CHEMIN DB VIENNE A TRIESTE. S
23 millimètres sur 5,400 mètres de long; mais aussi la hauteur totale i racheter est beaucoup plus grande au Sœmmering, le tracé est bien plus tourmente en plan, et la puissance qu'on voulait obtenir des locomotives bien plus considérable. Il y avait là un ensemble de conditions difiiciles à concilier et de nature à entraîner des modiGcations plus ou moins profondes dans quelques-unes des disporitioris essentielles des machines*.
Le prolongement de la grande ligne de Vienne à Trieste présentait au delà de Gratz des difficultés qu'on a réussi à vaincre, dit M. Couche, comme on l'espérait, avec un tracé bien plus Favorable qu'au Sœmmering. Les rampes ne dépassent pas 16"'"',5. •
IjBS conditions sont plus satisfaisantes encore pour le difficile accès de la ville de Trieste. Les rami)es n'excèdent pas 12 millimètres. Le chemin part du nouveau lazaret; l'emplacement de In gare, parfaitement situé d'ailleurs, est conquis à grands frais, d'un côté sur la montagne, et de Tautre sur la mer par les remblais. La ligne suit la côte, passe à Boutorelles, Santa-Croce, et arrive à Ncbresina, où doit se détacher la ligne de Trieste à Venise. Cette section, de 15^,8, dont les travaux sont poussés avec une très-grande activité, rachète une hauteur de 122^,30, dont 418",80 sur 1GS7. Les courbes sont très-mullipliécs; leur nombre s'élève à soixante-six, et leur dévelop|)ement à 6^,2, c'csl-à-dirc aux deux cin(|uièmcs de \n longueur de la section; mais trois seulement de ces courbes atteignent la limite de 291 mètres, et toutes les autres ont des rayons beaucoup plus grands.
Le tracé primitivement adopté de Nebresina h Venise est remis en question, malgré l'importance attachée par le gouvernement au prompt achèvement de cette ligne.
Nous avons indiqué page 116 les causes qui ont fait écarter ce tracé.
Les courbes ont en général 2S5 mètres de rayon; on en trouve une au passage de Sœmmering, qui n'a que 190 mètres.
^'On arail adopti*, en I84i, un projet qui limitait les inclinoisons k 0,01975 sor ks ' versant nord * cl k 0,01998 sur le versant sud. Le tracé amendé est plus court de 2 kilo:iiètres environ ; il a surtout notablement simplifié les travaux d'établissement.
* IfQtice iur \eê ekemfm de fer alleamndn en 18U, par M. Baiimgarteo.
Le service se fait uniquement avec le matériel américain propre au service des chemins à petites courbes, et avec un matériel spécial que nous décrirons.
M. Lechatelier pense qu*on aurait pu, en exécutant un tunnel, réduire les pentes pour les passages du Sœmmering à 10 millimétrés par mètre, et qu'on a sacrifié, sans moti& bien décisib, les intérêts de l'exploitation à l'économie des frais de premier établissement.
11 fait une observation semblable pour le chemin de Stuttgard à Ulm, où Ton aurait pu réduire de 22 à 10 millièmes la pente d'un plan incliné.
Le chemin de Sœmmering se trouvera prochainement en concurrence avec le chemin François-Joseph prolongé, qui, partant de Caniza, rejoindra Trieste s^ns avoir à franchir le faite éle^é, de sorte que Vienne se trouvera en communication avec Trieste par un chemin d'à peu près même longueur que celui de Sœmmering, mais beaucoup plus économique au point de vue de l'exploitation aussi bien qu*à celui de la construction.
Chenriaui Muso-lMiTarols i mmtHÈom de Nevcaauurkt A MmM^Ltmthmm
gaat^ — De Nuremberg jusqu'au* Neuenmarkt, c'eat-à-dirc jusqu'au pied du Ficlitelgebirge, montagne qui sépare lea bassins du Main et de la Saale (un des affluents de l'Elbe), ce chemin ne présente, sauf des rampes très-courtes, que des inclinaisons de 5 millimètres au plus, et, à l'exception des stations, que des courbes de 292 mètres de rayon au moins.
Mais le terrain présente, à partir de Neuenmarkt jusqu'à la fronliùre saxonne, des difficultés telles, qu'on crut devoir s'arrêter d'abord à l'idée d'un chemin desservi par des chevaux. On ne tarda « p:is toutefois à reconnaître que cette solution modeste ne répondait nullement, même d'après les évaluations les plus modérées, aux exigences du trafic ; d'ailleurs, on n'eût pas évité, même à ce prix, dos travaux très-coûteux et hors de proportion avec le résultat obtenu. On se décida donc à étudier le tracé au point de vue de l'ap- |)licalion du matériel américain. \
* Elirait de la 2* livraison de 1852 des Awiâles de$ mmeif mémoire de M. Couche