‹ Traité élémentaire de science des finances et de législation financière françaiseChapitre 2 sur 285 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

auxquels on ne rend pas toujours suffisamment justice : nous voulons parler des thèses de doctorat de nos facultés dont beaucoup constituent de très bonnes monographies que nous avons eu plaisir à citer.

La destination essentiellement scolaire de cet ouvrage nous interdisait toute prétention à l'originalité. La substance s'en retrouve presque tout entière dans des traités qui font aujourd'hui autorité : ceux de MM. Cauwès, P. Leroy-Beaulieu, Golson, Boucard et Jèze, Rémy, etc., et dans les livres, si remarquables à tous égards, de M. Stourm, dont nous aimons nous rappeler avoir été autrefois l'élève à l'Ecole des Sciences politiques. Notre principal désir a été non point d'innover, mais d'être aussi clair que possible dans un sujet aride. C'est pour cela que nous avons résolument écarté tous les plans à allures scientifiques pour nous en tenir aux divisions les plus simples, et qu'au besoin nous n'avons pas hésité à revenir plusieurs fois sur la même idée afin de la présenter sous des formes différentes.

Peut-être nous sommes-nous cependant étendu un peu plus qu'on ne le fait généralement sur la partie technique des finances et sur l'analyse des documents budgétaires. Nous tenons pour impossible, en matière financière, d'isoler la théorie de la pratique, et nous sommes convaincu qu'en feuilletant avec méthode un projet de budget ou un compte général, et en se familiarisant avec leur lecture, on en rapporte une vision concrète de la science des finances, supérieure aux développements théoriques les plus savants.

Aussi avons-nous cherché à faciliter au lecteur, par nos explications, l'accès des documents officiels auxquels nous l'engageons à se reporter le plus souvent qu'il pourra. Pour la même raison, nous avons donné une place assez large à des questions qui, parfois, ne sont que sommairement examinées : services de trésorerie, mouvement des fonds, dates de clôture des exercices, etc.

Enfin, le lecteur jugera par lui-même de la part de nouveauté qu'il peut y avoir dans l'esprit avec lequel nous abordons certains problèmes, notamment les problèmes fiscaux.

Nous croyons que notre système d'impôts, vieux de plus d'un siècle, ne correspond plus entièrement à ce besoin de justice so-

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