qu'il n'y ait pas de déviation. Un second miroir sphérique, ayant son centre en o, est placé en M'; de manière que les intermittences lumineuses renvoyées en s sont deux fois plus fréquentes qu'avec le seul miroir M. Les rayons envoyés en M' ont à traverser deux fois une colonne d'eau T. Devant le miroir M est placé un écran .t, représenté à part en A, percé d'une fente horizontale moins haute que l'ouverture carrée de l'écran placé en S ; de sorte que l'image observée en 0 présente la forme d'un carré, à travers lequel se dessine l'image de la mire, et dans lequel on distingue sur un fond verdàtre formé par la lumière qui a traversé la colonne d'eau, une bande horizontale blanche et plus éclatante formée par la superposition des rayons réfléchis en M et M'> comme on le voit en B. Quand le mouvement du miroir mn est très rapide, la déviation se manifeste, l'image de la mire ne coïncide plus avec le fil du micromètre, et l'image de l'ouverture carrée prend l'aspect représenté en C. La bande blanche moyenne est moins déviée que le reste du carré lumineux ; d'où l'on doit conclure que le miroir mn se déplace moins pendant le passage de chaque pulsation lumineuse à travers l'air, que pendant son passage à travers l'eau. Avec les dimensions ci-dessus, et en supposant E = S"", et A = l"", et 900 tours par seconde, la différence des déviations était de 0b"*,094. La vitesse de la lumière est donc moindre dans Veau que dans Vair, comme il résulte du système des ondulations. Le système de Vémission est donc en contradiction avec Vexpérience, et doit, par conséquent, être rejeté.
ssss bis. Dispositioa du aiiroir tournant. — Le miroir, représenté en m {fig. 1658), est composé de deux glaces argentées, enchâssées dos à dos dans un anneau. Ce système est fixé à l'arbre d'une petite turbine r, disposée à peu près comme la sirène acoustique (I, 533), et dont on voit une coupe en r'r\ De la vapeur arrivant en V sort par deux ouvertures sous la roue r, rr' dont elle frappe les aubes obliques, après avoir traversé un tube aplati et chauffé^ T, dans lequel elle se dessèche. Le nombre des tours accomplis en une
STSTÈMI DBS ONDULATIONS.
seconde, se déduit du son produit par la sortie de la vapeur, au moyen d'un calcul inverse de celui qu*0D applique à la sirène.
L'axe tournant est terminé par des pointes qui s'engagent dans les cavités coniques de deux vis d'acier forées, à travers lesquelles arrive de t'huile comprimée dans les réservoirs, b, par de Tair venant des flacons ^ t\ Une pièce triangulaire o, dont on lime plus ou moins les angles, sert à faire coïncider l'axe d'inertie avec l'axe de figure du système tournant. On reconnaît qu'il en est ainsi, quand la rotation n'est plus accompagnée d'un son produit par les vibrations de l'arbre.
Dans les expériences faites pour mesurer la vitesse absolue de la lumière
(1878) , le miroir était mis en mouvement par un courant d'air, en passant par un régulateur de M. CavailIé-GoU (I, 533). Le nombre de tours était donné par le procédé de i'aiior(^sco;)e (2158) : les 400 dents d'une roue, mue par un système de rouage admirablement construit par Froment, passaient devant le micromètre ; quand la roue paraissait fixe, le miroir faisait autant de tours qu'il passait de dents pendant le même temps. — Enfin, la déviation étant très petite, au lieu de la mesurer au micromètre, on cherchait i quelle distance du miroir il fallait placer ce dernier pour obtenir, avec une vitesse de rotation donnée, une déviation déterminée d'avance.
SS66. ExpérleseMi de MM. PixeMi et Breff«et. — Pendant qoe M. L. Foucault démontrait que la lumière se propage plus rapidement dans l'air que dans l'eau. MM. Fizeau et Breguet arrivaient, de leur côté, au même résultat, par une méthode semblable. Dans leur appareil, qui était installé à l'Observatoire de Paris, le mouvement était imprimé au miroir plan par un mécanisme d'horlogerie, construit par M. Breguet avec une telle perfection qu'on pouvait obtenir 2000 tours par seconde ; mais les expériences n'ont été faites qu'avec des vitesses de 500 à 600 tours. Les autres parties de l'appareil et la manière d'expérimenter ne diffèrent que par les détails, des dispositions et de la marche adoptés par M. L. Foucault, ce qui nous dispense d'entrer dans de plus longs développements.
DIFFRACTION. <4S3