CHEMIN DE MALINES A COLOGNE
de la Vesdre parmi les clieinius à pente moyenne. Mais nous nous sommes décide à considérer Tensemble de la ligne de l'Est, par ce motif que la première section, do Malines n Ans, est pnrTaitement propre à donner une idée des autres chemins belges. Elle se trouve en effet dans les conditions coniinunes, mais ce n'est pas sans quel- <|uc diriicuUé qu*on a pu Ty soumettre. Cependant elle présentait par elle môme trop peu d'intérêt pour nous occuper spécialement, et nous n'aurions eu d'ailleurs nulle autre part occasion d'en parier.
Les plans inclinés d'Ans à Liège, des détails desquels nous nous occuperons plus tard, trouveront ici naturellement leur place au point de vue du tracé. .
Enfin, nos lignes de démarcation étant ainsi enfreintes une première fois, nous n'avons plus vu d'obstacle à décrire ainsi comme complément le chemin rhénan, qui fait suite, sur le territoire prussien, à la ligne belge de l'Est, et qui présente quelques particularités remarquables.
De Malines à Wespelair, on descend quelque temps, mais de 1 mètre seulement, puis on s'élève vers Ans d'une manière continue jusqu'à une légère contre-pente que Ton rencontre avant Tirlemont.
On passe ainsi à Louvain, à Tirlemont, à Landen, à Warremens, et l'on arrive à Ans, c'est-à-dire à 86 mètres environ au-dessus du point de départ.
A mesure qu'on s'éloigne de Malines, les accidents de terrain se multiplient et deviennent plus considérables ; aussi le chemin de fer est-il presque continuellement tracé en courbe. Entre Malines et Louvain, sur une longueur de 25,000 mètres, on trouve encore deux grands alignements, l'un de 10,000 mètres environ, l'autre de 4,000 mètres. Mais, entre Louvain et Waremme, sur une longueur de 42,840 mètres, les courbes se succèdent presque sans discontinuité, sauf deux alignements de près de 3,000 mètres. De Waremme à Ans, distants l'un de l'autre de 19,670 mètres, le railway, se maintenant sur le plateau supérieur de la chaîne qui sépare la Meuse de l'Escaut, ne présente au contraire que deux courbes et trois alignements de 3 à 10 kilomètres.
Quoique celle scclion ait dû traverser un pays déjà plus accidenlc que n*cn rencontrent les autres lignes, elle s'est pourtant tenue, comme nous le disions plus haut, à peu près dans les conditions générales.
Une seule pente présente le chiiïre de 0,0042; une seule courbe a son rayon au-dessous de 1,000 mètres; c'est celle qui se trouve à la sortie de la station de Malines, et qui n*a que oOO mètres de rayon sur 426 mètres de développement.
Le plateau qui se termine au village d'Ans, situé à 4,000 mètres de la Meuse, et qui forme en quelque sorte un des fiiubourgs de la ville de Liège, est élevé de 118 mètres au-dessus du lit de la Meuse, et pourtant la slalion, qui est à son extrémité orientale, n'est éloignée du fleuve que de 4 kilomètres. *
Une différence de niveau si considérable ne pouvait être Trancliie dans un aussi court espace sans qu'on fût obligé de sortir des conditions de pente et de courbure qu'on s'était imposées; toutefois des études multipliées furent d'abord faites dans plusieurs directions pour s'assurer s'il n'était pas possible de descendre vers la Meuse par un tracé développé de manière à ne pas dépasser une pente de 5 millimètres.
L'examen des divers tracés qui furent présentes et qui comprenaient des remblais de 17, 20, 24, 29 mètres de hauteur, des fiaducs au-dessus du chemin, hauts de 42, 50 et 77 mètres, fit renoncer a ce projet, et adopter déHnitivement la descente au moyen de plans inclinés desservis par des machines fixes.
Ln dénivellation totale est rachetée par deux plans inclinés en ligne droite de 1,980 mètres de longueur, réunis par une couiiie horizontale de 5*)0 mètres de rayon, de sorte que chacun d*eux est précédé et suivi d*un palier. Leur pente maxima est de 0*,03, mais le passage de l'horizontale à cette inclinaison extrême a lieu insensiblement au moyen de pentes intermédiaires, de la maiûère suivante :