CHEMIN DE DARLINGTON A STQCKTON
couches se relèvent de telle sorte, qu on peut les exploiter près de leur affleurement a une distance du sol beaucoup moins considérable. Le charbon est de moins bonne qualité qu'auprès de Hetton, mais il coûte moins cher. C est pour ouvrir un débouché à ces mines placées dans la partie méridionale du comté de Durham, que l'on a construit le chemin de Darlinglon à Stocklon. Ce chemin, malgré le nom qu'il porte, commence à 19 kilomètres environ au uord-ouest de Darlington, mais il passe à une petite dislance de Darlington, et près de Stockton il se subdivise en deux branches. Tune qui aboutit au port de Stockton, l'autre à celui de Middlesborongh.
Sa longueur totale est de 40 kilomètres ; l'embranchement de Hiddlesborough a 6 kilomètres i jî de longueur.
On remarque dans le voisinage des mines, qualrc plans inclinés adossés deux à deux. Les deux premieis servent à franchir la colline d'Étherley, qui sépare la rivière Wear de la rivière Gaundles, l'une de ses branches ; les deux autres sont établis sur le montant de Brussellon.
Des machines fixes, placées au sommet des deux collines, remontent les viraggons.
Du monticule d'Étherley au moniicule de Brussellon , dans la vallée qui les sépare, comme la distance est fort courte, le transport s'opère au moyen de chevaux; du pied du plan de Brussellon jusqu'au port de Middlesboroug, la pente descendant toujours vers la mer est très-variée, mais elle ne dépasse pas 9G millièmes. Les circuits n'ont quelquefois que ^00 à 500 mètres de rayon.
Le transport s'effectue aujourd'hui, sur celte partie de la ligne, exclusivement avec des machines locomotives.
Lors de rétablissement du chemin de 1er de Darlington, en 1822, on était loin de compter sur l'activité des relations auxquelles celte nouvelle voie de communication a donné naissance ; aussi se bornat-on à poser une seule voie. On ne s'inquiéta guère de rendre les pentes uniformes et d'adoucir les circuits, et on fit usage presque exclusivement de chevaux pour les transports sur les parties dont la pente n'atteignait pas 1 centième. En 1828, M. le chevalier Masclet n'indiquait dans un mémoire, publié par le Journal du Génie
civil, que deux machines locomotives employées sur le chemin de Darlingion. Lorsque, un peu plus tard, MM. Dechen et d*OEîn* hausen, ofliciers des mines de Prusse, visitèrent le mémo chemin, la Compagnie i)Ossédait six machines. En 1833, nous en avons compte vingt-trois.
La circulation sur ce chemin continuant à augmenter, on a, depuis quelques années, percé deux souterrains afin de supprimer les plans inclinés, et Ton eflectuc le transport des mines jusqu'au port nu moyen de locomotives.
diemiii de cromCiird * Peakforvst. — Ce chemin dc fcr est Tun des moins connus et des plus originaux de T Angleterre ; il a été établi au milieu d*une des parties les plus montueuses de ce pays, et passe sur la cime la plus élevée du Uerbyshire.
On s'élève jusqu'au point culminant, d*un côté comftie de l'autre, par une série dc plans inclinés dont l'inclinaison atteint quelquefois 11 centimètres.
Une partie, qui est à peu près de niveau sur environ 20,110 mètres de longueur, est parcourue par des chevaux. Le chemin est alors tracé sur le revers de la montagne, et en suit toutes les sinuosités en faisant des circuits dc 2<)0 mètres de rayon ; les waggons, pour tourner facilement dans les circuits, ont un essieu pour chaque roue.
Sur les |)lnns inclinés du chemin de Cromford, on ne se sert pas de cordes, comme sur In plupart des autres chemins de fer; on i préféré par raison d'économie l'usage des chaînes; et, comme il leur arrive souvent de se rompre, les accidents sont fréquents.
C'est ce qui a déterminé l'autorité à défendre le transport des voyageurs sur cette ligne; quelques-uns cependant montent, au risque de leur vie, sur les Avoggons de marchandises.
(]e raihvny n'a coûté (|ue 100,000 fr. par kilomètre. Destiné principalement au transport des mai^chandises de Manchester vers Nottingliam, ou dans la direction contraire, il est de moitié moins long que la voie navigable. Cependant le tonnage y est presc^ue nul, et lt»s actions ont perdu toute leur valeur.
Aaciens chciiilnH de Maint- ËtleBBe * JkWÊdreaÊcmK et * ■••iMe.
— Trois chemins dc fer partent de Saint-Etienne et ont été établis