CHAPITRE II
■ Aa^eierre. — Tout le monde sait que TAnglèterre est le berceau des chemins de fer. Ainsi les premiers chcK mins de fer à petite vitesse ont été établis dans le Northumberland, dans le pays de Galles et dans le StafTorshire pour le serrice des mines et des usines ; et c'est aussi en Angleterre, entre IjTerpool e( Manchester, qu*on a construit la première ligne pour le transport des voyageurs à grande vitesse. L'exploitation de ce chemin a suiB pour mettre en évidence, au bout de très-peu d'années, tous les avantages d'une locomotion rapide.
En Angleterre, où le public saisit avec une si grande promptitade toute la portée des inventions industrielles, on ne tarda pas à entrevoir l'avenir de ces nouvelles voies appelées à quadrupler la vitesse habituelle des communications. En 1832, deux ans seulement après l'ouverture du chemin deLiverpool à Manchester, on posa la pre* mière pierre du chemin de Londres à Birmingham , et déjà , en 18S4, M.Peel, chef du ministère anglais, terminait un discours au meeting de Tamvort par ces paroles remarquables : a Hâtons-nous, messieurs, hâtons-nous : il est indispensable d'établir d'un bout à l'aulre de ce royaume des communications à la vapeur, si la Grande-Bretagne veut maintenir dans le monde son rang et sa supériorité. »
Au même moment ou peu de temps après, un membre du ministère français, M. Thiers, revenu d'Angleterre après avoir visité le chemin de Liverpool, soutenait à la tribune que les chemins de fer n'étaient bons qu'à servir de jouets aux curieux d'une capitale ou de moyens de transport dans quelques cas exceptionnels seulement. « Il n'y a pas aujourd'hui, disait-il, huit ou dix lieues de chemin
Tom, rPf. / /iy,.