ASSÈCHEMENT DTN TERRAIN SABLONNEUX
Fiji. 46.
eine B' est aussitôt placée. Le travail étant continué ainsi jusqu'au bas du suintement, les fascines sont ensuite recouvertes de 0°*,10 de gravier, et le talus représente en profil la forme indiquée à la figure 46.
c( n ne reste plus qu'à faire sur le tout un gazonnement à plat de O^jlO d'épaisseur; et, pourvu que les fascines soient bien serrées les unes contre les autres, qu* elles soient placées à joints recouverts, il n'est plus à craindre qu'il survienne des éboulements. On sera peut-être obligé de temps en temps de nettoyer le caniveau obstrué par le sablé qui sera entraîné par les eaux pendant les premiers jours ; mais ce sera un travail facile si on a pris la procaution de ne remplir le caniveau avec le caillou et de ne recouvrir le talus que plusieurs jours après l'établissement du filtre en fascines.
(( Un recouvrement en terre végétale, fait comme il sera dit plus tard, serait très-convenable, mais le plus souvent un simple répandage de O'",!^ de terre végétale est bien sulTisant.
(( Il arrive quelquefois que des suintements de cette nature onl une étendue moins considérable, et qu'il n'en faut cependant pas moins de précautions pour les consolider.
« A la tranchée de Sourbourg (ligne de Wissembourg), la partie supérieure de la première couche argileuse présentait dans quelques endroits une dépression considérable. Une grande quantité d'eau suintiiit du talus après avoir traversé un banc de sable pur de O'^fHO de hauteur environ. Malgré toute la promptitude avec laquelle on avait réglé le talus pour le consohdcr immédiatement, on n'a cependant pas pu empêcher la production de petits éboulements. L'eau entraînait le sable avec une telle abondance, qu'il a
:.9^2 TUAVAIX m TKIUIASSKMK.NT I:T TRAVArX irAHT.
(i(é nécessaire de fairo usage de fascines pour rassainisscmenl in
talus. La figure 47 port donner une idée asia exacte du travail qui tieri d'être expliqué.
— V Les reyétements de
talus peuvent être bitseï
maçonnerie de pierres»-
ches, en gazon oa en
y^ ^^ terre végétale : les der
uiers sont bien préËn-
blés aux autres. Ils sont plus économiques, et, quand ils sont hieo
faits, ils garantissent mieux les talus (*ontre les effets de la pluie ri
du dé^el.
BMiqwettcfi. — « IjCs banquettes doivent être étagées et de 3 î i mètres de distance verticale les unes des autres, suivant qne rinclinaison des talus est plus ou moins considérable.
« Pour que les banquettes ne puissent pas se dégrader parle passage des eaux, on doit autant que possible les recouvrir de gazon.
CuTettcN. — « Les cuvettes se font en gazon par assises, ou en maçonnerie.
c( Les cuveltes en maçonnerie sont bien préférables aux cuvettes eu gazon, elles coûtent beaucoup plus cher, mais elles sont l)eaiicoup plus solides et n'exigent pas d'entretien.
« Elles doivent être maçonnées avec du mortier de chaux hydraulique et jointoyées avec du ciment de tnileaux. »
Dans cert<iines tranchées du chemin de Mulhouse, les cuvettes en maçonnerie ont été lemplacées par des cuvettes en tuiles maçonnées qui sont moins coûteuses.
Au chemin de Strasbourg à Wissembourg, qui fait partie du réseau de TEsl, M. de Regel, ingénieur en chef, a appliqué avec un urand succès la méthode Sazilly au dessèchement des talus de plusieurs tranchées; mais il a été conduit, dans la plupart des cas où les eaux entraînaient la couche de sable et produisaient de grands
ASSKt^llEMENT DK LA THANCHÉE i»E SOIJLTZ.
ri9.'i
vboiilcinents avant qu*on nit pu établir les pierrées, à modifier It* procédé en ce sens qu'il soutenait provisoirement le terrain au moyen de fascines remplies de gravier, qui servaient à le maintenir tout en donnant écoulement aux eaux.
AMédicaient de la tnuMiiée de Sovhs. — En un certain point
de ce chemin, à la tranchée de Soultz, une niasse considérable de terrain reposant sur un banc incliné de glaise était entraînée par un grand courant souterrain dans la tranchée. La méthode Sazilly ne paraissait plus applicable, et Ton a employé, malgré la dépense, un procédé analogue à celui indiqué figure 24. Une petite tranchée auxiliaire fut ouverte parallèlement à Taxe du chemin (tig. 48). n
WSÊw
^^iW.
57 mètres de distance de celui-ci, et à 5 mètres au delà des fissures qui s'étaient manifestées dans le terrain. Cette tranchée fut poussée jusqu'à la couche imperméable, après avoir traversé plusieurs alternances de terres ordinaires et de glaises qui présentaienf des bancs do suintement superposés. La coupe en loni; (fig. 49) représenio la
KiK. 49.
projection verticale de celte tranchée. Comme il s'agissait de donner
394 TRAVArX DE TERRASSEMENT ET TRAVAUX IVART.
aux eaux un écoulement facile et constant, on suWit, pour le protl en long du Tond de la tranchée, les ondulations générales de h couche de glaise, et Ton élablit, à chacun des poinls bas les phi prononcés, un caniveau transversal ou drain qui devait amener dans le fossé du chemin de fer les eaux recueillies par la tranchée latérale.
Le fond de cette tranchée, dont la section (fig. 50) représenk relie d'un prisme triangulaire, fut d'abord garni d'une couche de
béton de O'",!^) d'épaisseur, sur lequel on plaça trois briques à pbl • formant caniveau, puis on remplit le vide avoe des moellons brut« et de petites pierres jusqu'à 1 mètre de hauteur; au-dessus de (v prismo, on éleva une sorte de mur en pierres sèches, tout le Ions dos bancs de sumtement que Ton avait traversés, en garnissant le tout d'une coucho de mousse pour empêcher la terre de s'intmduire dans lo poné. (le perré une fois terminé, on combla levideA' la tranchée en ayant soin depiloner fortement les terres que l'œi avait extraites.
La tiancliée auxiliaire de dessèchement, au chemin de Wissenibourf(, n'a que 10 mètres de profondeur. S'il eût fallu ouvrir une tranchée plus profonde, le percement dans un terrain coulant hi fût devenu excessivement coûteux. Sur certains chemins d'Ail»magne et sur le chemin de for de Lyon, on a ouvert en pareil n< des puits jus(|u'nu banc glaiseux, et relié c«s puits par une galm» dans Inquelle les oaux se réunisseni et d'où elles s'écoulent panl»^ galeries transversales.
DESCRIPTION DlIN SYSTÈME DE CONSOLIDATION. 595
Ëii général, dans des circonstances de ce genre, il est bon de diminuer la profondeur de la tranchée en relevant le profil du chemin; on évite ainsi d'attaquer plus profondément la couche de glaise et de déchausser le pied de la couche dont on avait à redouter les mouvements. C'est ce qu'on a fait au chemin de Wissembourg et en plusieurs points du chemin de Strasbourg.
M. Daigremont, ingénieur des ponts et chaussées, et M. Marsillon, ingénieur civil, ont employé, pour Fassainissement des talus de plusieurs tranchées du chemin de Mulhouse, des moyens qui se rapprochent I)eaucoup de ceux dont M. de Regel a fait usage i\ Souitz.
Nous empruntons le passage suivant à un rapport fort intéressant fait sur ces moyens à la Compagnie de l'Est, par M. Daigre* mont:
lleflcripitoB ém «jstéaM 4e c»««€4Mart>p adopté. — « Nous nous
sommes arrêté, dit cet ingénieur, à im système déjà employé en Allemagne, et qui consiste à ouvrir une saignée étroite parallèle à la tranchée, et seulement du côté où les éboulements sont à craindre, et à recueillir les eaux de suintement au fond de cette saignée : nous allons indiquer comment on a réussi à rendre ce travail économique.
« Nous ferons d'à- ^
bord remarquer que, si le terrain perméable s'arrête à la ligne C D.
(fig. 51) on se contente do faire descendre la saignée un peu pins bas que celte ligne, et l'on peut alors considérer le prisme de terre asséchée A BD E comme formant un mur de soutènement assis sur une base solide C I); si la tranchée se compose de terrains perméables dans toute sa hauteur, il faut descendre un peu plus le fond de la saignée : nous verrons tout à l'heure comment nous avons été conduit à placer dans tous les cas des drains sous la plate-forme du
Fig. 51.
TRAYAIX l)V. ThKHASSKMENT ET TRAVAUX D'AIIT.
chemin de fer, comme le représente le croquis ci-contre, de sorte qu'en supposant la tranchée composée dans toute sa hauteur d'une argile perméable (il y a de ces argiles qui s'éboulent trës-bcile-
Fip. :a.
mont}, le point A doit être descendu assez bas pour que le massif asséché A B C D E, reposant sur le plan incliné A C, et s*appuyaol contre la partie solide (] D C IV puisse résister à la poussée des terres situées à gauche de A B (fig. 52).
CMweiiMBtdes tHUichéeiidedimiBai^. — « II peut se présenter deux cas dans le creusement des saignées parallèles aux tranchées: ou bien Ton y rencontre peu ou point d'eau, ou bien l'on y troiire des suintements abondants.
« Le premier cas se présente assez fréquemment et ne prouve pas que le travail soit inutile ; car on opère généralement |)endant la saison sèche, et les terrains perméables peuvent alors être tout à fait exempts de l'eau qui les sature en hiver. Nous avons ri'ussi dans cette circonstance à supprimer entièrement les blindages eu remplaçant les saignées continues par une série de fosses oblonguf> A, A', A", séparées par des massifs B, B', etc., d'environ l^.SO dVpaisseur : on perce ensuite ces massifs par-dessous sur une longueur de (r,75 de cha()ue côté, opération que tout ouvrier terrassier peut l'aire aisément (fig. 55).
Fig. 53.
« Dans le deuxième cas, cVst-à-dire si Ton rencontre dans h
l'OSt OKS ÏLYAUX Dh DllALNAGb:. 51i7
saignée une (juajilité d*eau nolabie, le procédé de blindage naturel cesse d'èlre applicable; il faut alors attaquer le travail par Taval, en le blindant avec plus ou moins de soin, suivant la nature du sol ; mais, dans cette hypothèse, et en admettant que la saignée ait qucl(|ue profondeur, on se dispense de retirer toutes les terres de la fouille, et, en disposant l'atelier convenablement \ on économise 60 pour 100 sur la dépense. Ajoutons qu*en tous cas la saignée a juste la largeur nécessaire pour permettre aux ouvriers de travailler; il ne faut pas dépasser 0"',50 dans le fond.
Poii© des uiyawK de draïaape. — « A mesure qu'une porliou de tranchée auxiliaire se trouve à profondeur, on y pose des tuyaux de drainage, qui doivent présenter une pente bien uniforme; nous n'avons admis aucune inclinaison inférieure à CyOOS par métré, bien qu'on descende souvent à 0"',003 dans le drainage agricole; mais nous avons pensé qu*en raison de l'importance du travail il valait mieux nous tenir au-dessous de la pente-limite adoptée par les draineurs, afin d'être bien assuré d'éviter tout engorgement dans les tuyaux. Par le même motif, nous n'avons employé pour les drains longitudinaux que des tuyaux d'au moins 0",063 de diamètre, quand même ces tuyaux n'avaient à débiter que quelques ilres d'eau par jour *.
(( Le drain longitudinal est toujours entouré de matière filtrante ; quand les eaux sont peu abondantes, ces matières filtrantes sont simplement de la terre végétale ou du gazon, qu'on étend au fond lie la fouille sur une épaisseur de 0"*,30 environ ; on emploie aussi le sable ou la terre sableuse, quand on efi a sous la main. Mais, flans les cas les plus difiiciles, on a recours au gravier, ou bien à la |)ien'e et à la brique cassée ; on n*en met jamais qu'une couche (issez épaisse pour cire sûr que le tuyau ne sera pas envasé.
« On a également soin de mettre de la mousse, des roseaux ou du gazon à chaque joint de tuyaiix, afin d'empêcher Tintroductioii de Tenu trouble dans le drain.
* Voir pour l'organisation du chantier les docunieiits du PortefettiUe*
- Tous les tuyaux (à l'cxccplion de quelriucs tuyaux d'un grand diamètre, faiaant office
fie coiî(lmlc) ont élc posés sans manchons; l'emploi des manchons parait dangereux
quand r»ri pilonc fortement les terres
598 TRAVAIX DE TKRBASSKMENT ET TRAVAUX D'ART.
« On pratique ensuite dans la paroi de la tranchée de draina]^ opposée au chemin de fer une série de rainures verticales, dans lesquelles on place des tuyaux de drainage ; ceux-ci sont garnis de roseau à leur joint; on les arrête à quelque distance (0^,50 h i métra du sol, et Ton bouche le dernier tuyau avec un tampon de roseam: à la partie inférieure, ces drains communiquent avec le drain hmgitudinal ; on les espace de 2 en 2 mètres, et on leur donne sa faible diamètre; nous avons adopté celui de OT.OZl.
ComUeBiait de ki traBchée de dmlasge. — « Cette OpcntiOD
terminée, on remplit la fouille avec les terres qui en ont été primitivement extraites, en les pilonant avec le plus grand soin ; on arrive ainsi à couper toutes les veinules perméables existant dans le terrain naturel, et à former une sorte de batardeau qui arrête la eaux de filtration et les fait descendre dans les tuyaux de drainage.
« Si Ton néglige de piloner fortement les terres, elles se tassent bientôt, se gercent, et, à la première pluie qui survient, les eaux remplissent la saignée, se troublent en traversant ce sol fraicbe ment remué, bouchent les tuyaux de drainage, et donnent lieu a des éboulements beaucoup plus considérables que si Ton avait laissé les choses à l'état naturel ; c'est ce qui nous est arrivé par la bute d'un chef d*atelier dans une tranchée.
« Pour se nietlre complètement à Tabri de pareils accidents, il est bon de faire visiter, après chaque pluie, les tranchées de drainage déjà remblayées, et de faire recharger en terre pilonw tontes les parties qui se sont fendues et ont éprouvé des tassements.
Des foeaéM supérieum. - « On sait que les fossés su|)éneurs placés sur la crête des tranchées pour arrêter les eaux pluviales et empêcher le ravinement des talus constituent pour les tr.mchées lin danger permanent, et donnent lieu à des éboulements considérables, en raison de la stagnation des eaux, quand on n*a pas le soin de leur donner une grande pente, chose souvent dillicile. et de les entretenir en très-hon état. Rien de pareil n'est à craindre avec le système d'assainissement que nous venons de décrire, poin vu que l'on place les fossés supérieurs un pen au delà
KTABLISSEMKNT DE DHALNS TKAiNSVERSAUX.
lies drains verticaux AH; il esl bien évident, en effet, que ces
drains empêchent
toujours la production d*un banc de
glissement tel que
C D E , puisque les
eaux de filtration,
parvenues au point I D, iront joindre le ' drain longitudinal A ( ,^^10^'''''
^ (fig. 54). Fig. 54.
I PréeAMtloBS et prendre eontre reauporgemeat des UiyawK. —
' « Les rats, les souris et d'autres animaux s'introduisent fréquemment dans les tuyaux de drainage et les obstruent; en outre, les eaux qui s'y rassemblent sont souvent incrustantes, et laissent déposer du carbonate de chaux, du peroxyde de fer, dès qu*elles arrivent au contact de Tair ; enfin, à la faveur de l'air et de la lumière; certains végétaux se développent quelquefois dans les drains; on évite ces graves inconvénients en recourbant les tuyaux à leur extré-
^ mité, et en les faisant plonger dans un petit réservoir d'eau (fig. 55).
« Si quelques portions de tuyaux s'engorgent pendant l'exécu-
Rg. R5.
tion des travaux, on les nettoie facilement au moyen d'une pompe foulante.
Éiablissemeat de draias transTersanz. — « Dans les tranchées
d'une grande longueur, le système de drainage précédemnienl décrit présente quelque danger ; en effet, les eaux de filtration, suivant le drain longitudinal, se partagent en deux directions opposées au point culminant de la tranchée, et ne s'écoulent que par les deux extrémités du tuyau, et» si l'écoulement cessait par hasard à l'une de ces extrémités, on reconnaîtrait bien que le drain est
m IHAVALX hK IkKKASSIiAlEM KT THAVAl'.V HAUT.
(►bslniê, mais on ne ponnait pas savoir en (juel point, cl l'un serait cx|iotfé i Tf commencer eottëreincnt m travail coùtan Il Taut donc Of- Gessairemcnt êtablir de di&iiBce en disboa des ilrains In»vei-saux A 11.
ayant pour di-
jel de uiellre en communication le luvau longiindiiial A avii- b
iranchée du chemin de fer (lig. 50).
Draliiase de la plate-forme. — a Mais il se |iré$t^llle alors un
autre inconvénient : les eausc de filtration, Irès-abotidanU» dnb quelques tranchées, et coulant, été comme hiver, dans les iosaô. ramollissent peu a peu la plate-ibrme, rendent la voie mauvaise, et provoquent au pied des talus des ébouicments fréquents, tels que (ID : ces éboulemcnts comblent le fossé, arrêtent les eaux, et le mal se propage avec rapidité; on se trouve des lors conduit i perreyer le pied des fossés, solution coiiteuse et insuffisante.
n Va\ admettant même qu'il n*y ait pas d'eaux de tiltration vvk\^ dans les fossés d*une tranchée, il arrive souvent, si celle trancha a peu de pente, que les eaux pluviales y séjournent et produisent /es effets cidêssus décrits : en outre, Tinclinaison transversale de la plate-forme étant et ne pouvant être (|uc trt»s-faiblc, le dessou? des traverses reste toujours humide, et, comme ces travei-ses fléchissent au passage de chaque train, elles pétrissent peu à peu la •^'laise de la plate-l'orme, et la voie Unit par être détestable.
(( Ces ditîérentes considérations nous ont engagé à dmner la plate-formc de tontes les tranchées glaiseuses, opération qu'on a déjà pratiquée en Allemagne avec le plus grnnd succès; iiousavoii» placé un drain sous chaque fossé du chemin de fer; cette disposition nous a paru plus eldcace que celle qui consiste à poser un seul drain dans Taxe de la voie. On nous a, il est vrai, objeUé qu'en
DliAIlNAGt: DK LA rLATK-FUllMt. 401
faisant ainsi une coupure au pied du lalus nous risquions de provoquer des éboulements; mais, jusqu'à présent, cela ne nous est point arrive, et, en ayant soin de bien piloner les remblais audessus des tuyaux, ils deviennent en quelques jours, et comme tout le reste de la plate-forme, aussi durs que Taire d'une grange.
c< I^ics tuyaux de la plate-forme se posent comme les autres, avec plus ou moins de matières filtrantes suivant les cas : ils reçoivent, au moyen de drains transversaux dont il a été question plus haut, les eaux de filtration venant des drains supérieurs ; enfin, tous les 100 mètres, on placera un petit regard maçonné au-dessus des drains de la plate-forme (fig. 57), afin de recueillir les dépôts qui pourraient se former, et de s*assurer si tout le système fonctionne bien. Ajoutons que ces regards ne devront guère cire visités que pendant un certain nombre de mois après Tackèvement des travaux ; car un drain bien établi ne s*engorgc jamais, et, quand on aura réparé les malfaçons qui auraient pu se produire, la surveillance deviendra presque entièrement inutile.
« Nous avons fixé à 1"',!20 la profondeur moyenne des drains en contre-bas de la plalc-forme, et nous n'avons fait en cela qu'imiter ce que Ton a exécuté sur les chemins allemands, et ce que l'on a adopté en Angleterre pour le drainag.^ agricoli».
(( Il est du reste reconnu en France, par tous les auteurs qui ont écrit sur le drainage, que, dans les terres fortes, on ne doit pas poser les tuyaux à moins de l'",20; or il est bien évident qu'une plate-forme de chemin de fer doit être asséchée au moins aussi bien qu'un champ, qui doit toujours conserver une certaine humidité faNorablc à la végétation; aussi pensons-nous avoir fait le strict uéccssairc en adoptant la profondeur de 1"',20. Ajoutons que les drains de la plate-forme sont distants d'environ 10 mètres, ce qui
Aid dâ Jifsse
Fig. 57.
iO-2
TKAVALX l»K ÏEUKASSEMENT ET TRAVAUX D'ART.
c(»rresi>oii(l à peu près à rcspacouieiil adopté en agricullun. Cas oA n existe «ne eoaehe aqaiffére eoaii 1» plate lii
u Nous avons parlé au commencement de cette note d'nn cas qui se présente fréquemment, celui où il existe une nappe d*eau qui n*at pas coupée par la tranchée, et qui est douée d'une pression aao t'ortc pour soulever la plate-forme si elle est imperméable, el pov la transformer en bouillie si elle est perméable. 11 faut toujoan faire ([uelques sondages pour examiner si Ton n*a pas cette diflBcohé à combattre, et, si Ton reconnaît l'existence d'une couche aquilêtt, il faut tacher de savoir ce qu'elle peut débiter de litres d'eaD par minute. Ce point difficile une fois fixé, on assainit la plate-formeeD descendant le drain A ((ig. 58) au milieu de la couche aquiiere;fl est bon en ce cas de ne pas économiser les blindages et les matim (illrantes. Il faut toujours mettre le drain A du côté du drain supf.
Fig. 58.
rieur, c'est-à-dire du eolé où le sol est le plus élevé : tout le succès de Topératiou dépend d'ailleurs du diamélre du tuyau A ; si ce diamrlre se trouvait insuffisant, la sous-pressiun de la couche aquilc'n ne serait pas détruite, et le travail serait à recommencer.
Inellnalson des talus des tranehéea. — «(En terminant CCS généralités relatives aux assainissements, nous dirons que, dans notre opinion, on peut toujours ou presque toujours donner aux talus de déblai Tinclinaison de 45**, si on les assainit par les moyens que