‹ Traité élémentaire de science des finances et de législation financière françaiseChapitre 1 sur 285 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

La science financière a produit en France, dans ces dernières années, beaucoup d'excellents ouvrages, et la publication d'un nouveau manuel pourrait sembler une entreprise singulièrement téméraire, si nous ne prenions soin de préciser le but très modeste et très limité que nous avons poursuivi en l'écrivant.

Nous avons simplement cherché à présenter l'ensemble des notions de science et législation financières, nécessaires aux examens de licence ' et de doctorat, en un volume dont les dimensions ne fussent pas susceptibles de rebuter les étudiants parleur ampleur ou d'inquiéter les examinateurs par leur exiguïté.

Tel est le dessein qui a constamment dominé la composition de ce livre.

Obligé de nous restreindre, nous avons cru plus utile d'insister sur les questions essentielles que d'effleurer rapidement toutes les matières financières. Aussi avons-nous, de propos délibéré, sacrifié un certain nombre de développements. C'est ainsi, par exemple, que dans la partie consacrée aux ressources fiscales, nous avons renoncé à étudier les produits qui n'offrent pas un intérêt théorique spécial — tels les produits des postes et télégraphes — ou qui soulèvent des problèmes plutôt économiques que financiers, comme les droits de douane.

Pour tout ce qui touche à l'histoire et à la législation comparée, nous nous sommes borné à l'indispensable. Enfin nous avons été très sobre en fait de renseignements statistiques difficiles à retenir, et en fait de bibliographie. A l'occasion, nous avons toutefois fait exception, sur ce dernier point, en faveur de travaux

fl) La législation financière ne fait encore l'objet, en licence, que d'un cours à option de 3» année. Peut-être aurait-elle pu prétendre à la situation faite — très légitimement d'ailleurs — lors de la dernière réforme des programmes, à la législation industrielle et au droit international privé, devenus matières obligatoires. Il est permis de regretter qu'un licencié en droit puisse ignorer les grands problèmes financiers de l'époque actuelle, qui préoccupent, à si juste titre, le pays tout entier.

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