COMPABAISON DES DIFFÉRENTS PROCÉDÉS
a EiiKn, lorsque les eaux suintent à la surface du talus par un^ multitude de petites ouvertures, la gelée peut facilement obstruer ces issues, Teau s'accumule derrière, et, au dégel, il peut en résulter des éboulements dans les talus. Lorsque toutes les eaux de la tranchée débouchent souterrainement dans un collecteur unique, elles forment généralement une source qui coule d'une manière continue avec assez d'abondance pour être à l'abri de toute obstruction produite par l'action de la gelée. D'ailleurs, le débouché unique du collecteur est placé à 1"*,50 au moins en contre-bas du niveau de la plate-forme des terrassements et au delà de l'extrémité de la tranchée; il est facile d'en prévenir l'engorgement, et, cet engorgement eût-il lieu, il ne pourrait avoir aucune suite fâcheuse, puisque le collecteur débouche dans un fossé spécial ouvert à la surface dn terrain naturel.
« Quant à l'engorgement souterrain du collecteur, il n'est pas à craindre lorsque ce collecteur, lait avec des drains de 85 millimètres de diamètre, est recouvert d'une couche de pierres sèches suffisante pour assurer l'écoulement de l'eau par leurs interstices dans le cas même de Tobstruction du drain lui-même. »
Le mode de drainage de M. Lalanne a bien réussi sur tous les points du chemin de Blesmes à Gray ou du chemin de TOnest (Suisse) où il a été employé.
Il a le grand avantage d'assécher le talus beaucoup plus profondément que les drainages ordinaires, il n'exige aucun autre trans- |)ort de matériaux que celui des drains eux-mêmes, son exécution est partout facile et ne gêne en rien les autres travaux de chantier.
On peut proportionner l'espacement des trous, et, par conséquent, la dépense, à reiïet produit par chacun d'eux, et, au plus ou moins d'humidité de chaque partie du talus, on peut toujours facilement intercaler de nouveaux tuyaux là où apparaissent des suintements non constatés primitivement.
Mais ce mode de drainage ne peut être appliqué qu'à un terrain vierge, qui ne présente aucune trace de glissements, car le moindre mouvement interromprait immédiatement la continuité des drains. Il exige, en outre, un caniveau au moins gazonné sur le talus pour
rôcoiilemenl des eaux de chaque drain; il est à craindre queb gelée n'obstrue facilement les débouchés multipliés de tous en drains, que Teau ne s'y amasse cl que le dégel n'occasionne des éboulements.
Ce procédé a été employé depuis trop peu de temps pour que l'oo puisse présumer comment il se comporterait dans un hiver rigoureux ; mais Ton a remarqué, au chemin de Blesmes à Gray, un bit qui pourrait faire craindre cet effet de la gelée, en inéme temps qu*il confirme la théorie de M. de Sazilly sur l'importance diî prévenir tonte obstruction superficielle de Técoulement de« eaux.
Un certain nombre de trous avaient été forés dans le talus gauck d*unc grande tranchée, et n*avnicnt pas été garnis immédiatemenl do drains, faute d'approvisionnement. Au bout de quelques jouis, on n pu voir que le talus commençait à se mettre en mouvemenl, ol, on Texaniinant de plus prés, on a reconnu que la terre qui avait glissé du talus avait, en partie, obstrué le débouché des trous de tarière, formant une petite cuvette dans laquelle s'amassait et pénétrait la masse du talus, au lieu de couler h la surlace. Il est vrai qu'il a suffi d'enlever à la main une ou deux poignées de terre à roriRce de chaque trou, pour donner écoulement aux eaux et pour arrêter tout mouvement.
Rceonatruetioii de* talus ébonléii dans les tranckées. — Quel-
(piefois, quand on a négligé d'assainir les talus ou quand les travaux (fassainissement n*onl pas été exécutés convenablement, des portions de talus plus ou moins considérables s'éboulent, et il faut le reconstruire. On suit pour cela différentes méthodes dont nous allons chercher à donner une idée nette.
La figure 59 représente une première méthode employée sur Irchcmin de Londres à Birmingham.
Los lignes courbes de la coupe et mm du plan représentent la surfare d'éboulcnienl. En avant de ces lignes on trouve le talus reronslrnit. Le nnn* est on pierres sèches pour en soutenir le pied (\ laisser couKt les eaux; les épis en pierres sèches EÇ livrent pnssa'io nn\ oanx et divisont ]o talus on masses indépondanl(^