‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 2)Chapitre 114 sur 239 · SUITE DU CREUSEMENT · texte numérisé non relu

SUITE DU CREUSEMENT

Si la tranchée est très-profonde et que le remblai ait une grande hauteur, on ne donne h la cunette abde (fig. 14, A) qu'une partie de la hauteur de la tranchée. On descend les terres de la hauteur du goulet jusqu'à la crête du remblai sur une voie inclinée reposant sur un massif le long de l'un des talus vv' (fig. 14, B). (>>mme le remblai a souvent une grande hauteur, on le monte en

deux assises. Une partie des terres servant à composer l'assise supérieure xyrzesi portée à l'extrémité de cette assise sur une voie établie à la crête, et une autre partie servant à composer l'assise inrérieure xV » par une voie inclinée v" descendant le long du talus de l'assise supérieure.

La cunello abde (fig. A) étant parvenue à une certoine distance

(le son extrémité ouverte, et une partie des niassib latéraui étant enlevée de manière que la tranche inférieure de la tranchée ni g p.... soit découverte dans toute sa largeur sur une certaine longueur, on ouvre dans la tranche inférieure une seconde cunette en arrière de la première jusqu'au fond de la tranchée. Cette seconde canette sert à exploiter la tranche infêrieure ni g p. comme la cunette supérieure à exploiter la tranche supérieure hink.

On laisse suhsister le massif mnop, qui soutient la voie inclinée servant à descendre les terres de la tranche supérieure jusqu'à ce que cette tranche soit entièrement exploitée.

Les figures B et C indiquent la disposition des voies dans la tranchée et sur le remblai. On y voit que le nombre des pointa de déchargement est de deux à l'extrémité de l'assise supérieure, et de quatre à l'extrémité de l'assise inférieure. Le cube des terres versées aux extrémités de chacune des assises doit être tel, que ces deux assises s'accroissent en même temps de longueurs égales.

TnuMpciri des toiveii. — Il est évident que l'on peut se donner à volonté l'inclinaison des voies provisoires posées sur le talus de h tranchée ou sur celui du remblai. En portant cette inclinaison à plus de 2 centimètres par mètre, on peut remonter, dans le système des plans automoteurs, les waggons rides à l'aide des vraggons pleins qui descendent. On évite ainsi la dépense d'un moteur; mais la construction ot surtout Tentretien de ces plans automoteurs sont fort coAteux. Quand on les répare, il faut interrompre le service, ce qui réduit à l'inaction un grand nombre d'ouvriers ; enfin ils occasionnent fréquemment des accidents; aussi préfere-t-on généralement ne donner à la voie que 7 ou 8 millimètres de pente. Les waggons pleins descendent alors parTimpulsion seule de la gravité avec une grande vitesse, et les waggons vides sont remontés par des chevaux.

Sur le chemin de Strasbourg, on a percé un grand nombre de tranchées à l'aide des waggons. et le service s'est toujours fait aver th}s chevaux, môme sur des pentes dépassant 2 centimètres.

Dans la tranchée de Chamarande, près Chaumont, sur le chemin de Blesmes à Gray, la fouille ayant lieu dans un roc très-dur entiôremont abattu à là poudre, on a recouru, pour l'extraction à une certaine profondeur de déblais que Von se proposait de retrousser. :i

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