CANIVEAUX D'ASSAINISSEMENT
à devenir Huenies au contact de Teau ; elles doivent être pilonées partout avec le mênne soin et avec la même force, de sorte que ces recouvrements deviennent aussi compactes que possible au point de devenir imperméables eux-mêmes.
c< Les eaux de pluie, en descendant sur des talus d'une hauteur un peu considérable, ravineraient ces talus vers leur base et seraient la cause de dégradations plus ou moins importantes «i on ne prenait pas la précaution de diminuer le volume et la vitesse des eaux pluviales. C'est pour cela qu'il est nécessaire d'établir de distance en distance des banquettes étagées destinées à recevoir les eaux qui descendent à la surface des talus.
c( Pour le prompt écoulement des eaux de pluie sur les banquettes, il devient indispensable de les disposer de manière qu'elles aient une pente transversale qui soit autant que possible opposée à celle des talus, et une pente longitudinale suffisante pour que les eaux soient concentrées dans un assez petit espace et qu'elles puissent s'écouler promptemcnt vers les points les plus bas donnés par les pentes longitudinales.
c( A la jonction inférieure de deux pentes opposées, on est alors obligé de construire des cuvettes en maçonnerie par lesquelles les eaux reçues parles banquettes s'écoulent directement dans les contre-fossés du chemin de fer.
« Pour que les eaux qui s'écoulent dans les fossés des tranchées argileuses ou sablonneuses ne dégradent pas la base du talus, il est nécessaire de perreycr ces fossés. Dans les tranchées nfigileuses, il sulTit de perroyor le fond du fossé et le talus opposé h la voie; l'autre talus peut être simplement gazonné à plat.
« Mal<îré tout le soin avec lequel on aura fait choix des terres (loslinées aux revêtements du talus, et quoique ces revêtements soient très-bien pilonés, on ne parviendra jamais à le rendre complètement imperméable ; les eaux qu'il contiendra aux dégels, celles provenant des fortes pluies, pénétreront donc les recouvrements sur toute leur épaisseur, en faible quantité il est vrai, mais assez cependant pour que celles qui parviendront au pied des talus ramollissent les terres rapportées et fassent perdre aux revêlements tonte leur solidité. C'est pour e^tte raison que, depuis quelques an-
nées, j'ai Thabitude d'établir au pied des talus un canireau destiné à recueillir les eaux qui s'écoulent entre le terrain naturd et la terres du revêtement (fig. 45).
— c Les diipisitions décrites d-deasus ddvent tAve modîBées quand 1 s'agît d'assaillir on terraîo ablonneux où il y a beauro^ d'eau , par conséquent où k sable est très- mouvant, oi quand la hauteur du slûnt^ ^*K' ^- ment est très-conaidénble;
c'est ce qu'on appelle un sumtemeni général.
« On doit ici, comme je l'ai déjà dit, établir le caniveau sur mi terrain solide. Comme le gravier que l'on poserait sur le sable m tarderait pas à devenir inutile par son introduclion dans une muse trop mouvante, il est nécessaire de l'envelopper dans des brandie» fines et serrées alentour. Les fascines (fig. 44), liées tri»-soli(ks ment, sont ensuite placées sur le tain», comme je le dirai tout à l'heure.
a Les branches de genêt et de bouleau sont d'un bon usage pour la Fabrication (les fascines de gravier (fig. 45).
« L'établissement d'un filtre enfeiscines est sans contredit le travail le plus délieal et le plus difficile qui se puisse rencontrei dans l'assainissement du talus.
a Aussitôt après le règlement des talus, après avoir préparé tous les matériaux ni*cessaires, on place les fascines en commençant par le haut, de manière qu'on ne soit jamais incommodé par le sable, qui est toujours entraîné par los eaux.
« On commence donc par pratiquer un rodan A, et l'on pose immédiatement, comme il est indiqué au croquis figure 4(î, la fas cine A'. Ensuite un ouvrior ouvre un deuxième redan, B où la fas-
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Fig. U.