SS^S^ -S^^TZ
Fig. 5o.
Fig. 34.
profondeur environ (fig. 55), pratiqués sur le talus et espacés de
3 mètres à 6 mètres, suivant la nature du
terrain.
Ces tuyaux, que M. Ledru appelle collecteurs lie tabis , se dégorgent dans des collecteurs T', dits collecteurs latéraux, placés sous les petites banquettes B, dont la surface est au niveau du rail, et qui communiquent avec un collecteur central T' au moyen de drains transversaux espacés de 10 mètres à 20 mètres.
Les drains de talus sont généralement posés sur ce talus en écharpe. Ce n'est que dans de très-mauvais terrains et dans ceux qui avaient subi des commencements de glissement qu'ils ont été placés suivant les lignes de plus grande pente.
Le terrain mouillé ne descendant pas jusrju'au pied du talus, les drains de talus n'ont été posés que sur la partie mouillée, et se sont dégorgés, soit à Tair libre, soit dans des drains longitudinaux élablis sur le talus à 0™,30 au moins au- dessous du plan de séparation de deux terrains perméable et imperméable. Les drains longitudinaux versent leurs eaux dans les fossés de la chaussée.
Le terrain perméable enfîn se trouvant dans la partie inférieure du talus, tandis que la partie supérieure est composée de couches imperméables, on le dessèche à l'aide de collecteurs de talus se
58îi TUAVACX DE TEHHASSEME.NT Kl TRAVAIX DAUT.
dégorgeant, comme dans le premier cas, dans des colledean latéraux qui versent les eaux dans un collecteur central.
On donne aux collecteurs la pente nécessaire à récoulemeiU
KiîT. 5C.
des eaux. La ligure oO indique la coupe longitudinale d'un colk'cteur central définitif.
Héthiide Lahuiiie. — An même chemin de Blesmes à Gray, on a appliqué un nouveau système de drainage qui avait été indiqDc par M. Lalanne, ingénieur en chef, directeur des travaux au chemin de fer de TOuest (Suisse).
Ce système de drainage consiste à percer les talus de trous Eaûb avec une tarière, et à y enfoncer une (ile de drains de 0"',o à O*,*") enfilés sur une perche en bois, que Ton retire ensuite avec précantion en laissant la iile de drains dans le trou. Pour que ce chapelet de drains ne se disloque pas, les manchons qui garnissent les joint» sont reliés entre eux par un Kl de fer iixé (iig. 57) aux drains et
liK.
aux mandions extrêmes et simplement einoulé, .sur les iiiuncliuiis intermédiaires.
ConNolidaClon da NCelnberg. — NoUS croyous eutiu Ultlc de doll-
ner ici la description d'un Iravaii assrz inléressiuit e.xécuté sur le clietnin de 31elz à Forhach, pour maintenir la paroi d'amont d*uiie grande Irancliée.
Ce ehentiii euu.e entre Sainl-Avold et llondiourg un mamelon
COASOLIDATlUiN DU STKINBEKC;.
dit Steinberg (fig. 58), composé principalement de couches inclinées (le sable et glaise reposant sur un banc de grès.
Fig. 38.
Le profil ci-conire (tig. 39) indique à peu près Téiat de cette tranchée avant les derniers éboulements de novembre 1852.
Jusqu'à répoque y,^^^ „. ^
où ces éboulements ont conimertcé, le banc A n'avait jamais cédé et avait toujours été considéré connue une base solide. Le revêtement en partie maçonné du fossé avait été exécuté non pour retenir ce banc, mais simplement pour le garantir de l'érosion. La partie B' du banc B avait descendu pendant la construction en glissant sur le banc A, et la partie restante avait été arrêtée par le contre-fort C. Enfin, les couches C avaient été rtvùluoa d'rni perré enciiissé dans les bancs B.
Fig. 7.9.
58i TRAVAUX DE TERRASSEMtM ET TRAVAUX DWllT.
Tous CCS travaux avaient clc exécutés dans la supposition que k bnnc A, qui n'avait jamais bougé, resterait en repos.
Mais cependant ce banc a glissé ; le radier s'est soulevé. Pir suite, le contre-fort C s*est lézardé et a menacé de descendre i iob tour. Des crevasses se sont faites également en D et ont poussé k perré G.
Sous Vaction des pluies de novembre 1852, le mouyement a augmenté : 50,000 mètres cubes de terre ou de roche se sont déplacé en glissant sur une veine d*argile jusqu'au delà de Taxe du chemin. Dans les premiers jours de janvier 1855, la mémo masse a fait on nouveau mouvement et s'est avancée de manière à encombrer complètement la tranchée sur une longueur de 55 mètres.
On a alors, pour ne pas arrêter la circulation, établi une voie auxiliaire contournant le coteau ; interrompu, aussi bien que possible, le passage aux eaux de surface qui venaient délayer les tcnts lie l'éboulcment, en creusant des rigoles imperméables jusqu'à 200 mètres de la tranchée parallèlement à Taxe ; retiré une partie des terres de réboulement, décapé sur une grande profondeur les bancs supérieurs qui pesaient sur le banc A, et soutenu ce banc par un gros mur en pierres sèches M percé d*un aqueduc, et nprésenté dans le profil n^ 2.
On a d'autant moins balnucé à enlever la masse en mouvement, qu'on pouvait utiliser les terres qui la composaient pour consolider les remblais à Test et à Touest du Steinberg.
On avait pensé que Ton pourrait faire ces déblais conformément à la ligne EF du profil n° 1 ; mais, en cours d'exécution, on enlevi les terres conformément au n** 2, qui indique la situation actuelle.
Dans un petit nombre de cas, les travaux (V assainissement m (le soutènement des talus devenant par trop dispendieux et même quelquefois impossibles^ il vaut mieux modifier la voie. C'est ce qvi est arrivé pour la tranchée de Clumpiqneulle, sur le chemin de Strasbourq, près Nancy,
Nous avons passé sommairement en revue les diUcrents procédés pour l'assainissement des talus. Avnnt d'apprécier leurs avantages et leurs inconvénients respectifs, avant de faire conuailredaiis quels
DÉTKKMLNATlOiN DKS HAiNCS l)K SUlINTKMKiNT. :»«?.
VAS chacun de ces procédés doit être plus particulicremcnt appliqué, nous enlrcroiis dans de nouveaux détails sur le procédé Sazilly, et 8ur celui que M. de Regel a employé pour consolider les talus de la tranchée de Soullz.
M. Bruère, conducteur des ponis et chaussées irés-expérimenlé, longtemps associé aux travaux de M. Sazilly, et employé aujourd'hui par la Compagnie de TKst, nous a fourni sur l'emploi du proa;dé de cet ingénieur de nombreux renseignements que nous avons reproduits en entier dans le Portefeuille. On en lira avec intérêt Texlrait que nous en donnons plus loin.
Quant au second procédé, il a été appliqué a plusieurs tranchées thi chemin de Mulhouse par MM. Daigremont et Marsillon. Nous compléterons la description que nous en avons donnée par d'importants emprunta faits à un rapport de M. Daigremont sur les travaux qu'il a exécutés.
(]e qui suit est extrait du mémoire de M. Bruère :
Détcnninatlon dei» Imuics de snlntemeiit. — u Avant de commencer les travaux d'assainissement d'une tranchée, il est très-important de connaître d'avance tous les bancs de suintement.
« Les recherches auxquelles on doit se livrer pour cet objet sont bien moins difficiles qu'on le suppose généralement: il suffit pour cela de faire des remarques à l'ouverture des cunettes; car c'est alors que les eaux intérieures de filtration sont les plus abondantes; et, comme la quantité d'eau est alors trop grande pour que fair l'absorbe tout entière à sa sortie, il est facile de noter tous les endroits où Ton voit l'eau apparaître. Kn agissant de cette manière, on sera certain de savoir plus tard, après le règlement des talus, où se trouvent les bancs de suintement lorsqu'il s'agira de recueillir les eaux intérieures de filtration. Il n'est pas nécessaire de suivre alors les suintements dans tout leur développement lorsqu'on fait (les recherches ; quand on a reconnu un endroit où l'eau sort, on doit être à peu près certain que toute la couche de terrain de même nature et de même nuance, qui a la même disposition, est ellemême un banc de suintement.
« Quand on n*a pas pu étudier la positimi des bancs de suintement à Touverlure des cunettes, ou généralement pendant le dé-
386 TRAVAUX DE TKRRASSEMBKT ET TRAVAUX D'AHT.
blai des tranchées, on doit observer les talus le matin au lever du soleil ; Fair calme et froid de la nuit a absorbé peu d*eau el les bano de suintement sont alors très-faciles à reconnaître. Dans les cas douteux, on fait bien de répandre du sable ou mieux de la cendre sur les talus ; la nuance plus foncée que prennent ces deux matières au contact de Vhumidité décèle toujours un banc de suintement.
« Ici se présente l'occasion de faire une remarque très-importante : il arrive quelquefois à ceux qui n'ont pas Thabitude de bire des recherches de suintement de se méprendre sur l'endroit exact ou les eaux souterraines sortent à la surface des talus; ces eaux, avant d'en atteindre tout à fait la surface extérieure, peuvent descendre dans les fentes nombreuses que la sécheresse a produites dans la couche inférieure argileuse, de sorte que l'eau se montre beaucoup plus bas que le banc de suintement par où elle se dirige (fig. 40).
a Pour éviter aux autres eette cause d'erreur, je conseillerai ce que je fais toujours moi-même :
il faut enlever sur la suriaœ du lalus où on soupçonne un suiotement toutes les terres désagrégées par rhumidilé et par la se- ^^^' **^ cheresse. On sera certain de sa-
voir ensuite exactement quelle est la couche de terrain qui donne passage à Teau.
« Quand le^ eaux paraissent à la surface du talus en assez grande quantité, on reconnaît aisément quel est le terrain qui leur donne passage lorsqu'on observe ces talus pendant le jour quand le soleil donne le plus de chaleur. II arrive alors que la surface du talus devient fout à fait sèche à l'exception des endroits où l'eau sort naturellement. 11 est un fait assez curieux que j'ai eu très-souvent l'occasion de remarquer : des surfaces de lalus argileux rqjlés depuis longlcnips n'offraient à la température onlinaire aucun syji.plôme d'humidité. Or il arrivait que, par les grandes chaleurs, lorsque le soleil écliauffail le plus fortement la terrCj il se dessinait
DÉTERMliNATION DES BANCS DE SUIiNTKMEiNT. 587
des zones distinctes où se manifestait une humidité assez abondante. Ces traces d'humidité décèlent toujours des bancs de suintement.
(c Les suintements sont encore très-raciles à reconnaître dans les petites tranchées de 0'°,80 environ de largeur ouvertes perpendiculairement à Taxe pour le règlement des talus; Tair, y circulant difficilement, ne peut absorber que peu d*humidilé par les eaux intérieures.
« J'ai parlé d'une espèce de bancs de suintement entre deux couches argileuses homogènes; ils ont généralement une faible épaisseur de 1 à 2 centimètres, et se reconnaissent à la main. Quand une fois on a trouvé un point de leur direction, on peut facilement glisser le doigt sur toute leur longueur entre les deux couches argileuses qui sont généralement très-compactes ; on en retire une matière bourbeuse très-molle, qui a souvent beaucoup d'analogie avec les terrains des couches supérieures Des suintements de celte espèce se voient aujourd'hui à la tranchée de Briel (ligne de Mulhouse) ; j'en ai vu un assez grand nombre aux tranchées de SouUz et de Sourbourg (hgne de Wissembourg ) ; mais les plus remarquables que j'aie vus jusqu'à ce jour existent à la tranchée du versant méridional de 1 Indre, près de Tours (chemin de Tours à Bordeaux). Lorsque j*ai été chargé de la consolidation des talus de celte tranchée, ces suintements avaient déjà produit des éboulcnients considérables.
« A l'époque des dégels, les eaux provenant de la fonte des neige^^ et des pluies ne peuvent pénétrer sur la première couche de terrain imperméable que lorsque le sol est complètement dégelé, de sorte que ces eaux, trouvant naturellement une issue dans les tranchées, paraisi^ent à la surface des talus souvent bien au-dessus du premier banc de suintement ordinaire; ('liesse montrent le plus abondamnienl de 0",40 à O^'.SO au-dessous de la partie supérieure du sol ^^
(fig. 41).
588 rUAVAlX Dt TtHRASSEMKM KT TKAVAUX D'AHT.
c( Quand une tranchée est ouverte dans remplacement d'une 16rùt, les racines des arbres abattus de chaque cAté de la tranchée produisent à leurs extrémités une grande quantité d'eau qui, san elles, se serait écoulée à la surrace du sol. Celte remarque est d'autant plus imporlanlo, que la quantité d'eau qu'elles introduiseol dans les terres est trcs-considérable à l'époque des dégels et do fortes pluies. C'est à la présence de ces racines qu'il faudra attribuer l'abondance des eaux dans la partie supérieure des talus de la tranchée de Briel (ligne deMulhouseK La plus grande partie desébonlements qui se sont produits à la tranchée de Strobûbel (ligne è VVissembourg) n'a pas eu d'autre cause que la présence des ncines.
i< La conservation des talus sera assurée quand on aura pris ks dispositions nécessaires pour les préserver des eaux intérieures fl des influences atmosphériques.
Caniveanx d'awMibiisiicnient. — « Pour prévenir les eflets ife eaux intérieures, il suflit de les recueillir de manière qu'elles nr soient jamais soumises à l'action des gelées, et qu'elles ne s'écoulent que le moins possible à la surface des terres argileuses.
« Les caniveaux d'assainissement remplissent complètement œ but ; le principe sur lequel on s'appuie pour leur construction est excessivement simple : les caniveaux consistent dans une certaine quantité de matières perméables appliquées contre les couche«
^. perméables naturelles qui donnent passage aux eaux de Gltration, et cii une rigole en maçonnerie de brique»
étiiblie au-dessous pour recueillir les eaux et les diriger dans les contrefossés du chemin de fer (6g. 42ï.
« Afin de préserver la surface des lalus des eflets de la sécheresse et des pluies, et particulièrement des ge- ^'^- ^^ lées, il faut les recouvrir d'unecou-
elle de (erres pilonées de manière qu'elles ne soient soumises fju'au moindre tassement possible ; les terres servantaux recouvrements doivent cire choisies parmi celles qui ne sont point sujettes