CONTRE-RAILS
On a fabriqué à la mécanique les treillages composés de lattes. On renonce aujourd'hui à l'emploi de ces treillages. A la mécanique, ils manquent de solidité et sont d*un entretien trop difficile. Tout légers qu'ils sont, les treillages en échalas ofTrent une grande solidité, et cen*est pas sans difficulté qu*on parvient à les briser. Les clôtures avec lisses sont plus économiques, mais elles n'opposent presque aucun obstacle au passage des hommes et des animaux sur la voie.
Celles en fil de fer galvanisé ne coûtent pas beaucoup plus que celles avec lisses en bois et durent plus-longtemps. Sur le chemin de Mulhouse, on a posé des clôtures de la première espèce dans le voisinage des villes ou dans les localités très-peuplées et des clôtures à lisses sur les autres parties de la voie.
Ces clôtures ne sont que provisoires : on plante généralement à côté des haies, qui, au bout de quelques années, doivent les remplacer.
Il est difficile d'obtenir des haies en bon état sur une grande longueur de ligne. Au chemin de fer de l'Est on avait confié l'entretien des haies à un entrepreneur général. On a eu lieu de le regretter. L'établissement de ces haies se ferait probablement dans de meilleures conditions en régie. L'exécution peut en être confiée avec avantage aux gardes-ligne , que l'on intéresse au travail par des primes.
L'instruction bavaroise recommande de ne planter des haies que sur les points où elles ne peuvent pas favoriser les encombrements résultant des neiges mouvantes.
€k»vtre-raiui. — On ne pose pas de contre-rails à l'emplacement des passages à niveau seulement. On en posait anciennement sur toutes les parties du chemin où les déraillements paraissent le plus à redouter, ou dans celles où ils pourraient avoir les plus graves conséquences. Les contre-rails se composent alors de longerons en bois plus élevés que les rails et ont pour but d'empêcher les waggons de quitter la voie. La distance de ces longerons (figure 179) '*" ' *
au rail est de 75 millimètres. î^ contre-rail s*oppose à ce que le
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waggon quitte la voie en] montant sur le rail et A ce qu'il dé?ie. Conune, à la rigueur, il faudrait poser des contre-rails sur tous les grands ponts et sur tous les remblais élevés, et que cela deviendrait souvent fort coûteux, on en a considérablement limité Tusage. El mime mr le eheaàn de Lyon ainsi que nir toutes les nouvelles lignes en France, on supprime les contrefaits comme rendant teih tretien de la voie phis difjldle. Sur le chemin du Palatinat, cependant, on en a posé dans toutes 1^ courbes de petit rayon du côté de la file de rails la plus courte.
ACCESSOIRES DE LA VOIE. b«