‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 2)Chapitre 42 sur 239 · CHEMIN DE LYON A AVIGNON · texte numérisé non relu

CHEMIN DE LYON A AVIGNON

;)lors cette roule pour traverser la plaine ù rextrémité de laquelle il rencontre de nouveau, près de l'auberge de la Mule blanche, la route impériale, sous laquelle il passe, et se dirige ensuite à peu près en ligne droite vers le plateau de la roclie de Glun, jusqu'à la rivière de risère, qu'il traverse immédiatement en aval du pont de la route impériale.

Au delà de l'Isère, le tracé se prolonge presque en ligne droite, et parallèlement à la route, vers la ville de Valence, traverse en ren^blai le faubourg du Nord, et en souterrain le polygone et la promenade du Cagnnrd, et débouche au sud de la ville jusqu'auprès de Livron, où il est établi sur de longs alignements au-dessous de la route impériale jusqu'à la Drôme, qu'il traverse à i ,i()0 mètres en aval du pont de ladite route. De la Drôme, le tracé se replie en se rapprochant du Rhône pour venir contourner un coteau, sillonner la plaine de Mirmande, et passer au-dessous du Logis-Neuf, de la (loncourde, de Laine et de Derbières, dans Tespace resserré compris entre la route impériale et le fleuve. Il coupe ensuite en ligne droite la plaine de Montélimart, franchit la rivière torrentielle du Roubion^ à environ 800 mètres en aval du pont de la route, et, après s'être développé dans la plaine, contourne le coteau de Chàteauneuf, pour venir côlôyer le Rhône, au-devant des rochers de )lahnouclie, jusqu'à la prise d'eau du canal de Pierrclatte, où il :<i'établit derrière le mur intérieur de ce canal et sur un mur de soutènement de 3,000 mèlres de longueur, jusqu'au robinet do Douzères.

Depuis le robinet de Douzèrcs jusqu'à Mondragon, le tracé est ('•tabli d'abord à droite, puis à gauche de la route impériale, sur de beaux alignements, se rapprochant de Pierrelatte et de la Palud ; arrivé à Mondragon, il contourne ce village en traversant deux fois la route, puis se développe le long des coteaux qui bordent la route jusqu'à Mornas et Piolenc, arrive dans Mornas en tranchée profonde au pied des grands rochers qui dominent le village, rencontre Piolenc, coupe le seuil de Beauchcne et la vallée d'Aygues, et vient ilcsservir à Test la ville d'Orange.

De là il se rend, par de grands alignements, vers la vallée do rOurèze, en coupant le faîte de Pécoulette, et la descend jusqu'à

Sorgues, en touchant les riches villages de Courthejon et de Bédarrides. De Sorgues, il gagne le hameau du Pontet, laisse la roule a gauche, et, franchissant en remblai la plaine submersible d'Avignon, le long du Rhône, il contourne les remparts de cette ville k lest et au midi, et vient enGn se rattacher à roriginc du chemin de fer d'Avignon à Marseille.

Le développement total de ce chemin, depuis sa sortie de Lyon jusqu'à Avignon, est de 251 kilomètres.

Le maximum des rampes et des pentes est de 5 millimètres, et encore n'en trouve-tron d'aussi fortes que sur une longueur de 600 mètres, et de 4 millimètres sur une longueur de 575 mètres. Sur 18G kilomètres, la pente ne dépasse pas 3 millimètres; le reste du chemin est divisé en 84 paliers formant ensemble une longueur de 4i kilomètres.

Trois courbes, une de HOO mètres de rayon et de 800 mètres de longueur, une seconde de 520 mètres de rayon et de 600 mètres de longueur, et une troisième de 600 mètres de rayon et de 859 mètres de longueur, sont placées à l'entrée de stations principales. Deux courbes ont 650 mètres de rayon, et toutes les autres au delà de 700 mètres.

Le cube total des terrassements est de 6,600,000 mètres cubes^ soit, par kilomètre, environ 2i),000 mètres cubes.

On ne trouve, sur ce chemin, aucune tranchée d'une grande importance. La plus considérable ne cube que 210,000 mètres.

La ligne comprend 7)6 gares ou stations. La gare la plus impor* tante est celle de la Guillotière, destinée spécialement au service des marchandises.

Les stations les plus considérables sont, en suivant leur ordre d'importance, celles d'Avignon, Valence, Vienne, Montélimart^ Orange et Tain. L'exécution de ce chemin, livré depuis peu à l'exploitation sur la totalité de son parcours, fait honneur en même temps à M. Thirion, ingénieur en chef, à M. Paulin Talabot, directeur, et à MM. Parent, Shaken, Peto, Brassey et compagnie, en- (repreneurs.

caienin d'Avii^iioii à Riariietiic. — Les débats, quant au choik de la direction générale de ce chemin par Tarascon et Arles, n'ont

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