‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 2)Chapitre 123 sur 239 · COMPARAISON DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS

que jour il faut réparer à grands frais les murs de soutènemenl, qui ne résistent qu'imparraitemcnl à la pression des terres, malgré leurs dimensions considérables.

Il est vrai que les murs en pierre sèche tels qu'ils ont été construits à la tranchée de Gagny soutiennent le pied des talus sans en préserver la surface des influences atmosphériques. Il vaut mieux recouvrir le talus comme on Ta fait à la tranchée de Sèvres, ainsi que l'indique la figure 30, page 579.

On a dit que le procédé Sazilly était inapplicable dans un grand nombre de cas. On a prétendu que, lorsque l'eau affluait à grandes masses et sur toute la hauteur des talus, l'autre procédé était seu I praticable. Si le procédé Sazilly n'a pas réussi dans certains cas, cela tient sans doute au peu d'expérience de ceux qui l'ont essaye. M. Bruère Ta appliqué sur trente ou quarante tranchées, soit sur le réseau de l'Est, soit sur d'autres lignes, le plus souvent avec succès.

N. de Regel a déclaré qu'il regrettait d'avoir employé dans la tranchée de Soultz le procédé que nous avons décrit, et qui n'a pas été complètement efficace. Il nous a dit que, dans un terrain à peu près semblable, il avait appliqué à beaucoup moins de frais le procédé Sazilly.

Le mode d'assainissement des tranchées de Soultz, Petit- Croix, etc., ne peut que s'opposer à l'action des eaux intérieures, mais il ne remédie pas à Teflet^les gelées, de la pluie et de la sécheresse sur les talus.

S'oppose-t-il même complètement à l'action des eaux intérieures? C'est ce qui peut paraître douteux, surtout après les accidents survenus aux talus de la tranchée de Soultz, accidents dont nous parlerons plus loin.

Si l'on adopte la grande tranchée d'assainissement en amont, les terres pilonées sont souvent traversées par les masses d'eau, et le massif n'est qu'imparfaitement asséché.

Quant à ce qui est de la dépense, elle peut être modérée quand le fossé d'assainissement en amont n'est pas d'une grande profon-

sont revenus à 240 Ir. le mMre courant, tnncîis que les tnins. n««flinis par la mi'tlioile «le M. Sazilly, n'ont roAh' que 100 fr.

deur, comme à la tranchée de Pctit-Croix ; mais elle augmente rapidement avec la profondeur.

Sans donc prétendre que le procédé Sazilly est applicable dans tous les cas, nous pensons qu'il peut ôtrc souvent pratiqué avec succès. Le procédé de la tranchée de Petit-Croix est prèfirable peut-être quand la masse d*eau est considérable, et que la totalité (lu terrain en est pénétrée.

Le meilleur mode d*emploi des murs en pierre sèche consiste i construire le mur sur le talus en soutenant le pied par des voâtei qui bordent le fossé.

Quant au procédé d'assainissement par voie de collecteurs appliqué par M. Ledru, il est fondé sur le même principe que lo procédé Sazilly. Il n'en diffère essentiellement que par la réunion des eaux de toute la tranchée dans un seul collecteur et par la substîtiUion des tuyaux de drainage aux pierrées.

La recommandation que fait M. de Sazilly d'établir les pierrée» suivant la direction des couches aquiferes ne peut s'appliquer que sur les points où le talus présente réellement des alternances un peu apparentes de couches diversement perméables. Hais dans ks puissantes formations marneuses, telles que celles que Ton trouve sur le chemin de Blcsmes à Gray, ces alternances ne sont plus rcconnaissables, toute la masse parait également détrempée, ou bien l(>s points où les suintements sont le plus abondants se fondent sans transition sensible avec le reste du talus. C'est ce qui a conduit à dessécher par les collecteurs toute la surface du talus en rapprochant seulement davantage les drains dans les parties les plus humides.

« L'emploi du collecteur central, fait observer M. Ledru, a ce grand avantage d'absorl)er immédiatement toutes les eaux qui Sf'*journenl ordinairement dans les tranchées argileuses; les drains qui débouchent sonlerrainement dans ce collecteur sont immédiatement u l'abri de toute obstruction et de toute avarie. L'assèchement des talus est immédiat et complet, et les déblais sont peu détrempés par les eaux, ce qui est tres-imporlant pour la confection des remblais. Le collecteur assèche le fond de la tranchée et assure au Idlasl une assiette ferme et sèche In on autrement on <aurait ey à I*" répandre sur une aire de boue

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