RAIL BARLOW
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y compris le ballast, coule à peu près le même prix que la voie ordinaire, lui a valu un grand nombre de partisans en Angleterre.
On reproche aux rails Barlow :
1^ D*étre moins élastiques que les rails ordinaires, puisqu'ils reposent sur le ballast, tandis qu'entre les points d*a|)pui les rails ordinaires sont, pour ainsi dire, suspendus au-dessus, et qu'à l'endroit des ])oints d*appui ils reposent sur des traverses en bois qui sont élastiques;
2"^ D'exclure, jusqu'à un certain point, l'emploi des pierres cassées comme ballasl ;
3" De se détruire parles elTets de Tinstabilité de la voie, et, par suite, du relâchement dans les assemblages et de la mobilité de tons les éléments ;
4** D'être beaucoup plus difficiles à fabriquer que les rails ordinaires, surtout avec les fers durs qui doivent entrer dans la compo* silion des rails pour résister aux frottements;
5* De s'écraser ;
U** De ne pas se prêter à la dilatation et d'être exposés par conséquent à se courber dans les temps chauds ;
T De ne pouvoir être utilisés pour les travaux de lerrassement, comme les rails ordinaires.
Les partisans de ce nouveau rail répondent :
1° Que la forme même du rail Barlow (forme en selle) doit lui donner l'élasticité nécessaire, et ce qui tendrait à le prouver, c'est qu'on a observé en Angleterre, sur une voie Barlow, que les trains, lors de leur passage, produisent un bruit sourd qui n'est pas désagréable, et qui indique une absence de trépidation, preuve d'élasticité;
2" Que le nombre des assemblages sur une voie ordinaire est plus grand que sur le rail Barlow ;
3° Que l'on n*a pas remarqué en Angleterre que les raik Barlow fussent sujets à s'écraser ;
4° Que V enfouissement du rail Barlow dans le ballast s'oppose à ce qu*il s'échaufTe et se dilate ; que M. Barlow avait, dans rèrigine, relié les rails, tous les 90 mètres, au moyen de boulons traversmt des trous ovales, mais que la dilatation n'ayant été sur celle dislancf que de 3 à 4 millimètres, il avait supprimé les boulons pour les remplacer par des vis ;
.V Que M. Brunel a affirmé, d'après une expérience de deux années, que le rail Barlow ne se détériorait pas plus promptement que les rails ordinaires. ^
N. Barlow a introduit quelques modifications dans son système. Il a remplacé les barres d'écartement en cornières par de petites traverses en bois, au nombre de trois par rail de 5 à 6 mètres de longueur. 11 renonce ainsi à un des principaux avantages de son système, celui d'exclure complètement le bois de ta composition de la voie.
La compagnie du Midi, qui a employé le rail Barlow sur une grande échelle, semblait l'avoir, il y a quelque temps, abandonné, et ses ingénieurs déclaraient y avoir renoncé uni(|uement k cause de la difficulté que l'on éprouvait à le fabriquer de bonne qualité. Ils soutenaient d'ailleurs et soutiennent encore aujourd'hui que les reproches qu'on lui adressait, à l'exception de celui qui concemail la qualité du métal, n'étaient nullement fondés. Ils commencent de nouveaux essais avec des rails fabriqués en Angleterre, et d'une qualité, dit-on, supérieure à celle des rails français. II paraîtrait donc qu'a leurs yeux la qualité du fer était le seul défaut du rail Barlow tel qu'ils l'avaient employé d'abord. On s'étonne alors quVn Angleterre même, où ce rail avait trouvé dans l'origine un grand nombre de partisans, il ait été presque entièrement abandonné.
Une dos plus grandes objoclions à son emploi, objection à l.i- (|uelle il nous semble difficile de répondre, c'est que, pour former le noyau de ballast qui doit remplir le rail, il faut un ballast d'une qualité pnrliculière que l'on ne rencontre pas toujours ; la pierre concassée, par exemple, ne pourrait être employée avec le rail Barlow, el cependant c'est, dans un assez grand nombre de localités Ja