‹ Traité élémentaire de zoologie et d'hygiène [microforme]Chapitre 15 sur 85 · THÉORIE DE LA DIGESTION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE LA DIGESTION

Nous disons “thtorie” de la digestion, Parce que nos nons proposons d'exposer iei de qetle manière s'accomplissent les divers phénomen à Qui concourent à son exécution foret lou SC puisse de PATETT toriule Dans la réalité, comme chacun le sait, bien des causes Peuvent intervenir et modifier plus ox moins l'exercice de ectte fonction,

La digestion agit sur les aliments dont les animaux se nourrissent, en les transformant de telle sorte qu'ils puissent être introduits dans les diverses Parties du corps Pour en faire liutie, et remplacer les éléments consommés dans l'exercice de lu vie. La Faiv et la SOIF avertissont ies animaux du moment Où il faut rendre à leur organism les matériaux nécessaires À sa réparation et à son soutien, Ce sont des sensations bien condues, Mais que l'on ne peut £uère expliquer. On croit aujourd'hui qu'elles dépendent surtout du système nerveux ;ila été

l'ouvé, en effet, que la faim Ne cesse pas quand on à enlevé l'estomac, et qu'on peut éteindre Ja soif sans fournir de liquide à la muqueuse de Ja bouche ou de l’arrière-bonche (pharynx),

Parmi les phénomènes de la digestion, les uns sont purement mécaniques, comme Ja mastication, la déglutition, etc. : les autres sont chimiques : ce sont J- 2hymification et la chylification, termes dont on verra bientôt le sens,

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A vrai dire, il y a trois laboratoires de chimie dans luppurvil digr stif, c'est-à-dire trois degrés de ln digestion, où les aliments sure ler nature ne spctire sont arrétés et soutis à un travail particulier, Ces trois laboratoires sont la bouche, lestomue et l'intestin. Voyons ve qui u lien à chacun de ces degrés,

PREMIER DEGRÉ : netéalicertinne, cusalirelion.— Les aliments sont soumis, dans li bonche, an travail des dents qui les coieussent, les Lroient et les écrasent entitrement, sans doute pour Les rendre plus faciles À avaler, mais aussi atin que: ré ‘luits en petites pareclles, ils puissent être mieux pénétrés par les divers liquides qui doivent en opérer ln transformation. Et ectte action commence dès leur stjour dans la bouche, Car ils sont aussitôt imprégnés par la SALIVE que produisent en abondance les six glandes salivaires. Le principe actif de ln salive, nommé déastase auilieaire où ptyuline, est un ferment qui transforme en glucose où sacre tout ce qu'il y a d'anidon où féeule dans les alinents-On voit déjà quelle importance il y a à bien mâcher la nourriture, si l'en vent s'éviter des désordres digestifs qui peuvent étre sérieux.

Les aliments sutfisannnent divisés et bien imbibés de alive, glissent dans l'arriere-bouche, et de là s'introduisent duns

l'sophage. Mais, en méme temps, pour les empècher de faire fausse route, il a fallu que le voile du palais (Fig, 7, 1, p. 17) devint horizontal et fermât ainsi les fosses nasales : de mme lépiglotte (4, E) s’est abnissée sur l'ouverture de la trachéeartère :et il n'est plus resté qu'une seule voie à ces aliments (que

l'on nonnne, en leur état présent, bol li nontieire,) Quand il arrive qu'accidentellement une parcelle quelconque pénètre par l'ouverture du larynx où conduit aérien, il en résulte dans ect organe une irritation causant ane toux violente, qui chasse aussitôt le corps étranger, L'Artiste supréme a-t-il assez protégé l'organe respiratoire !—Entin, les aliments sont dans l'esophage (Fig. 9, 1, p. 21). et celui-ci, par ses contractions incessantes, les fait descendre daris stoimac (#4, 3), où ils entrent par l'ouverture aprelée eurlia,

DEUXIÈME prctf, : dig'ahon Moteur, C'est joi Je labre Boire principal de La digestion, La masse alimentaire, arrivé. dar: l'estomie à l'état de pâte molle, Movoque aussitôt une a ondante sécrétion des imnombrables glandes, réser. Voirs où flicnles de l'estomne : Cette sécrétion est le sue sastrique, qui est Comme la “live de l'estomne", mais qui exeree une action beanconp Plus énergiqne, grâce À son principe netif appelé pepaine, Le Sue strique est un liquide incolore, à Saveur salée et noie, Use mêle anx aliments qu'il ramollit ot fait Écrmenter jusqua ce qu'ils soient arrivés à l'état de pâte grisâtre, acide et Presque liquide, que l'on none ehpine : et cetts Conversion de la masse alimentaire a reçu le nom de chpitiention Pendant que cette opération se produisait, l'estonne se contractait successivement dans ses diverses parties, de tell gp. te que les aliments, incessanment agités, n'en étaient que Mieux imbiluis par le sue gastrique, de facon à hâter le tra. Vail de la digestion Stomacale,

Cependant la nütrition commence à se faire, dès Je sé. Jour des aliments dans l'estomne, par l'absorption innélinte des substances uzotées et des boissons, absorption qui se fait par les veines à travers les parois de Ja cavité stomncnle : ces sortes d'aliments entrent ‘one immédiatement dans le torrent circulatoire du Sant, qui Les transporte par tout le corps,

Quaut aux substances soit amylacées où féeulentes(irie la Ptyaline de la salive a transformées en glurose), soit £rasses elles continuent leur route et arrivent au Pylore, à mesure qu'elle sont suflisamment transformées et liquétiées : les 3 - Vements de contraction de l'estomac contribuent beaucoup a les faire ainsi descendre Jusqu'à Cette ouverture qui leur livre une tin passage ct les laisse arriver dans l'intestin,

Suivant les âÂgeset les Personnes, li transformation, de la masse alimenture en chyime se fait en un temps qui vai de trois à cinq heures.

Avant de laisser l'estomac, disons que l’ubus des boissons alcooliques a Pour effet d'y causer des ulcérations,d'y détruire

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les glandes qui sécrétent le sue gastrique. On voit quels troubles digestifs peuvent en résulter,

TROISIÈME DEGRÉ: digestion tatestiaute. Quand la masse alimentaire (chyme) a pénétré dans la partie de lintes: tin gréle (ge, 9, 8, p. 21) appelée duodénum, la bile et le sue pancréatique sont déversés sur elle par le foie et le pancréas (42. 9, 9 et 10), et la liquéfient encore davantags L'une et l'autre de ces sécrétions ont en outre une action spécinle : le sue pancréatique acheve la transformation, commencée par la salive, des matières amylacées en glucose ; de plus, ce méme sue pancréatique, joint à la bile, émulsionne les corps gras, c'est-à-dire les transtorme en une sorte de savon: la muqueuse intestinale sécréte aussi par les follieules (p.22) un liquide spécial qui joint son action aux deux autres, Sons Pintluence .e ces agents, le chyvime se transforme en un diquide blanc, que l'on nonune € le, Ce dernier continue à par-

courir le canal intestinal, soit pour s'élaborr davantage, en

se séparant de plus en plus des substances fmpropres à la nutrition et qui doivent étre rejetées (la digestion intestinale ou chyliication consiste précisément dans la production du chyle ct sa séparation davec les matières non utilisables par l'économie), soit pour être absorbé par les r{losités où poils, lestinés à exercer cette absorption, que lon voit daus lintestin. Les vaisseaux chyliferes, qui aboutissent à ces villosités, recoivent ces sues nutritifs et les versent dans la masse du

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