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CHEMIN DE MULHOUSE

Une partie assez considérable des tranchées sont dans l'argile ou dans des terrains de roche fort dure.

Parmi ces tranchées, on distingue celles de Maurevert, Chalmaison, Chamarande, Jessains, etc.

Comme souterrain, nous citerons ceux de Culmont, long de 1,320 mètres, Torcenay, Grattery, Genevreuille et la Challière.

Ce dernier est un. des plus importants : il a 1 ,100 mètres de longueur.

On trouve sur le chemm de Mulhouse le plus bel ouvrage d'art qui ait été exécuté en France sur un chemin de fer, le grand pont de Nogent-sur-Marne et les viaducs aux abords. Nous décrirons plus loin cet ouvrage remarquable, dont les projets ont été rédigés par MM. Vuigner, ingénieur en chef; Collet Meygret, ingénieur principal, et Pluyette, ingénieur ordinaire, et qui a été exécuté, sous la direction immédiate de M. Pluyette, par M. Duplaquet, chef du service des entrepreneurs MM. Parent et Shacken. Outre ces viaducs, on en rencontre quelques autres qui ne sont pas moins dignes d'intérêt. Tels le viaduc de la Voulzie, près Provins; celui de Cliaumont, et le viaduc de la Largue, entre Belfort et Mulhouse. Les fondations du viaduc de la Voulzie, s'enfonçant de 15 mètres dans la tourbe, ont présenté d'immenses difficultés qui ont été surmontées, avec autant de talent que de bonheur, par M. l'ingénieur Siben, sous la direction de MM. Yuigncr et Collet Meygret. Ce viaduc est remarquable aussi par la légèreté de ses arches et par Téconomie apportée dans chacun des détails de la construction. Le viaduc de Chaumont, long de 600 mètres et haut de T)0 mètres au maximum, cube près de 60,0(0 mètres. Ce magnifique travail, qui fait le plus grand honneur à M. l'ingénieur en chef Zeiller, et à M. l'ingénieur ordinaire Decomble, a été construit en moins d'une année. Le mérite de l'exécution est partagé par les ingénieurs avec le chef de service" de l'entrepreneur M. Gourdm.

IiC viaduc de la Largue, moins important que les précédents, est entièrement en briques, et réunit une grande solidité à une grande élégance. Ce n'est que justice de nommer Tingénieur ordinaire, M. Daigremont; l'ingénieur principal, M. Flcur-Saint-Denis, et l'ingénieur en chef, M. Vuigner.

170 THACÊ DES CUEMINS DE FER.

Nous publierons, dans le Portefeuille de Vhiginieur^ les plans, coupes et clcvalion de ces diiïérents viaducs, et décrirons rorganisation des chantiers établis pour la construction du pont de Nogent et du viaduc de Chaumont.

lia plupart des stations du chemin de Mulhouse sont remarquables par leur bonne disposition et par leur élégance. Elles sont l'œuvre de M. Bellnngcr, architecte de la compagnie.

Chemlii de Parte A Salai-€ieniialii et de Paris * AatcvA. — Le

chemin de fer de Saint-Germain, conslniit par MM. Lamé, Qapeyron et Stéphane Mony, à une époque où les machines locomotives étaient loin d'avoir atteint leur état de perfection actuel, a été établi à grands frais avec des pentes qui ne dépassent pas i millimètre, et des courbes dont le rayon ne descend pas au-dessous de 2,000 mètres.

Les courbes étant de niveau tandis que les alignements ont 1 millimètre de pente, les ingénieurs avaient calculé que l'efTort de traction nécessaire pour gravir les pentes en ligne droite était égal i celui qu'exigeait le parcours des courbes de !2,MX) mètres de rajon et de niveau, en sorte que l'effort des locomotives serait le même sur des rampes ou dans les parties de niveau.

On aurait évité de grandes dépenses de construction sans augmenter sensiblement les frais d'exploitation en admettant des pentes plus fortes et en réduisant le rayon des courbes.

Le chemin de fer de Saint-Germain devait, dans Torigine. s'étendre jusqu'à la Madeleine. On a sagement renoncé à ce projet, et la gare d'arrivée s'est trouvée définitivement placée rue Saint- Lazare, où elle dessert en même temps les chemins de Versailles (rive droite), d'Auteuil, de Rouen et de l'Ouest.

En revanche, le raiiway, riui, pendant longtemps, s'est arrêté au Pecq, au l'as de la colline do Saint-Germain, a été prolongé jusqu'à l'entrée de la forêt au moyen d'un plan, incline que l'on remonte à l'aide du syslème ahnosphérique.

Les travaux de ce plan incliné ont été étudiés et conduits avec une rare habileté par M. Eugène Flachat, ingénieur civil, l'un des auteurs du projet primitif du chemin de Sainl-Germain . ?îous aulons l'occasion de les décrire plus loin, en traitant de ce nouveau SNslomc de locomotion.

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