‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 2)Chapitre 65 sur 239 · CUMIN DU SUD-EST · texte numérisé non relu

CUMIN DU SUD-EST

I^a construction de ce réseau a commencé en 1855, sous les ordres de M. Etzel, comme directeur général des travaux, et de H. Hartman, comme ingénieur en chef. Notre carte indique les por- UoDs livrées à Texploitalion.

Entre Winterthur et Saint-Gall, sauf le passage de petites vallées secondaires qui produisent des contre-pentes, la ligne est toujours en rampe dont rinclinaison varie entre 0 et 10 pour 100. Ces deux points, éloignés de 58 kilomètres, sont séparés par une diflerence de niveau de 240 mètres, ce qui donnerait une pente moyenne de 0^,0184; mais les paliers et les approches des stations on fait porter les pentes à 20 pour 100.

Les tranchées et remblais, qui, sur ce chemin, atteignent IS^^^^O et même 50 mètres d'élévation, ont subi des tassements considérables. Des portions se sont éboulées, et la présence de sources sous le remblai, ou dans le remblai même, ont, sur certains points, occasionné de grands éboulements.

Le tracé des autres portions du chemin de fer du Sud-Est n'est pas encore arrêté. Le passage des Alpes parait devoir présenter de très-grandes difficultés.

On rencontre, sur le chemin du Sud-Est, plusieurs traversées de vallées très-remarquables par la hardiesse de leur conception. Nous citerons entre autres les ponts de la Goldach, de la Sitter, de la GlattetdelaThur.

Le pont-viaduc de la Goldach est établi sur une pente de 20 millimètres et une courbe de 560 mètres de rayon. 11 se compose de cinq arches en maçonnerie en plein cintre ayant chacune 15'°,50 d'ouverture.

La distance entre les culées est de 78 mètres. La hauteur du rail au-dessus de la vallée est de 26 mètres.

Les trois ponts de la Sitter, de la Glalt et de la Thur, sonl formés de poutres en treillis, supportées par des piliers en fonte reposanl sur des socles en maçonnerie.

Le plus remarquable de ces ouvrages est celui de la Sitter, qui permet au chemin de fer de traverser la vallée à soixante-cinq mètres au-dessus des eaux du ruisseau. 11 se compose de qualre travées en fer ayant ensemble io) mètres d'ouverture; les piles qui

le supportent sont composées de cadres en fonte présentant une hauteur totale de 57 mètres, établis sur un socle en maçonnerie de {^""«SO de hauteur. Le tablier est supporté par deux poutres de IGS'^fSO de longueur et 3"*,60 de hauteur, laissant entre elles un espace libre de 4",W pour le passage de la voie.

ftiriMiB ûu Smrm faidiiiiitrici. — Ce chemin est destiné à relier Neuchâtel à la France par Morteau et Besançon, en passant par les villes de la Chaux-de-Fonds et du Locle, centres des fabriques d'horlogerie dans le canton de Neuchâtel. Il se trouvera dans les conditions d'exploitation les plus difficiles.

Sa longueur totale de Neuchâtel à la frontière française est de 55 kilomètres ; il présente, sur près de 28 kilomètres, des pentes de 25 à 27 millmètres, et encore, pour ne pas dépasser cette pente, le chemin est-il forcé de se déployer sur un coteau escarpé qu'il ne peut quitter pour descendre à Neuchâtel qu'au moyen d'un rebroussement placé dans la petite gare de Chambrelieu.

Le rayon minimum des courbes est de 5D0 mètres. On rencontre sur ce chemin deux grands tunnels : l'un de 5,120 mètres en pente de 25 millimètres sur les deux tiers de sa longueur; l'autre, de I «320 mètres à peu près horizontal.

11 n'y a sur cette ligne aucun autre ouvrage d'art considérable et aucun terrassement important.

Les travaux sont en pleine exécution et se poursuivent avec activité. Ce chemin se raccordera, plus tard, avec le chemin projeté de Gray à Besançon et Morteau. Le chemin étudié de Morteau à Besançon présente quelques travaux considérables ; les pentes n'y dépassent pas 16 millimètres.

Chemia die Turin * Céses ^ — Le chemin de fer de Gènes à Turin, livré à la circulation au commencement de l'année 1854, a été commencé en 1846 par le gouvernement sarde, qui a également construit le chemin d'Alexandrie à Novare, première section du chemin de ter d'Alexandrie au lac Majeur.

Le chemin de fer de Gènes à Turin, le premier qui traverse les Apennins, remplace la route royale, construite depuis trente ans

• Kitraii du JourwA 4et ehemhu lie fer.

Page 1