LA LE LE TE
voit le sang du ; rincipe comburant par excellenco, l'“oxygène". par la cireulution, le sang, où sont déversées en définitive toutes ces provisions solides, liquides et gazeuses, les porte dans toutes les parties de l'organisme. — Mais toutes ces subse tances venant du monde extérieur, comment sont-elles utilisées ? Comment l'organisme se les incorpore-t-elles ? Eu d’autres termes, comment s'opère la nutri:ion? Tout cela se fait par l'assimilation, On désigne, par ce mot d'ASSIMILATION, l'acte par lequel l’animal transforme en sa substance propre les matériaux préparés par la digestion et la respiration.
On est loin de pouvoir expliquer tont ce qui se passe dans l’admirable phénomène de l'assimilation, On sait bien que tous les éléments nutritifs sont dissous dans le sang, qu'ils sont entraînés par ce fluide dans tous les organes, et que, passant à travers les parois des vaisseaux capillaires, ils vont se déposer dans les divers tissus. Mais s'il s'agit d'expliquer comment chacun des organes peut attirer À Ini les principes
dont il a besoin, .comment, par exemple, le nerfet le muscle savent s'emparer des éléments propres à les reconstituer ; s'il 'orit enntant a ame rendre que des particules inanimées P, en s’incorporant à notre organisme :
| “C'est un phénomène vital,” voilà tour Ce que nous pouvons dire; etce mot n'explique rien, “ C’est le secret de Dieu,” doit plutôt dire le savant chrétien. Ecoutons ici saint Grégoire de N ysse (De la création de l'Homme), discourant sur la mystérieuse fonction qui nous occupe:
“Les os, les Cartilages, les veines, les artères, les nerfs, les ligaments, les chairs, la peau, la graisse, les cheveux, les muscles, les ongles, les yeux, les narines, les oreilles, et les autres parties du corps si nombreuses et si variées, ne reçoivent qu’une seule nourriture en rapport avec leur nature ; et cette nourriture, en pénétrant dans chaque membre, revêt la nature de ce membre. Ainsi elle devient œil près de l'œil, et se divise même selon les différentes tuni-
ques de cet organe pour donner à chacune l'aliment qui lui Cunvient. Duns les oreilles et dans les lèvres, elle se change en leur substance ; dure dans les 04, elle est tendre dans la moelle ; elle se tenl duns le nerf et s'allonge duns la superficie ; elle pénètr: dans les ongles, et se réduit en parties as. sez ténues pour former les cheveux"
Muis si nous ne Pouvons comprendre toui ce qui se payse dans le phénomène de l'assinilation, il sera heanmoins intéressant d'énumérer quelques-uns des faits principaux qui le constituent.
D'abord, il se fait dans l'organisme des RÉSERVES d'éléments nutritifs, es 80 i
Pense organique n'est jamais interrompue ; d’autre |“ 2h Cun organe ne peut, sans dommage pour la santé, ]
des éléments dont il a besoin plus qu’en une quantité minée . Il y a done certains milieux où s'emmagasir diverses substances nutritives et d'où elles son: ensuit
nies à mesure que te! ou tel organe les demunde, —A
sucre abonile, durant le Cours de lu digestion : les veir testinales s’en emparent et le dirigent vers le foie. Là, . cre se transforme en amidon (ou glycogène),
état jusqu'à ce que le sang,
peuses, jusqu'à ce
qu’elles soient appelées à entretenir la com busti on organique,
La graisse se dépose ainsi en plus grande abondance autour
ous les parois de l'abdomen, à la base du cœur.—
Les albuminoïdes, les sels minéraux restent dissous dens le
sang, prêts à entrer dans les diverses cellules Pour l'entretien 7, (OH ansive qualquefois que ja foie séerète le sucre on
trop grande quan.
té. Cette surabondance de daus les urines et do: lieu à la sdie que l'ou nomme diehèie merde dan4 les urines et donng Es id
de leur activité. —Quant à l'oxygène, c'est dans Îles globules du sang qu'il est mis en réserve. | |
Comme on le voit, grâce à cette mise en dépôt des matières qui ne sont pas immédiatement utilisées, l'équilibre de milieu nutritif se maintient à peu près.
__ Comment les cellules s’incorporent-elles les substances putritives ?
La cellule peut facilement s'ouvrir pour recevoir les particules solides, et se souder ensuite. Ilya un remarquable exemple de ce fait dans les globules blancs du liquide sanguin, qui absorlent les microbes qu :ls rencontrent et sont de Ja sorte de fort précieux uuxilinires pour la défense de l'organisine contre ses enneibis,
Le plus souvent, les substances nutritives souê dissuutes ;
‘es cellules se les incorporent par le phénomène de A travers les parois de la cellule sortent les élé-
mt elle a tiré parti, et, par la même voie, des éléuveuux viennent les remplacer.
Is sont les effits de l'assimilation ? Il y a lo les Er-
ISIOLOGIQUES, Ce sont les plus intéressants. Mentionnons d’abord l'entretien des tissus existants. Certains tissus, comme les nerfs, demeurent les mêines, inuis la nutrition remplace leurs molécules usées par d'autres molécules. Ce même échange se produit aussi dans les auires tissus,mais il s’y produit de plus la multiplication des cellules, dont nous avons déjà parlé (pg. 8-9). Les tissus de l’épidermne,les tis-us glandulaires, osseux, ete., sont dans ce dernier cus, L’exerci- ‘ce est un facteur de grande influence dans ce développement ‘des cellules et des fibres : on peut citer, coinme exemple, le ‘grossissement des muscles du bras chez les boulanger: —La réparation des tissus lésés est encore in effet remarquable ‘de l'assimilation : à mesure qu’une blessure guérit, on voit uni peau nôuvelle recouvrir bientôt la plaie. * Cette faculté -de réparation organique est très grande chez les animaux inférieurs : certains vers se reproduisent à l’aide d’un seul, ap-
neau de leur corps ; la queue du lézard se refait ; le cerveau du pigeon peut se reproduire entièrement, Chez l'Homme même, un os peut se reconstituer, Pourvu que le périoste ait été épargné.” (J. Guibert), 20 Les EFFETS CHIMIQUES de l'assimilation ne sont autre chose que la combustion des diverses substances par l'oxygène du liquide sanguin, Chaque ceiinle est en effet comme le foyer d'une machine à vapeur, dont, le charbon est représents pur les sucres et les grainsus que brûle l'oxygène ; cette Combustion, qui produit de l'as carbonique et de l'eau, développe de la chaleur quiec trans. forme ensuite en travail. —Le foyer d'une machine à vapeur s'use peu à peu et devient à la fin hors de service. Il en est ainsi de la cellnle, dont la substance se consume aussi: mais, à mesure qu’elle se détruit, elle se répare aux dépens des a. buminoïdes. Les excès do travail, où l'on use plus de substance qu'on n'en peut refaire, épuisent rapidement l'organis: me, 30 Il y a enfin des EFFETS PHYSIQUES de l'assimilation. Les plus importants de ces effets sont l'électricité et la chaleur, De la nutrition résulte, duns les muscles et les nerfs, une charge électrique qui se dépense ensuite par le travail, Quant à la production de la chaleur animale, elle est d'assez grande impcrtance pour que nous en parlions avec quelque développement,
CHALEUR ANIMALE.—C'est la combustion respiratoire qui produit chez les animaux une température propre à cha. que espèce et qui généralement est supérieure à celle du mie lieu où vit l'animal. L'oxydation, c’est-à-dire la combinai. son de l'oxygène avec les sucres et les graisses, est surtout Ja cause de cette élévation de température. La chaleur anima. le est donc le résultat des actions chimiques qui constituent l'ussimilation. Les actions mécaniques, la marche, le mouvement, paraissent être aussi des sources de chaleur ; mais elles ne le sont qu'indirectement, en activant duns l'organisme la nutrition, la respiration, la combustion, qui ont précisément pour résultat de faciliter les phénomères chimiques et par conséquent d'élever la température. -
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Le rôle de la chaleur organique est considéruble, Audessous d’une certaine température, la nutrition ne s'opère lus, il n’y a plus d'échanges moléculaires. En outre, la chaeur est l'énergie qui se dépense en travail : l’activité animale est proportionnelle à la production de la chaleur.
Le température varie beaucoup dans la série animalo, Plusieurs animaux dont la nutrition est peu active, comme Jes Reptiles, les Poissons et les Invertébrés, produisent peu de chaleur ; ces animaux sont dits à sang froid, ou encore à température variable, parce que leur température se met presque en équilibre avec e2lle du milieu qui les entoure. D'autres animaux, dits à sang chaud ou à température constante, ont une température plus élevée que celle du milieu #mbiant, et qui reste à peu près la même indépendamment des variations de climat. (C'est le cas des Oiseaux, dont lu shaleur est de 104 à 111 degrés Far., et des Mammifères (97° à 104) L'Homme est dans cette catégorie, sa température moyenne étant de 98°6 dans les pays du nord comme sous l'équateur : un écart de 9 à 11 degrés, en plus ou en moins, dû à la fièvre ou à d'autres causes, le fait périr, Quand il est soumis au froid, son organisme produit plus de chaleur, parce qu'alors la respiration est plus active, et la combustion des aliments plus rapide. Dans ce cas la nourriture doit être plus abondante. Ajoutons que la déperdition de lu chaleur est en même temps diminuée par les chauds vêtements dont pn se çouvre ; ‘épaisse fourrure des Mammifères remplit le même objet, comme aussi l'enveloppe graisseuse qui se forme sous lu peau des Oiseaux. Au contraire, dans une température très élevée, l'Homme produit peu de chaleur, parce qu'il respire moins activement et prend moins de nourriture ; du reste, une abondante transpiration et l'évaporation qui se produit alorsamènent un refroidissementsensible, Ce sont prégisément ces mêmes causes qui ont permis parfois à certains individus de supporter sans périr des températures extrêmenent élevées ; on cite, par exemple, un enfant qui fut exposé durant dix minutes à une chaleur de 284,
Dans les elimats froids ou tempérés, plusieurs animaux cessent, durant l'hiver, d: prendre de la nourriture et s'engour
dissent, mais continuent à vivre aux dépens de leur graisse ; leur température s'abuisse en même temps,
gr Où les nomme animaux Libernants Tels sont l'Ours, la Marmotte, la Chau- V#-Souris, les Reptiles, la plupart des Mollusques. des Crustaces et des Insectes,
L'éstéretion cst un phériomène analogue. C’est aussi un encourdissement, causé par les fortes chaleurs, et qu'éprou- Vent ccrtains animaux des régions équatoriales, La respirae ti et la creulation du sans diminuent d'activité, et, par Suite, la température de ces animaux s'ubaisse, ce qui leur Permet de Supporter impunément les-chaleurs suffocantes de Ces C'imats. Certains Serpents, Crocodiles et Poissons sont des exemples de ce phénomène.
SECRETIONS £1 EACKELIUAS
On donne le non de sécRrérIoxs aux Opérations par lesquelles des organes spéciaux prodinseñt, aux dépens du sang certains liquides nécessaires à l'organisme.
Les glandes et les follicules sont les organes des sécrétions. Les follicules (Fig. 36) sont des sortes d'enfoncements
que lon voit à la surface de certains orwnnes, comme dans l'estomac et en général sur les meinbranes miqueuses : les humeurs ou ucosités qu'elles produisent ont pour but de lubritier Les membranes, autrement dit de conserver leur re pr Li souplesse, Il y à aussi d’autres espèces de foldayant l'aspect licules, sécrétant une sorte d'huile ou de suif, Hire dont l'effet est le même sur LS parties de la peau où ils sont placés. L: conduit de l'oreiile, les paupières, Notamment, portent un grand nombre de ces follicules,
Quant aux glandes, il y en à de stinples et le Coinposées.
Les glandes simples, auxquelles on pourrait rapporter les follicules, sont des tubes très déliés (Fig. 37, 45, Pg.71) qui
traversent les membranes et vont s'ouvrir à leur surface par un canal en spirale,
[ya des glandes composées granuleuses, qui ont l’apparence d’une où de plusieurs grappes de raisin (ezmme le fuie, les glandes salivaires, etc.), et des glandes composées tubuleuses, réunion de petits tabes Juxtaposés, comme dans les reins (Fig. 38, p. 72.) De cette agslomération de tub:s où de granulations, résulte dans les glunl:s de cette sorte une surface «le sécrétion tres considérable, C’est ainsi qu'on évalue à neuË métros la surface que présentorait le développement de chacun des reins.
Les glandes sécrétoires les plus importantes sont les suivautes :
15 Les glandes saliveires (Nous avons déjà parlé de la SALIVE, pe. 24:
20 Les follicuies gastriques (SUC GASTRIQUE, pg. 25}:
30 Les glandes intestinules (SUC INTESTINAL, pg. 22 et 26);
40 Le foie (BILE et GLUCOSE, pg. 22);
50 Le pancréus (SüC PANCRÉATIQUE, pg. 23);
69 Les glandes losryautes (Ces glandes, placées dans l'orbite de l'œil, sécrète les LARMES, qui sont composées d’eau et d'une petite quantité de sel, C’est un liquide limpide et inodore qui, se répundant dans l'orbite, facilite les inouvements du globe de l'ail}:
70 Les glandes séhusées (petits sacs arrondis, creusés
dans l'épaisseur de la peau : elles sécrètent une matière gras- S2 appelée HUMEUR SÉBACÉE, dont le rôle est l'adoucir l'épiderme. Ces glandes qui existent sur toute la surface du corps, à l'exception de là paume de la main et de la plante des pieds, sont très abondantes À la base des poils, autour des ailes du nez etsur la conque auditive); *
So Les giandes munmauires (organes de la sécrétion du LAIT. Le lait “est une liqueur opaque, blanche, plus pesante que l'en, douée d’une saveur douce et agréable, Vu au mi- Croscope, le lait se présente sous la forine d'un liquide presque transparent, dans lequel nagent d'innombrables globules
(*) Zoologie, F, J.
de bourre : soumis à l'analyse, il donne environ 88 parties d'enu sur 100, 3 à 4 Parties d2 beurre, du sucre et quelques sels. Tous les savants s'accordent à dire que la divine Pro. vilence a préparé dans le Jait l'aliment le plus complet que l'on connaisse.” (Zvoloyie, par Pabbé E. C.)
Il ya encore, dans là série anim ul, plusieurs autres sécrétions. Citons seulement le nee, produit par une espèce de Chev-otain : la cire, que fabriquent les Abeilles : la soie, dont les chenilles de certains Lépidoptires, Surtout le Boinbyx, s'entourent pour subir leur métamorphose : le venin des Serpents, des Abeilles, etc,
On entend par Excrérioxs les opérations par lesquelles certaines glandes éliminent du Sang, afin de le purifier, les Parties inutiles où nuisibles,
Ces glandes, qui servent à Ja Purification du sang, sont les glandes sudoripares ct les re; ne.
Les glandes SUDORIPARES (Fig, 37, 4, 5%) sont des tuhes
pelotonnés, enfoncés profondément dans l4 peau, et qu'un canal, traversant le derme et l’épiderme,met €n Coinmunication avec l'extérieur.
Le diumètre de ces tubes est de 210 de millimètre, Ils sont répandus sur tout le COrps, mais surtout sur le front, sous les aisselles, ete, I] y en à, dit-on, plus de deux millions chez l'Homme, La SUEUR, que sécrètent ces glandes, est un liquide lécèrement acide, formé d’eau pour Fig. 37.—(lande sudoripare. la plus grande partie, à laquelle s'ajoute une très faible Proportion de sel (chlorure de sodium, urée, etc.) La chaleur, le mouvement active beaucoup là for-
Fig. 37.—1,Epiderme,couche externe de la Peau;renfermant dans sa partie inférieure ls pigment ou la matière colorante :-2. Derme, terminé en dessus par de petites éminences appelé :8 papiiles :—3, Tissu Conjonctif, coitenant des #ggiomérations de cellules remplies de graisse i—4, Canal sudorifère ; —0,Glande sudori Pare très grossie,
mation de la sueur, dont l'effet est d'enlever au sang l'excès d’eau qu'il peut contenir et de rafraichir le corps par son évaporation.—La quantité de sueur séerétée par l'Homme est en moyenne d'une livre et quart par jour.
Les REIXS, qui sont au nombre de deux, présentent la forme d’un haricot ; ils sont placés de ehaque côté de la colonne vertébrale, dans la région lombaire, en arrière des intestins et en dehors lu péritoine. Leur bord interne est concuve ; et c'est dans cette dépression, nommée Aile, qu'arrivent l'artère et la veine rénale, les nerfs, ete. Ils sont lisses à la surface, et d'une teinte rougeûtre, Une fine membrane les enveloppe, revêtne elle-même d’une épaisse couche de graisse. Eu dessous de cette enveloppe, on rencontre : 10, la substance vorticule, qui a peu d'épaisseur ; on y voit jun grand nombre de petites granulations arrondies (corpuscules
ee de Malpijhi), qui constituent l’appareil extracteur de l'urine ; 20, lu substance tubuleuse où médullaire, formée de tubes droits juxtaposés (tubes de Bellini), par lesquels Purine se déverse ; 80, le bassinet, réservoir qui reçoit l’urine apportée par les tubes. Du bassinet de
: chaque rein part un conduit qui se
Fig. 38.—Coupe verticale du rend à la vessie.
rein gauche. > Ne , 1, substance corticale; 2,sub:- L'URINE, sécrétée par les reins,
tance tubuleuse ; 5, nussi- Leu ;
nôt, est un liquide dont l'eau forme les neuf-dixièmes ; elle contient en dissolution surtout l’urée \’«cide urique et des «°Ës minéraux (phosphates, sulfates, chlorure de sodium, ete.)—L'urée, qui est toute formée dans le sane, est très abondante dans l'urine ; elle se transforme facilement, sous l'influence de la chaleur, en eurhonate d’ammoniaque. De là l'odeur ammoniacale des urines en putréfaction. ;
Lorsque l'acide urique se forme en grande quantité, par saite d’une alimentation trop nourrissante, jointe à une vie
inactive, il ne pcut être éliminé complétement dans l'urine : une partie se dépose alors, aux articulations surtout, ct c’est la cause de in goutte ct de certains rhttinutisines,
Parfois il se forme, dans la vessie, de petits gra: au dépôt d'acide urique et de différents urates, Ces cravicrs Où caleuls constituent les maladies de la gruvelle et de la Pierre.
iers dus
Le sucre et l'albimnine, Far suite de certaines altérae tions de l'organisme, peuvent abonler dans l'urine, et donner ainsi lien aux maladies nommées d'ubire et «buis ñerie, qui affaiblissent beaucoup à cause de la perte cousidée rable de matières nutritives qu'elles occasi nent.
— Au point de vue PHYSIOLOGIQUE, toutes les glandes recoie vent du liquide Sanguin les éléments dont elles ont besoin : mais Comme les globules du sang ne Peuvent passer à travoes les parois des vaisseaux, toutes les sécrétions se produisent seulement aux dépens les parties liquides du Sang. Les olaine des ont un double molle d'action sur le Sang : tantôt elles ne
font qu'extraire du sang des principes qui s'y trouvaient de.
jà : tantôt, en exerçant Une action chimique sur ces p'hicipes, elles élaborent de nouveaux produits,
— 1 y a encore une sécrétion très simple, dont il importe de dire au moins quelques mots: c'est l'EXHALATION, On dé. signe par cc mot une filtration de la Partie la plus iquense du sang, qui passe à travers les parois des vaisseaux capillai. res, ef se répand à la surface des membranes, à lintéri, ur Cotume à l'extérieur du Corps.
L'exhalation erterne se produit sur la poux (in lépone damment de la sueur), ct sur les poumons.dont Er surface communique avee l'air extérieur, Il faut éviter SOINEUSCment ce qui pourrait faire obstacle à cette transpiration insensihle, par exemple : le froid huile, les Courants d'air frais, quand on a chaud, de même que les transitions brusques d'une température élevée À ue température plus basse On évalue à environ deux livres,pour un homme, la quant té d'ean perdue en vingt-quatre heures par cetié exhalation esterne.
L'exhalation interne s'effectue : lo sur les membranes “synoviales,” qui tapissent les cuïtilages des articulations, dont le jeu se fait plus librement grâce à cette humeur (Synovie) qui les Jubrifie constamment ; 20 sur les membrunes séreuses qui, par l'effet des sérosités ainsi produites, se maintiennent assez souples, pour que leurs replis glissent facilement l’un sur l’autre ; mais Icrsque ces sérosités deviennent trop abondantes, il en résulte des maladies diverses : l'Aydropisie, dans le péritoine : l'hydropisie de la poitrine, dans la plèvre (enveloppe des poumons); l’hydropisie du cœur, dans l'enveloppe du cœur, etc.