CHEMIISS EN RUSSIE ET EN POLOGNE
réunit déjà les villes de Rotlcrdain, la Haye, Lcyde, Harlem, Amslerdam et Arnheim. Ce chemin se prolonge au delà de Arnheim jusqu'à Emmerich, et bientôt il atteindra Cologne. La communication entre Rotterdam et Anvers est assurée au moyen d'un service de bateaux à vapeur de Rotterdam au Mardych et d'un chemin de fer du Mardycli à Anveis. Le chemin de Maestrichtà Aix-la-Chapelle est livré à Texploitation. Une ligne d'Amheim à Maestricht, par Nimègue, Grave et Vanloo, formera un nouveau lien du réseau hollandais avec le réseau belge. Une troisième ligne, partant d'Amheim et se dirigeant vers le nord, atteindra Groningue. Une quatrième enfin, partant de Flessingue, aboutira à la frontière de Prusse par Breda, Bois-le-Duc et Vanloo.
L'histoire des chemins hollandais nous offre un fait unique dans celle des chemins, de fer, fait qui honore beaucoup le roi Guillaume T'... 11 s'agissait de protéger autant que possible les intérêts de la ville d'Amsterdam contre la concurrence du port d'Anvers, en unissant la ville hollandaise au Rhin par un chemin de fer. Le projet ayant été présenté aux Etats généraux, cette assemblée refusa de le sanctionner ( février 1858); mais le souverain, qui portait à cette ligne un vif intérêt, s'étant décidé à l'exécuter à ses frais et risques, les travaux commencèrent immédiatement. Cette ligne offre donc cette particularité qu'elle n'appartient ni à une Compagnie ni à l'État : le roi en a été lui-même l'entrepreneur, au moyen d'un emprunt dont il a garanti les intérêts ^
Bawsie ei Pciosne rvase. — La Russie, si pauvre encore en chemins de fer, a joui cependant d'un des premiers chemins à locomotives construits en Europe, celui de Saint-Pétersbourg à Tsarkoesclo. C'est M. le chevalier de Gerstner, ingénieur autrichien, auteur du plus ancien chemin de fer construit en Allemagne, celui de Budveis à Linz^ qui a rédigé le projet de cette ligne de 27 kilomètres seulement, et qui l'a construite.
L'empereur Nicolas comprit bientôt que le rôle que les chemins de fer étaient appelés à jouer dans un grand empire était bien plus élevé que celui que remplissait le chemin de Tsarkocselo, et il conçut,
• £xti-ail de l'ouvrage de M. Lobol
dès 1840, le projet d'un réseau qui devait établir un lien entre ie» points les plus éloignés de ses possessions européennes, faciliter l'action du pouvoir central, et exercer une puissante influenoe civilisatrice sur le pays.
Mais les contrées à parcourir étaient pauvres^ et mal peuplées; les ressources du gouvernement n'étaient pas assez considérables pour suffire à l'œuvre. Il fallait donc offrir à l'intérêt privé des avantages qui assurassent son concours dans réexécution des travaux. A cet effet, l'empereur, non content de garantir aux actionnaires un intérêt annuel de 4 pour 100 et de leur accorder gratuitement tous les terrains traversés faisant partie de ses domaines, a mis. sans aucune condition, à leur pleine disposition tous les bois et matériaux nécessaires à la construction des railvt^ays, tout en accordant la libre importalioii des rails cl des machines locomotives, mesure qui, du reste, était conforme aux dispositions patriotiques 4le$ maîtres de forges et des industriels de l'empire.
Entraînés par l'exemple de l'empereur, les seigneurs ont voulu concourir à l'exécution d'une œuvre de laquelle la Russie attend de si grands résultats ; non contents de l'abandon gratuit de tous les terrains nécessaires à l'établissement du railway, ils ont mis unigrande partie de leurs serfs à la disposition des Compagnies jusqu'à l'entier achèvement des travaux.
Mais il n'était pas doimé à Nicolas d'accomplir entièrement la grande œuvre qu'il avait conçue. Le chemin de fer de Saint Pètentbourg à Moscou, long de G50 kilomètres, et celui de Varsovie àCracovie, long de 400 kilomètres, ont été les seuls entièrement établis sous son règne. Le chemin de Saint-Pétorsbourg à Varsovie a élt' 4:onnnencé. C'est à son successeur Alexandre II qu'appartiendra l'honneur de compléter le réseau des chemins russes.
Nous ne doutons pas que, secondé par son ministre des travaux publics, lo général ïscheffkine, homme éclairé et laborieux, qui depuis longtemps a fait de l'industrie des chemins en Anglelerro. on France ci en Alleniagm», une étude spéciale, il obtienne un plein succès.
' ICxlniit tic rou^raffc de M. I,oIk-1.