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BiUoai des iroies. — I/erfort qu'il faut exercer pour remorquer un véhicule sur une route est d'autant moindre que la surbce sur laquelle se meuvent les roues est plus dure et plus unie.
Les Romains attachaient une grande importance à la conslruction de la chaussée de leurs routes. Us la composaient de matériaux fl résistants et lui donnaient une épaisseur telle, que Ton trouve encore fréquemment des portions de routes dans un état parfait de conservation. La partie extérieure de ces chaussées sur laquelle s'opérait le roulement se composait en général de blocs de pierre d'assez forte dimension assemblés avec soin.
Dans les temps modernes, on a dû renoncer à un mode de construction si dispendieux; aussi a-t-on composé les chaussées de matériaux de plus faible dimension, mais qui, par cela même, offraient au roulage une surface moins unie.
Le roulage sur ces nouvelles routes étant devenu beaucoup plus diflicile que sur les anciennes routes romaines, on imagina d'abord de faire porter les roues sur deux files parallèles de pierres dures et bien dressées, tandis que les chevaux marchaient dans l'espace compris entre ces bandes de pierres; puis, voulant augmenter encore la dureté du chemin, on fut conduit à les remplacer par des plaques ou des bandes de fonte ou de fer.
Telle a été l'origine des chemins de fer ou chemins garnis de fdes fHirallèles de bandes de fer ou de fonte fixées solidement au terrain.
Les chemins de fer sont souvent désignés sous le nom de rail-
watjs. Ce mot, emprunte à la langue anglaise, est formé de deux autres : iDay, chemin, et rail^ bande. Ainsi railway ne signifie pas seulement un chemin de fer, mais un chemin composé de files parallèles do bandes de matière quelconque, un chemin composé, par exemple, de bandes parallèles de pierre, comme il en existe encore à Milan et à Londres, ou bien un chemin composé de bandes de bois, comme on en voit aux États-Unis et dans beaucoup de mines en Prusse. Les bandes qui constituent le chemin s'appellent alors des rails.
Les railways sont à bandes
saillantes {edge-rmls), lorsque
les bandes de fer ne portent
aucun rebord pour maintenir
le chariot sur la voie; c'est
Kip. i. - Rails i bamies «aillantes. alors sur Ics roucs que 88 trouvent les bourrelets ou saillies qui empêchent la roue de dévier, comme figure 1 .
Ils sont à bandes plates (plate rails\, quand les bandea sont garnies d'un rebord, ce qui permet d'employer pour les voitures les roues ordinaires. (Fig. 2.)
Les chemins à bandes saillantes
sont aujourd'hui généralement préfé-
viç, S. - Rails à i)aiKie> plates. y^s uux chemiiis à bondes plates^ a
cause de la grande facilité avec laquelle on maintient la surface des
rails parfaitement propre.
On trouve cependant encore un grand nombre de chemins à bandes plates dans les mines ou dans le voisinage des grands établissements d'industrie.
Le chemin de fer réduit pour ainsi dire à sa plus simple expression n'est composé que do deux files de bandes de fer. C'est ainsi que l'on peut concevoir le chemin de fer tel qu'on l'a établi dans Torigine pour transporter du charbon ou des produits industriels à de petites distances, sur des chariots qui marchaient une partie de la journée dans un sons avec la mémo vitesse, et qui revenaient ensuite sur le même chemin dans la direction opposée. •