SOS
Toutes çes Parties d
e la cavité buccale étant bien connues, nous nous bornerons à donner ici quelques détails sur les dents,
Les DExTS Sont fixées le long des Mâ-hoires, dans de Petites cavités que l'on nomme aluéoles,
s nasr- À part le rôle Vaux, du larynx, de L’œ-
Fig. T.—Coupe longitudinale des fosse les, do la bouche, du phar
qu'elles
‘ D imts , Re suphage et de la trachée-artère, Jouent dans l'a ticula FE LA De î-—B, Voile Qu pal
HIS Ce langue ; épiglotte ;__p ct C, cartilages thyroïde (qui en goitre) et ersténoïde du larynx 3H, cord, Vocale supérieure I, corde Vocale inférieue re ;—-K, ventricule du larynx Limite jupes ure du larynx MN, trachée-ur. tère : 0, wsophage, en avant duquel on voit Je cartilage cricoïde, —Ay fond dé la fosse nasale, on aperçoit l'urifice de la trompe d’Eustache. 5
3 D, une amygdale ;-E, £rossissant top, produit le
revôtu & pou, rposées, able dans CS Constituce par lonsituautre, Le; sténes le fibres ont pour ef tin ; et ce
18 TRAITÉ DE ZOOLGGIE
tion, les dents ont pour fonction principale de broyer les ments ; dans certains serpents elles conduisent Je venin, et chez d'autres animaux elles sont aussi, de facon différente, de
puissants moyens de défense, La racine de la dent est la partie implantée dans lalvéole
je , A4 2 Fr d Fig. 8.—Les dents de l'Homme vues de profil, dn côté droit de la bouche.
(fig. S): on nomme couronne la partie de la dent extérieure à l'alvéole et aux gencives ; le collet est le rétrécissement plus on
lig. S.—1et 2, les incisives des deux mâchoires:—3, les canines :—1à8, les molaires.—«, artères, », veines, #, nerfs dentaires: allant aux molaires supéricures i—a', v”, x’, artères, veines et nerfsallant aux incisives et À In canine supéricures ;—°?, »°, n°”, artères, veines cet nerfs allant aux dents inférieures. —Uue partie des deuts No 7 est enlevée, pour laisser voir la structure intérieure.
Moins sensible qui sépare ln couronne de la racins, At bout de chique raeine arrivent que artère, une veine et un nerf: c'est ce nerf Qui a pour mission de nous avertir des mala lies de la dent, ct, tout ‘e monde Le suit, il sen acquitts d'une ma. nière extrêmement sensible,
Les dents se composent de trois substanres : Lo, l'éauit enveloppe extérieure de la COuTORtE, qui st très dur et ressemble an vernis dont ON tTecouvre Los fijoness 5 20, l'éroire as. eZ CoMparahie aux os, mais de ç msistance plus grands sil est PaTCouru par des canalienles si tins ‘que les globules du sang N'y peuvent pénétrer, C'est l'ivoire qui constitue Ja piutie principale des dents 5 00, Le cd,uet, Substance: ossense qui enveloppe surtout les racines, et se trouve aussi parfois entre ls lo. bes de la couronne. —On Gonnail le parti industriel que Jon tire de l'ivoire fourni par les dents de l'éléphant et de Pléieurs autres espèces d'animaux.
Chez l'homme et la plupart des maamifôres, deux denti. tions se suceèlent. Les dents de Ia bremière dentition, où dents de tuits, sont au noubre de vinst: elles apparaissent généralement Cinq où six mois après la naissance >, eb d'ordinaire elles sont au complet à la quatrième années, Les dents qui les remplacent se m "ntrent vers la septième année, et les dents de lait tombent SUccessivement ; les dents du SLyesse ne Poussent que de dix-huit à vingt-cinq ans, L'homme possède alors TRENTE-pEux dents, qui sont à leur tour assez souvent remplacées, plus tard, mais non plus par là nature,
On distingue trois sortes de dents, faciles à reconnaitre chez l'homme : les inrcisives (FigS, Let 2), an nombre de huit. situées sur le devant de la bouche, et teruinées par un bol tranchant : les CuRineEs (id. 3), au nombre de quatre, qui viennent ensuite, longues et plus pointues (celles de la THE choire Sipéricure sont appelées aussi “dents de l'œil bien qu'elles n'aient absolument aucun rapporé avec l'orgnne de ‘à vue); et les sroluires (id, 4ù 8), à surface large et tuberculeuse, servant à broyer les aliments ; I Yena vingt. Ci
tains mammifères n'ont que deux sortes de dents; d'autres ont
des dents toutes de même espèce ; d'autres même en sont privés complètement,
Les différences que Pon constate dans ln série animale, quant au nombre et à la forme des dents, sont en rapport étroit avec le régime alinventaire des divers animaux, et ici, counne partout dans la nature, on reconnait bien la Divine Sagesse qui à présidé à l'organisation de l'univers non seulement duns son ensemble, mais aussi dans tous les détails. Cest ainsi que les animaux carnivores ont les dents tranchan.-
tes et coupant comine des lames de ciseaux : chez les herbivores, au contraire, les dents ont une surface plate et larze, bien propre à broyer l'herbe dont ils se nourrissent. Les oi-
seaux n'ont pas de dents où n'en ont que des rndimer.ts presque invisibles: mais la corne de leur bee suffit pour briser les grains qui leur servent d'aliments. La baleine à 4 mâchoire supérieure garnie d'environ huit cents lunes où fanons (nommés vulgairement hdeines): wrâse à eotte sorte de grillage, elle retient les mollusques et les 2: ophyt:s contenus dans la masse d'eau qu'elle absorbe et rejette ensuite: telle est sa manière de se procurer de la nourriture,
Puanysx.-- C'est l'arrière-bouche (Fig.7, p.17) ou le gosier, sorte de condnit qni s'étend de la bouche à l'œæsophage, et qui concourt à la dégiutition des aliments, comme à la résonance de Ja voix. Différentes ouvertures y aboutissent : dans la partie supéricure, les fosses nasules, et, de chaque côté, les deux petits cunaux appelés frope d'Eustache, quise rendent à chacune des deux oreilies ; la houche en avant, au-dessous de laquelle s'ouvre le laryax, entrée de Ja trachéc-utère, qui met les poumons eu commtnication avee l'air extérieur ; enfin, dus sa partie inférieure, le pharynx donne sur læsophage, qui enest comme le prolongement,
ŒSOPHAGE.—Tube extensible et très contractile, qui fait suite au pharynx, descend entre la colonne vertébrale et Ja trachée-artère (Fig. 7,0), passe entre les deux poumons, en arrière du cœur, traverse le diaphragme (sorte de cloison qui sépare la poitriie de la cavité abdominale) et arrive à l'esto-
mac par l’onverture appelée él Chez ls oiseaux, le milieu de l'sophage est Jilaté en sorte de grand réservoir, nome mé jubot, où les aliments Sartétent pour subir une premicre action des sues digestifs.
Esrouac.-- L'estomne est une large poche, membranense € contractile, qui dans l'Homme a li forme d'une Cornemuse, Il est placé transversilement à Ja partie supérieure de l'abdoen, AU-G:35sous du diaphragme, Coit le situe Principal da la digestion, Cominnniquant avec l'ésophage par le cordier il s'ouvre dans l'intestin par l'oritice appelé pylore, À l'inté. rieur de l'estomac, sur Ja mu juense qui Je recouvre, il y t quantité de petits r'éservoirs (au nombre, de ciny millions) qui déversent sur les aliments une substance (see g'istrique) acide et très active qui les transforme,
INTESTINS Canal de forie tubulaire, logé dans la cavité abdominale Contour- Lé et replié en Girconvolutions, l'intestin occupe, grice à cette ‘disposition,
: ; ‘Space peu considér
Fig. 9.— Appareil digestif de l'Hécme, AHUNE de ue U considéra
ble, On divise le tube in-
testinal en iatestin yrele (Fig. 9, Xo e} qui comprend les qua-
tre cinquièmes de ça longueur totale, et dont les différentes
portion. sont nommées “ duodénum.” léJunum et “iléon” ;
et en yros intest in, qui fait suite au Premier et se Copose du < cœcum” qu “ colon et dn “ reetuin.”
Les replis de l'intestin ïe Se touchent pas, mais sont sé-
Darés par une membrane séreuse délicate qui les enveloppe,
Fig. 9.7, L'esophage :-22, te pa Be 5, l'estomac : 4, la rate :—5, Je côlon ;—7, Je cæcum et l'appendice ce —$, l'intestin gréle ;-—{, Ja vésicule bilinire, fixée sur le fie, et débouchan: dans l'intestin Par le canal Cholédoque ;—10,
l’un des lobes qu fe e Celui-ci étant soulevé Pour qu'on voie sa face inférieure,
les retient en place et s'étend aussi sur les parois de ln envité abdominale, Cette membrane est le péritoine (Parfois, dans un eflort, cette membrane se rompt, une partie des intestins passe alors par ectte ouverture et fait saillie sous ln peau, ce qui constitue la maladie appelie hernie.)
À l'intérieur de l'intestin gréle, on voit : lo, des r'illosités où poils chargés de pomper les sues nutritifs, qui résultent de la digestion ; 20, les rulrules conniventes, replis destinés à multiplier les surfaces nbsorbant ces mines sues: 30, un grand nombre de follicules, qui produisent une humeur propre à continuer la digestion des aliments, (L'action ordinnire des “purgntifs” est d'irriter ces follicules, ce qui les amène à une sécrétion plus abondante.)
Le tube intestinnl est proportionnellement très long chez les Lerbivores (chez le buuf, plus de 150 pieds); plus court chez les car évores ; l'intestin des animaux où» érores, qui se nourrissent soit de chair, soit de végétaux, est de longueur
médiocre, Lintestin de l'homme est d'environ 36 pieds de longueur.
FOIE. —Organe de nature glanduleuse (Fig, 9, 9 et 10), occupant lai partie supérieure de l'abdomen, du côté droit, Chez l'homme, il peut peser jusquà quatre livres. Son tissu, d'un brun rougeûtre, est formé d'une foule de petits grains qui sont comme autant de glandes, et communiquent chacun avec un conduit qui lui apporte du sang, et avec un autre qui emporte la bile, Celle-ci, quand elle n'est pas requise pour le travail de la dige-tion, s'aceumule dans In vésicule Lili ire où du jicl (Fig. 9, ), situé sous le lobe droit du foie.
L'une des produetions du foie, cest de la glucose où maticre sucrée, que l'on trouve dans le sang des animaux, et c'est dans cet organe que le sang s'en pourvoit, en même temps qu'il sy débarrasse d'un liquide jaune et amer, qui est la bile, La bile, que l'on peut regarder counne une sorte de savon, coutribue dans la digestion à dissoudre les substances grasses. On sait que, pour nettoyer les étoffes délicates, on se sert de la bile du bœuf.— Lorsque, par suite d’une maladie,
ANATOMIE gr PHYSIOLOGIE 23
le sang conserve les éléments de Ja bile au tien de les laisser dans le foie, : devient d'une t'inte jaunâtre : ln peau prend AUNSI cette coloration, et l'on x 1n J'ai inse (ictère),
PaxcRÉ as — Glande (Wige 9, 2) da forme allongée, située derrière l'estonne. Elle produit le suc pancréatique, liquide ressemblant à In «alive ot qui discont les matières LrasseS : Ce liquide passe du canal Pancréatiqne an canul cholédoque (Fig, 9, 9), et arrive ainsi à l'intestin gréle,
RATE —Oreane (Fiyr, 9,4) Spongieux, d'un rouge fonce. situé entre l'estomac et le fasses côtes, Elle sert Comme de réservoir au Sang de la vaine Porte. Mais on ne connait pas encore beaucoup ses fonctions particulières,