‹ Traité élémentaire des chemins de fer (volume 3)Chapitre 129 sur 184 · SOUTERRAINS · texte numérisé non relu

SOUTERRAINS

percer un souterrain plus long encore que celui de la Nerthe, il aura 6000 mètres de long.

Les méthodes qui ont été suivies pour le percement de ces souterrains sont celles usitées depuis longtemps.

Constraetloii de la ehanasée* — Après avoir au moyen des travaux de terrassement et des travaux d'art adouci convenablement la pente du terrain sur la ligne que doit suivre le chemin de fer, il convient de ne pas poser encore la voie au fond des tranchées ou sur la crête des remblais et même sur les ponts en maçonnerie. Le sol, généralement terreux, des tranchées ou des remblais, se convertissant en une boue épaisse, cesserait d* offrir une base suffisamment solide, et la voie ne tarderait pas à se déranger, de telle façon qu'il deviendrait impossible de la parcourir à grande vitesse.

La maçonnerie étant, au contraire, trop rigide, le passage des ponts deviendrait fatigant en même temps pour le voyageur et pour le matériel si elle se trouvait en contact immédiat avec la voie.

Il est donc absolument nécessaire d'interposer entre le terrain naturel ou les assises de maçonnerie et la voie en fer une chaussée artificielle, perméable à l'eau , qui soit moins susceptible que le sol naturel de se déformer et moins rigide que la maçonnerie.

On appelle ballast la matière dont se compose cette chaussée ; le sable est le ballast le plus généralement employé.

Dans les tranchées, la chaussée est toujours bordée des deux côtés par des fossés dans lesquels se réunissent les eaux qui coulent le long des talus et celles qui proviennent de la chaussée elle-même.

// est essentiel que la chaussée qvi porte la vote enfer soit toujours aussi sècke*qve possible. Il ne faut donc négliger au^ cun moyen de donner écoulement aux eaux qui pourraient la dét7*uire,

La capacité des fossés doit être proportionnée à la plus

grande quantité d'eau que peuvent y amener les pluies les plus abondantes , et leur profondeur doit être au moins aussi grande que l'épaisseur de la chaussée.

Les longues tranchées sont souvent difficiles à dégorger ; sur le chemin de Versailles (rive gauche) , on vide les fossés de la grande tranchée de Clamart au moyen de puits absorbants creusés de 500 mètres en 500 mètres. Ces puits doivent atteindre une couche absorbante, c*est4-dire une couche qui retienne toutes les eaux qu'on y jette. Ce n'est que dans un petit nombre de terrains, d'une composition analogue à celle des terrains des environs de Paris , que Ton trouve de pareilles couches.

Avant d'établir la chaussée au fond des tranchées, on donne au sol une légère inclinaison partant de l'axe du chemin vers l'emplacement des fossés; sur les remblais, dont le tassement est toujours plus fort vers les bords que sur l'axe , cette opération n'est pas nécessaire.

Le sol étant ainsi préparé , on étend une première couche de ballast sur une épaisseur de 25 à 30 centimètres ; on la pilonne avec des espèces de dames de paveur. Le transport de ce ballast se fait en général dans des wagons de terrassement versant de côté (voy. page 327), et traînés par des chevaux sur une voie de fer provisoire posée directement sur le sol à l'emplacement de Tune des voies définitives. Cette première couche de ballast servant de fondation à lune des voies définitives , la pose peut en être immédiatement commencée.

Cette voie définitive est employée au transport ultérieur du ballast , et l'on peut activer ce transport qui se fait dans des wagons d'ensablement (voy. page 330) au moyen de machines locomotives.

Que l'on se serve de dés, de traverses ou de longuerines comme moyen de fondation pour la voie de fer, il est trèsimportant que ces supports reposent par une large base sur la couche de sable et la touchent par tous leurs points. Nous nous écarterions de notre but si , dans cet ouvrage élémentaire, nous

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