ÉTENDUE DES GARES ET DIMEKSIOMS DE LA VOIE
ÉtcBdne des gare». — Nous avons montré que le choix de l'emplacement d'une gare n'était pas toujours sans influence sur le tracé. L'étude des gares, du moins en ce qui concerne leur emplacement et leur étendue, doit donc avoir lieu en même temps que celle du tracé de la ligne proprement dite.
Il nous reste à présenter quelques considérations à ce sujet.
Déjà nous avons signalé les inconvénients et les avantages des gares communes ; nous avons essayé de faire comprendre que les gares extrêmes doivent être établies à une plus ou moins grande distance du centre des villes, suivant que les terrains sur lesquels le chemin de (er doit être construit dans T intérieur de la ville sont plus ou moins coûteux, suivant la longueur du chemin, la nature du tonnage, etc. Nous avons dit aussi combien il importait d'éloigner les gares de voyageurs ou de marchandises des tranchées ou des souterrains courbes.
Il est rare que, quelque soin qu'ait pris un ingénieur de placer
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une gare à la plus petite distance possible des villes que le chemin de fer dessert, les conseils municipaux de ces villes ne tentent d'obtenir par la voie dos enquêtes des modiCcations dans le tracé ayant pour but de le conduire plus près encore du centre. 11 faut prévoir cette opposition et réunir à Tavance tous les éléments nécessaires pour la combattre ^
Il ne suffit pas qu'une station soit à proximité des quartiers populeux d'une ville, il faut encore que les abords en soient faciles. C'est une des principales conditions à remplir.
Il n'est pas moins utile de donner à la station l'étendue nécessaire aux besoins du service. Cette étendue varie suivant la nature et rimportance de ce service.
L'étendue d'une gare extrême de chemin de kr est ordinairement considérable. Dans les grandes villes, où viennent se croiser des chemins de fer qui traversent le pays d'une extrémité à l'autre et auxquels viendront se souder dans l'avenir une hifinité de branches plus ou moins longues, on ne saurait faire les gares trop vastes.
Personne ne peut prévoir quelle limite atteindra un jour le mouvement toujours croissant des voyageurs et des marchandises, et, si on n*agrandis8ait les gares qu'au fur et à mesure des besoins, on s'exposerait à payer à un prix exorbitant les terrains nécessaires.
Il y a une diaraine d'années, on considérait comme assez spacieuse, pour un service de voyageurs seulement, une gare de deux hectares environ, telle que la gare du chemin de Snint-Germain i Paris, commune au chemin de Versailles, rive droite, et de Paris a Rouen ; mais cette gare, déjà trop exiguë pour ces trois chemins, a dû être considérablement agrandie afin de pouvoir raccorder le chemin de Versailles, rive droite, avec celui de l'Ouest.
Le plan ci-joint indique l'espace occupé par l'ancienne gare et
^ Le chemin de Nancy à Tliionyille, par Mclz, possède deux gares aui abonli de cette ■dernière ville. C'est le seul exemple que nous connaissions d'une Tille ausai pea importante desservie par deux gnres. I^ Compagnie n*en avait projeté qu'une seule. C'est le •conseil municipal de Metz qui, par sa vive opposition, est parvenu i obtenir du conseil des ponts et chaussées l'établissement de la seconde.