MUR EN PIERRES SÈGUES
Mur en pierre* sèches. — Le niur cn pierres sèches M (iig. 25) soutient le talus, tout en laissant filtrer les eaux qui descendent vers 1n fossé. Il s* appuie sur la banquette b, et, de distance cn distance, te pied du talus *^ est consolide par de petites voû-
tes V.
Le mur en pienus sèches M (fig, 20), renforcé par descoiïtre-forls également cii picr itib àèclies, soutient le pied du talus et laisse filtrer les eaux. -Toute la partie du talus qui se compose de glaise a une inclinaison Irès-faible de trois de base sur un de hauteur; ilcsl, en outre, pro tégé par une couche de bonne terre gazon* née avecspin.
FlB. 26.
Ces dilTérents moyens sont extrêmement coûteux» et leur emploi
308 TRAVAUX \)ï. TKRRASSEMËfST BT TRAVAUX D'ART.
posé les résultats dans un Mémoire inédit qu'il a bien voulu mm communiquer. Les paragraphes suivants sont extraits de ce Némoire.
Les trans|)orts par les moyens ordinaires, la brouette et le tombereau, n'exigeant que des frais d'établissement peu élevés, et qu'on matériel susceptible d'être employé sur tous les chantiers et mène pour les usages les plus divers, il en résulte que les priià appt quer sont toujours sensiblement les mêmes, quelles que soient le» quantités a transpoiier.
Il n'en est pas de même pour les transports en waggon sur voiei provisoires, parce qu'ils exigent des frais d'établissement considérables, qui sont bien loin de croître dans le rapport du volome transporté, et dans lesquels on ne peut rentrer qu'avec des cubes d'une certaine importance.
Il suit de là que, plus les volumes à transporter sont faibles, plus les prix de transport sont élevés, et que, par suite, à moins d'avoir un matériel sur place, les transports par voies provisoires cesseot d'être praticables pour des cubes qui n'atteignent pas au moins 25,000 mètres.
U'un autre côté, il y a, avec les transports au waggon, à la charge et à la décharge, des frais de remaniement et diverses mains-d'œuvre qui n'existent pas pour les autres modes de transport, et qui s'élèvent de 20 à 25 centimes par mètre cube. A cette dépense il faut ajouter celle des waggons, des changements de voies et quelquefois d'autres appareils dont on a besoin sur les points de chargement et de déchargement. Tous ces frais étant indépendants des distances parcourues, il s'ensuit que, pour de faibles dislances, les transports au waggon coûtent plus que ceux au tombereau.
I^s distances minima, variables suivant les volumes à transpor ter, peuvent descendre pour des cubes de 25,000 mètres à 500 mètres, et pour des cubes de 100,000 mètres à 300 mètres.
Quoi qu'il en soit, il arrive souvent que les transports au tombereau étant impraticables, soit a cause de la nature ou de la position du sol, soit à cause de la saison, on est conduit a avoir recours au transport au waggon pour des volumes et pour des distances fort
THANSPUKT DES TEUHES.
au-dessous de celles qui sont indiquées ci-dessus comme un minimum.
II suit de la multiplicité des éléments qui doivent entrer dans le calcul des transports au waggon, dans diiïérenis cas, et de la complexité de quelques-uns. que les formules ne peuvent être rigoureusement établies que pour des cas spéciaux et qu'après une estimation préalable des frais de toute espèce, et notamment de ceux de matériel, pose de voies, dépose et repose, etc.
Aussi les formules employées par plusieurs ingénieurs placés dans des conditions diverses ne sont-elles pas exactement semblables. Néanmoins les différences ne sont pas tellement grandes, que M. Brabant n'ait jugé utile de prendre la moyenne des résultats ({uc lui ont fournis trois de ces formules, pour déterminer, au moins par ap|>roximation, les cubes et les distances moyennes pour lesquels les diflerents modes de transport deviennent avantageux.
Le tableau suivant est extrait d'un tableau beaucoup plus complet qu'il a donné.
DÉPENDE POOn LE TR\5SP0BT D'o?1 MItRE CUBE DE TEHRE OU DE BALLAST, PESANT ENTIBOX 1,600 EILOGRAHVES.