DE LA RESPIRATION DANS LA SÉRIE ANIMALE
Tous les animaux absorbent de l'air, mais tous ne le respirent pus de la même façon. Il ya, dans le règne animal, quatre modes d'absorption de l'air, qui s'exercent par quatre sortes d'organes : les poumons, les branchies, les trachées et la peau. Il y à donc : la respiration pulinonaire, là respiration branchiule, la respiration truchéenne et la respiration culanée. Un animal pent avoir, : ix fois ou successivement, deux de ces modes de respiration,
Les MaAMMIFÈRES, chez lesqu-l« la respiration cutanée ou s’opérant à travers la peau est de faible importance, ont la respiration pulmonuire, L'appareil resniratoire de l'Homme, tel que nous l'avons étudié avec assez détendue, est le type
(1) Zoologie, par F.J.
—Dans ces dernières années,on a trouvé un nouveau moyen de rappeler à la vie des personnes apparemment mortes par asphyxie,des sujets noyés,pendus ou méme empoisonnés par des gaz toxiques ; c’est la méthode Laborde, que l’on met au ranx des grandes découvertes médieules, tellement on en a obtenu des résuitats extraordinaires. Cette méthode consiste à exercer, duraut dix, vingt, trente mivutes ou plus, des tractions rythmées sur la langue de la personne en état de mort appñrente, en la tirant. puis en la refoulant, avec la même vitesse qu'aurait li rex “ion naturelle, * Les tractions, dit un auteur, produisent une série d'essstations des nerfs sensitifs de la langne,ct ces.excitations portées jusqu'au centre des nouvements de la respiration, provoquent un contre-coup par les nerfs moteurs de l’appareil respiratoire, et en particulier par le nerf
moteur du diaphragme.” De nombreux rappels à la vie ont prouvé la valeur de ce nouveau proccdé,
que l’on retrouve, avec de légères modifications, chez toutes les espèces.
Les poumons des OISEAUX différent nesez de ceux des Mannnifères. D'abord le dinphragme n'y existe généra'ee ment qu'à l'état rudimentaire, et c'est du jeu des côtes que
résultent l'inspiration et l'expiration.
Quant aux bronches, elles Sy ramifient
en Vaisseaux Comuniquant entre eux,
inais n'aboutissant pas à des vésicules fer.
mécs. Et mûne, quelques-uns de ces vais-
seaux traversent les poumons comme des
tuyaux droits, qui débouchent dans des
SACS aériens. Ces sacs aériens, placés à Ju
base du cou, dans la Poitrine et dans l'ab-
domen, sont ordinairement au nombre de
neuf ; chez les oiseaux Voiliers, ils sont
Fig 29.—Appareil resp. C1 COMMUNication avec l'intérieur de Ja ratoire de la Poule. plupart des os, L'air circule donc non
seulement dans les Poumons et les saes aériens, mais aussi dans une grande partie des pièces du squelette, Il en résulte, pour l'oiseau, une légèreté eani
dérable, e:
tions d'a
té que che state Lt formation de l'acide carbonique ct son échange contre l'oxygène se font pur Couséquent avec plus d'intensité, et auginentent chez l'oiseau l'énergie musculaire.
Les REPTILES ont les poumons doubles (Fig. 30) et formés de larges cellules qui communi-
; .quent entre elles, Il n'y a pas de Fig.30.—Poumonsd'un genre !Amei. à + e d ra] de Reptiles voisin des Lézardsliaphragme chez ces animaux, de
sorte que le thorax et l'abdomen Constituent une cavité unia
Fig. 29.—1, Trachée-artère i—?. poumons ;—3, sac cervical ;—3", sac clavi. culaire 5 —4, sac thoracique 55, SACS abdomiuaux,
que. Dans certains Reptiles, comme les Serpents par exemple, le poumon gauche existe à peine, tandis que le poumon droit est très allongé, Et la partie postérieure de ce grand poumon n'étant pas organisée pour la respiration, est plutôt une sorte de réservoir aérien, qui permet à l'animal de rester longtemps enfermé on snbmorgé, sans renonveler la provision d'air contenu dans son poumon. L'inspiration ct l'expiration chez les Repiiles, se font à peu près comme chez les Manuniféres ; les Tortues, cependant, avalent l'air par une sorte de déglatition, leur carapace rendant impossible l'espansion ou la compression de leur cage thoracique,
On trouve aussi deux poumons chez les BATRACIEXS. Li respiration cutanée de ces animaux est fort active, et peut supplier durant un temps assez long à la respiration pulmonaire, Ainsi une Grenouille à qui on a enlevé les ponmons
peut encore vivre
un peu de temps,
Les Grenouilles,
n'ayant pas de eû-
tes et ne pouvant
inspirer l'air à la
facon des Mam-
mifères, respirent
en avalant l'air,
qui s'introduit
dans la bouche
seulement pur les
marines : aussi
clies meurent d'as-
ee phyxie, si Ion She tient leur bou-
Fig. 31.—A natomie d'un Mollusque (Littorine vignot.) che ouverte du-
rant quelque temps, Remarquons encore que les Batraciens
Fig. 31.—b, bouche ;—t.0, tentacules oculifères ;—#. æ', œsophage :—4. s, glandes salivaires ; —t. !, ruban lingual ; —m, museles ; —re’, estomac ;—f. foie; — ce. b, canaux bilinires ;—r, rein ; c, cœur formé de deux cavités ; —9. p, glande de lu pourpre ; —i, rectum ;—4r, branchie.
dans le jeune âge n’ont pas encore de POMONE, mais respirent seulement par des BRANCHIES (oryanes disposés en forme de peignes ou de houppes et dans lesquels le sang circule, sur une surface étendue, dans le voisinage de l'air dissous dans l'eau) ; certaines espèces conservent leurs bran:hics après que leurs
poumons se sont développés et même toute leur vie,
Les MorLusques aquatiques nous offrent la respiration branchiale (Fig. 31,br) et cutanée. Les huîtres, les moules, etc. sont dans ce cas. Les Mollusques terrestres (limaces, hélices où escarsots, etc), pourvus de Poumons, ont la respiration aérienne, de même que certains genres quitont en vivant dans l'eau, respirent de la même anière ; on voit ces derniers monter à la surface du liquide quand ils ont besoin d’air,
Les Poissoxs n'ont que la respiration branchiale. branchies sont formées de James gies,et sont placées dans deux cavités de la tête (ouïes), que recouvrent des valvu.
les nommées opercules, L'eau imprégnée d'air, entre par la bouche, baigne les
2 Dre Brauchies %% Lranchies où le sang
absorbe l'oxygène nécessaire À sa purificz par les ouïes avee l'acide £arbonique dont rs en Un poisson qu'on laisserait dans un vase si resserré que l'eau ne pourrait être aérée sufti.
samment, périrait d’asphyxie, D'autre part,beaucoup de poissons peuvent vivre durant quelque temps en dehors de l'eau, pourvu qu'on maintienne Jeurs branchies assez humi.
des,
On considère quelquefois la vessie natutoire, sorte de sac rempli de gaz que l’on #r voir les branchies qu’il recouvrait, trouve dans beaucoup de pois-
Fig. 33.—Tête de Carpe. On a enlevé l’opercule du côté gauche pour luais-
sons, comme des poumons rudimentaires, Chez quelques espè-
ces, cet organe concourt en effet, jusqu'à un certain point, à læ purification du sang.
Les CRusTAcÉs respirent généralement par des branchies, qui ont la forme de panaches et sont placées à la base des pattes et sur les côtés. Certains crustacés n’ont que la respiration cutanée. —Le plus souvent les VERS respirent par toute leur enveloppe ; chez les Annélides on voit des branchies ayant l'apparence de houppes placées autour de la tête ou sur les eôtés du corps.
Chez les INSECTES, les MYRIAPODES ou mille-pieds et certaines espèces d’Araignées,on trouve la respiration trachenne.
Fig. 34.—Stigmates et trachées des Insectes,
Les trachées sont des tubes cylindriques, de forme plus ou moins régulière, que maintient ouverts une tunique cartilagineuse en spirale, et qui servent à i’absorption de l'air. Les trachées s'ouvre au dehors par des orifices, nommés stigmates, ypercés ordinairement sur les parties latérales
Fig. 34.—A, Stigmates ou orifices respiratoires du Dytisque, sur les côtés de
l'abdomen ;—B,un de ces stigmates, très grossi ;—C, une trachée avec son fi déroulable.
du corps, surtout de l'abdomen. De chaque stigmate part un - de ces tubes ou trachées, qui se ra.
mifie à l'intérieur du corps, et dont les rameaux se rendent dans les différents organes, et leur portent l'air qui purifiera le sang.
Sur le cours des trachées, dans les insectes qui volent avec facilité, on observe des dilatations formant des chame bres aériennes, qui correspondent absolument aux sacs aériens des oiseaux ; 74 ces organes sont évidemment destinés
1] à faciliter le vol de ces insectes.
Les insectes aquatiques respirent aussi par des trachées, soit qu'ils viennent à la surface de l’eau, de temps en temps, pour se munir d’une provision d’air, soit que certains organes ressemblant à des branchies leur permettent
Fig. 35.—Stigmates et tra- d’absorber l'oxygène Ar Main 45...
chées de la Nèpe, insecte l’eau pour le fair aquatique de l’ordre des Hé- dans L
miptères. trachées.
Les ECRINODERMES, les PROTOZOAIRES et les CŒLENTÉRÉS ont la respiration aquatique et cu‘anée,