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de nerfs à ces fi'ets ou cordons blanchâtres, qui sortent de l’encéphale et d: la moelle éj in ère, et se distribuent dans les diffé.
rents oruwanes,
| l NERFS.—0O:1 donne le nom
Chaque nerf est cons‘itué jar de la substance blanche, c’est-àdire par des faisceaux nerveux
RS h etenveloppé d’une membrane
où waine nommée névrilème.
Fig. 57.—Encéphale et nerfs spinaux. La plupart des nerfs sont
unis à la masie nerveuse (encéphale et movil: épinière), l’où ils
émergent, par deux racines : l’une postérieure ou sensitive,
Fig. 57.—1, lobe antérieur du cerveau ; —2, lobe moyen du cerveau :—3,
protubérance annuaire 5— 4, bulbe rachidien ; -5, cervelet, au-dessus duquel se trouve le lobe nostérieur du Cerventi. :
À, les huit paires cervieules de nerfs spinaux [observez comment la racine
de chaque nerf est toujours double] ;—B, les douze paires dorsales ;—C, les Cinq paires lombairos : 1}, Jus sig paires saciées. 26
contenant les fibres qui président aux sens, l'antre antérien- Te OU metre, contenant les fibres qui règlent les mouvements Les filets nerveux de eus racines se divisent en deux branches, l’une ascendante, l'uutre descendante ,etdueliil ré. sulte que les filets nerveux ne partent pus réellement du point de la masse nerveuse d'où ils sortent pour se rendre dans les uryanes,
Les deux ricines, se dirigeant l'une vers l'autre, s'unissent avant de s'échapper de Ta masse nerveuse, de façon à former un seulcordon nerveux. C:s nerfsou cordons nerveux, s'ii s'agit des douze paires de nerfs CRANIEXS (Fig. 58et 54, pr 96 97), sortent du erâne par des trous ménagés À su base ; quant aux trente et une puires c'es nerfs spinaux où RACHIDIEXNS, elles sortent de la colonne vertébrale par des ouvertures latérales CPe SI, fig. 45, 6,6) que l'on nomme trous de conjugaison. — Les fibres nerveuses qui constituent le nerf, ir. lépendantes les unes des autres, sout réunies en faisceaux enfermés dans une enveloppe où gaine commune, comme nous l'avons dit. Dans cette gaine arrivent des vaissenux sanguins. Les éléments nutritifs parviennent au filet nerveux par imbibition lyÿmphatique.—Les nerfs rachidiens, en partant de la colonne vertébrale, se divisent en deux groupes, dont l'unse distribue dans la partie postérieure du tronc, et Pautre dans In partie antérieure. Tous ces nerfs se divisent et se subdivisent de iwanière à former un réseau de filets qui pénètrent tous les orines et y portent le mouvement et la sensibilité.
Les dernières ramifications des nerfs ou les fibrilles se relent, pour ce qui est des organes des sens, duns les cellules visuciles, auditives, ete., les plus extérieures : dans les museles, il semble quelles s'unissent aux fibrilles musculaires.
Les neifs dont nous venons de juiler sont dits mirtes
parce q'ils sont à la fois moteurs et sensitifs ; ce sont les plus
nombreux. [1 y eu a d'autres qui sont seulement moteurs, et produisent le mouvement en faisant co:tracter les muscles ;
d'autres sont eusitifs, et transmettent les sensations, Entin, les nerfs laso-motenrs, découverts par Claude Bernard, dila. tentet contract-nt les artères, lez vi ines et les vaisseaux LATE phatiques, et agissent de la sorte sur la circulation. Il n'est pas inu:ile d'ajouter Qu'il a Gé prouvé, par des expériences, q'e les diverses sortes du nerfs ne différent Pas essentiellement entre elles : tout dépend, en ce qui concerne leurs propriétés, des centres nerveux d'où Partent les nerfs et des organes où ils aboutissent,
I y a ordinairement Un rapport GCtroit entre la sensation et le mouvement, Cela consiste en ce que l'excitation produi. te par une cause quelconque est aussitôt transmise par les nerfs sensitifs à la moelle épinière, et réfléchie par elle, pour pour ainsi dire, de telle sorte que cette excitation revient par les nerfs moteurs et agit sur les museles de lu partie irritée, Comme on le voit, le Mouvement est en quelqne sorte une réponse aux impressions reçues, Ces phénomènes constituent ce que l'on appelle es actions réfleres, Si l'on en veut des exem ples, il suffit de citer : le vomissement qui fait suite à lirritation du voile du Palais ; le tremblement des membres que produit une forte sensation de froid : etc.
Quand les nerfs d'un Organe ne fonctionnent Pas, par suite d'une cause quelconque, cet organe est dit parulysé.
On peut se demander Comment s'effectue, dans les nerfs, cette transmission si merveilleuse de la sensibilité et du mou- Yement. Voici comment Béclard à répondu à cette question :
“Diverses hypothèses ont été invoquées Surcessivement Pour expliquer le transport des impressions et de l'incitation motrice «ans les nerfs. On à parlé de chingements moléculaires qui aCCOmpagneraient tous les Phénomènes de sensibili. té ou de motilité On a Comparé les nerfs à des cordes tenducs dont les extrémités, placées à Ja périphérie (surface du corps), transmettraientiles impressions par des sortes de vibrations Centripètes, tandis que d’autres ncrfe, ou les mêmes,
104 YTRAITÉ DE ZOOLOGIE
par des vibrations en sens opposé, transmettraient le mouvement aux muscles Où n supposé que Les nerfs étaient purcourus par des courants de liquides, et on les à assimilés à des espéces de Vaisseaux particuliers, Toutes ees suppositions n'ont pas aujord'hui besoin d'étre réfutées, A cette heure, beaucoupdl'auteurs font cirealer dans Pintérieur des nerfs une sorte de fluide impondeérable, analogue à l'électricité, auquel
on donne le nom de fluide nerveux C'est là une pure hypo-
thèse à l'appui de laquelle on ne peut apporter aucune expérience directe : cest tont simplement repro luire sons un autre nom la théorie des Esprits “émettre, qui a joué un si grand rôle dans les ouvrages physiologiques et philosophiques des deux derniers siecles. Quelques antours sont allés plus loin, en identifiant le pretendlu fluide nerveux uvec le fluide éicetrique luisméme, Lei l'expérience est absolument contraire à cette assimilation," (#) On voit assez, par ce qui précède, qu'en ce: point encore la science n'n pu pénétrer l'œuvre du Créateur.
SYSTÈME ,U GHAND SYMPATHIQUE
Où appelle systéme ganglionnaire où du grand sympahique un groupe nerveux consistant en une double chaine de petites musses nrveuses, nommées ganglions, reliées par des filets nerveux, situées de chaque côté et en avant de la colonn: vertébrale, et commençant dès la cavité erñnienne. Il y a environ vingt-six paires de ganglions, Es sont de teinte rosé, les nerfs qui les naissent étant généralement de couleur grise,
Les filets nerveux du système ganglionnaire sont de deux sortes. Les utis, nominés r'ucines sympulthiques, relient ensemble les ganglions et la moelle épinière ; ils sont composé: de nerfs sensitifs et de nerfs moteurs. Les autres, qui portent le nom de nerfs sympathiques proprement dits, partent des ganglions et se distribuent dans le cœur, les poumons, le foie, l'estomac, les intestins, les vaissenux,ete.
ii Dictionturre français iléustré ct E'ncyciopédie universelle.
Le système du grand sympathique préside à l'exercice de la vie végétative : il régle le jeu du cœur et des autres organes de la poitiine et de l'ab lomen, et la cireulation du sans, Ce qui Le distingue du système nerveux etrébr shinal, c'est qu'il agit
SUBS que Nons en ayons conscience et en dehors da l'interven.
tion de hotre volonts, Ï faut pourtant dire que les nerfs SéNsie tifs du grand sympathique, dans le vas d'une excitation vio. lente, cansent une impression donlonrense : mais les sensations de cet!'e sorte restent toujours assez vagnez,
Cotte action de tout un appareil si essentiel À l'exercice de la vie, n'est pas Une des moindres merveilles de l'organisme, ét piccame la tonte.puissanee et la bonté du Créateur “Par exemple, dit un pieux auteur, vos aliments une fois mâchés, des forces providentielles operent seules tout en vous, pour les transformer en chyle et réparer los pertes du sang, Elles décomposer!, distillent, mélangent et combinent, avec une habileté et une constance parfaites, Sins que vous ayez ù prendre, pour le snecès de tant d'epérations chimiques, aucune peine, ancun soin. Ah ! du moins ne m'connuissz pis l'active bienveillunce du Créateur pour vous !”
LE SYSTÈME NERVEUX Dans LA SÉriE ANIMALE, —Le systèe le NETVeUX que nous avons étudié, et qui est le pius parfait, est celui de l'Homme, A mesure qu'on s'éloigne de ce type, en descendant à travers les différents groupes des animaux, on onstate que l'appareil nerveux se simplifie, et disparatt même entièrement chez les êtres animés les plus inférieurs,
T. Les Vexrésrés possèdent tous un double systéme ner. veux, le cérébro-spinal et le ganslionnaire.
Hinvmipères, C'est dans les circonvolutions du cerveau que se trouvent de yrandes différences entre fes divers ordres, Les animaux supérieurs, les Sinces, les Carnassiers, ‘ete, ont des circonvolutions bien tranchées, ainsi que quelques Ron. seurs (Lièvre et Castor), Les JInsectivores, etc. ont le cerveau à peu près lisse.
Uiseuux, Plus de circonvolutions au cerveau. Le cerve-
106 VRAITÉ DE ZOOLOGTE
let est divisé en trois lobes, dont les deux latéraux sont rudimentaires ; Le lobe: médian (vernis) est très développé. Les lobes optiques ont un volume considérable, (Fix. 58.)
Chez les Batrariens et ES Rep.
tiles, le cerveau est petit : les lob:s optiques sont volumineux.
Les Poissons nt aussi le cerveau très petit, mais proportionnellement la moelle est tiés «cveloppie, de même que les lobes optiques et Îes lobes olfactifs.
JE, Les INVERTÉBRÉS n'ont qu'un système nerveux, le ganglionnaire, qui cvrrespond au grand sympathique des animaux supérieurs, Dans sa forme la plus parfaite, ce systè-
me est composé : “1o de ganglions
Fig. 58.—Cerveau du Dindon. céreébroïdes, situés en arrivre ‘lit tube digestif ; 20 d’un collier æsoplagien qui contoutne le tube digestif et unit les ganglions ctrébroïdes à la chaîne ventrale : %e d’une double ehuÿne longitudinale de ganglions nerveux unis par des connectifs ; 40 de jibres nerveuses issues des ganglions pour animer les organes.” (J. Guibert.) À mesure que l’on descend d'une classe à l'autre, on trouve que cet appareil subit des modifications et se simplifie de plus en plus. (Fig. 59 et 60.) Chez les Rayonnés (Oursins, Etoiles de ner, ete), le système nerveux consiste en un cercle de petits ganglions qui entourent la bouche, et d'où partent des fus cœaux nerveux qui se répandent dans les divers rayons. (Fix 61.) Même les Éponges paraissent munies d'un appareil ner: veux élémentaire. Enfin, dans les derniers groupes, si voisins du règne végétal, l’on ne trouve plustrace de systèine Be veux.
— Fig 53.—b, hémisphères cérébraux ;—€; lobes optiques ;—d, cervelct ; calanus scriptorius ;— 02 glande pinéale.
Fig. 60.—Syatème nerveux de l'Huïître.
Fig. 59.—Sy-tème nerveux du Hanneton.
Fig. 61.—Système nerveux
de!l Étoile de mer.