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LES OISEAUX

Les Oiseaux, Comme |es à circulation complète, lu membres, dont les antérien

Mammifères, ont le sang chaud et

et quatre es au vol.

plumes, Le squelette (voir Fig. 47,

P. 85) ressemble à celui des Mammifères, et réunit Ja solidité est très active ; à part les pou-

es O8, qui sont et la vue sont seulement par Vne membrane demie sur le globe oculaire dans le cas e. Tous les Oiseaux sont Ovipares : la

eufs, là mère restant dessus un temps plus où moins long ati ]

n de les Maintenir à une chaleur suffi ement du gere. C'est surtont durant

on que, chez un Certain nombre d'Oi.

‘eaux, se produit le chant. La

les Oiseaux de nos régions partent l'auto imats plus doux ; Je

creux

et le duvet,

» CeUX-ci charment l'oreille Par leurs

nd nombre, en se $ Contre leurs plus angereux ennemie, it jamai

chansons mélodieuses ; ceux-là, et c'est Je gra Nourrissant d'insectes, pro

sor

, et indispensables, 8 à l'horticulture et à | Pour les apprécier à leur valeur, ;]

que rendent

‘agriculture ; suffit de mentionner le fait

insectes nuisibles, aux cultures des Etats-Unis et du Canada. Il appartient aux pouvoirs publics, aux parents et aux instituteurs de prendre les mesures nécessaires pour protéger les Oiseaux, soit en empêchant l'emploi des petits volatiles comme ornement des chapeaux de dame, soit en interdisant aux amateurs de chasse de les sacrifier si inutilement à leur sport favori, soit surtout en détournant les enfants de la destruction des œufs et des nids.

On partage généralement la classe des Oiseaux en 10 ordres, qui tous ont des représentants dans la faune de la province de Québec. (1)

1° PASSEREAUX.— Quatre doigts, dont un en arrière, courts et recouverts de petites écailles. — C'est à cet ordre, composé d'au moins 6000 espèces (plus dela moitié de tous les oiseaux) qu'ap-

Fig. 117. — Hirondelle. partiennent la plupart des petits chantres de nos bocages, aux formes élégantes, aux couleurs parfois brillantes, aux mœurs les plus douces.

Parmi nos Passereaux les plus connus, on peut mentionner : les Grives (Merle, Flute, ete.), les Roitelets, les Mésange: les

(2) LA classification des Oiseaux est encore dans nu état très peu défini, jus peut-être que dans aicune autre classe, Cela tient à ce qu'il y a assez peu de a ractères nettement tranchés entre leurs différents groupes, à tel point que les 01. ze on douze mille espèces de volatiles pourraient être toutes réunies dans un mime groupement. Toutefois, pour faciliter l’étude, on les partage eu plusieurs divisions, nommées ordres, Mais pendant qu’en Europe on contimue plus ou moins à suivre la classification établie par Cuvier, qui comprend 6 ordres (Rapaces, Passereaux, Grimpeurs, Gallinacés, Echassiers, Palmipèdes), les ornithologistes américains reconnaissent jusqu’à 16 ordres distincts. — Dans cet ouvrage purement élémentaire, préférant suivre une voie intermédiaire, et, comme oùt fait aussi M. Dicnne dans ses Oiseaux du Canada (1883), et le Prof. R. Rarusay Wright dans son Æntroduction to Zoology (1889), nous divisons en 10 ordres la classe des Oiseaur.

Aloucttes, les Fuuvettes, les Hirondelles, le Récollet, es Pies- Grièch.s, le Gros-Bee, le Bou vreuil, le Chardonneret, l'Oiseau blanc ( Piectrophane), Je Ross'gnol (Pinson Chanteur), le Moi. neau, le Cnrdinal, Jes E

tourneaux (Goglu, ete.), Cornville. la Pie, Je Geui,

La plupart de ces

le Corbeau, la

oisvaux se nourrissent d'insectes, et ren-

dent par Conséquent Jus plus grands services à l'agriculture, Le Moineau est de plus #ranivore, et fait de la sorte Payer ses services d'inscetivore., Mais on regarde comme oiseaux nuisibles : le Corbeau, la Corneille, la Pie, le Geai, la Pie-Grièche,

2 PiCARIENS, — On a rangé dans cet ord d'oiseiux qui n'ont gnère entre eux de € qu'il était peu facile de placer ailleurs.

Les Perroquets, qui sont nombreux cales de l'Amérique, de l'Afrique et de ]

re «les groupes iractères Communs, et

dans les régions tropi- ‘Asie, Comptent des e.pèces au riche plumage. Ils ont la mandibule Supérieure du bec articulée au crâne ;

leur langue est char

nue. Ils s’apprivoisent aisément, et arrivent à imiter parfaitement les cris des antres

animaux et même ]n Parole hnmaine,

On remarque encore, parmi les espèces exotiques, le Toucan, de l'Amérique du Sud, dont le bee atteint des Proportions cie tesques,

La faune canadienne compte üotbre de Picn- Peut mentionner Jes suivants : l'Engoulevent (Manfeux de Maringouins) le Mar-tinet (ou Hiroudele) des cheminées, Je Colibri on Oiseny.

Mouche (le plus petit des oi-

un assez bon riens. On

Fig. 118. — Pie.

Décembre 1 903.

seaux ; il y en a environ 500 espèces, dont une seulement vient jusqu'à notre pays), le Murtin-Pécheur, le Coucou, et le Pie (Pic-bois, Pivart). Nous avons ici plusieurs espèces de Pics, qui passent toute l’année dans nos bois. On connaît l'instinct de ces oiseaux, qui sivent découvrir sous l'écorce des arbres les insectes dont ils se nourrissent.

3° RaPacEs. — Ce sont les Oiseaux de proie, se rourrissant de chair, aux ongles (serres) crochus et forts, à la vue perçante. Les uns sont d’habitndes diurnes ; les autres, supportant mal la lumière, ne volent que le soir ou Ja nuit.

Notre faune coir:pte une dizaine d'espèces de Hiboux et de Chouettes, qui toutes passent l’année ici.

Aux Rapaces appartiennent aussi: le Busard, l'Epervier, le Faucon épervier (EÆmérillon), la Buse, le Balbusard (Orfraie ou Aigle-pécheur ),et l’Aigle du Canada (Aigle doré), remarquable par sa force et sa longévité. L'Aigle à tête blanche, que l’on voit dans les armoiries des Etats-Unis d’Amérique, se rencontre parfois = -— =

it

dans notre pays. Quant au a Vautour, que l'on voit sou ==.

vent aux Etats-Unis, il ne visite jamais notre province.

4 CoLomBiNs. -- Ces oi- ou Vautour des Audes, seaux font chaque anuée plusieurs couvées de deux petits, que Ja mère nourrit d'abord en déversant dans leur bec une sorte de bouillie produite dans son jabot (partie renflée de l'æsophage).

Nous n'avons au Canada que deux espèces sauvages de cet ordre : la Tourterelle de la Caroline, et le Pigeon voyageur (Tourte), qui était autrefois si abondant dans la Province;

cet oiseau peut parcourir 25 lieues à l’heure.

Fig. 119. — Condor

La Tourterelle à collier, que l'on garde dans les volières, est d'origine africaine.

Quant aux Pigeons domestiques, on en compte au moins 150 races différentes ; on les donne comme provenant des genres européens Ramier et Biset, C'est une de ces variétés domestiques, le Pigeon messager (ou voyageur), que l'on utilise pour le transport des dépêches, à cause de la rapidité de son vol et de la sûreté avec laquelle il revient à son domicile. Durant le siège de Paris, en 1870, on put faire entrer de ln sorte dans la capitale investie 1,115,000 dépêches officielles ou privées,

5° GaALLINAcÉS, -— Corps ramassé, vol lourd, voix désagréable, doigts antérieurs réunis à leur base : voilà quelques curac-. tères de ce groupe d'oiseaux.

Fig. 120. - Faisan dore.

oix criarde ; le Faisan, originaire de ariétés sont renommées pour leur beau plumage ; la Caille, assez commune dans la province d'Ontario ;

la Perdrix rouge et la Perdrix grise d'Europe : et les genres que nous appelons improprement Perdrix au Canada, et qui sont le Tétras ({ Perdrix de savane), la Gélinotte (Perdrir gri- &, de bois fruncs, de Montagnes), et le Lagopède ( Per blanche).

6° ECHASSIFRS, — Ce nom vient des longues à ces oiseaux et qui leur servent comme d’éch cher sur les rivages, dans la vase desquels Ja ] tou et de leur bec leur Permet de fouiller aisément.

Notre faune Compte un bon nombre d'Echassiers, dont voici les plus remarquables : les Pluviers, la Bécasse, la Bécass

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pattes propres assés pour marongueur de leur

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172 NATURALIST CANADIEN

les Maubèches ou Alouettes, le Courlis, l'Ibis, les Herons (dont la Quac ou Héron de nuit), le Butor, la Grue, le Râle, la Gallinule et la Foulque (Poule d’eau).

Dans la faune étrangèrel on peut mentionner: l'Autruche, propre à l'Afrique et à l'Arabie, le plus grand des oiseaux actuellement vivants (6ou 7 pieds de hauteur) ; le Nandou, espèce d’Autruche, plus petite,de l’ Amérique % méridionale ; e Casoar,grand, 2 oiseau de l'Océanie; . la : ” Cigogne; le Flammant (1), Fig. 121. — Autruche. aux ailes rouges, au cou très long et aux jambes très hautes, de la Floride; et des espèces gigantesques, éteintes aujourd’hui, comme le Dinornis, de la Nouvelle-Zélande, qui avait une douzaine de pieds de hauteur, et l'Œpiornis, de Madagascar, dont on trouve encore des œuf d'ur.e capacité de près de 9 litres.

{Palmipèdes) T° LAMELLIROSTRES. — Ce nom signifie que les Oiseaux de ce groupe ont ordinairement le bec, plus ou moins aplnti, garni sur ses côtés de petites lames parallèles, qui servent à tamiser l’eau où ils trouvent leur nourriture. Bons nageurs, ces oiseaux ont sur la terre une allure plutôt lourde ; ils se nourrissent ordinairement de vers, de mollusques et de poissons. Dans notre climat, il ne sont que de passage et ne séjournent ici que peu le semaines. ? Voici les genres les plus notables de Lamellirostres : le Cygne, très rare dans notre province ; l'Oie sauvage, et l’Oie domestique, originaire d’une espèce européenne ; la Bernache du Canada fOutarde), dont l'on voit passer dans les airs les bandes disposées en triangle ; la tribu nombreuse des Canards,

(1) Les ornithologistes américains plavent de préférence le Flammant dans l'ordre suivant des Lamellirostres.

nt dont quelques-uns sont conli- nus chez nous sous les noms

de Paille-en-queue, Surrel celle, Canard branchu (qui u- perche sur les arbres), X«et knwi, ete. ; l'Eider commun ; les (Moyac), abondant vers le KA E ts golfe Saint-Laurent, et qui rx ) ; fournit le précieux duvet Fig: 122. — Canard, u- nommé édredon; les Harles, nommés vulgairement Bec-Scie à ue cause des pointes qui Sarnissent leur bec. d, 8° TOTIPALMES — Chez les la oiseaux de cet ordre, les qua- L) tre doigts sont réunis par ou une membrane, ce qui ne les les emjêche pas de percher sur les arbres, Ils vivent surtout de de poissons.

jh Les ples connus des Toti-

palmes sont les genres sui-

ue vants: la Frégate: le Fou . de Bassun ( Margau), commun de vers le golfe Saint-Laurent :

ré, Fig. 128. — Pélicar. le Pélican, très rare en Ca- 0% nada, long d'environ 6 pieds, et qui porte en dessous de la 7 Emandibule inférieure un vaste sac où il garde en réserve les \S-

Poissons qu’il capture ; le Cormoran, grand oiseau abondant dans: le bas du fleuve, célèbre Par sa vornté et par la vitesse avec quelle il poursuit le poisson sous l’eau.

9° LONGIPENNES. SE: Fig. 124. — Pétrel.

*aux de haute mer, es. [ls sont caractéri Janvier 1904.

ans

que l'on voit souvent remonter les fleusés par la longueur de leurs ailes.

it

Voici les genres les plus dignes de mention : l’Albatros, le plus grand des oiseaux de mer, et que l’on rencontre surtout vers le Cap de Bonne-Espérance ; le Goéland ; la Mouette (Mauve), nom donné aux petites espèces de Goéland ; la Sterne (Hirondelle de mer):

le Pétrel (Oiseau de tempéte), qui peut courir sur l’eau, les ailes ouvertes, Tous ces oiseaux, moins l’Albatros, se voient fréquemment dans les parages du golfe Saint-Laurent.

10° PLONGEURS. — Ces oiseaux ont les ailes très courtes et ressemblant même, chez quelques genres, à des nageoires. Ils ont les jambes placées ==:

tellement en arrière qu’ils se tiennent difficilement debout et ne le peuvent faire qu'en prenant une position presque verticale. Ils nagent et plongent avec la plus grande facilité, et ile peuvent rester longtemps sous l’eau.

On rencontre beaucoup d'oiseaux de ce groupe dans le bus Saint-Laurent, comme : le Plongeon { Huard); le Pingouin (Godd), dont une espèce, le Grand Pingouin, commune il ya un siècle dans les mers arctiques, paraît aujourd'hui éteinte : ie Macareux ( Perroquet de mer ); le Guillemot {Pigeon de ner). — Le Manchot, le plus aquatique de tous les Plongeurs, n'a aux ailes que des rudiments de plumes, ce qui les fait paraitre écailleuses.

Fig. 125. — Plongeon.

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